Anecdote III : Born to be treacherous
Je vais jamais la trouver! Cette ville est trop grande! Il doit y en avoir des centaines comme elle! Tout ca pour 20 pièce d'or... Je me suis fait avoir...
C'est sur cette pensée que notre messager arriva a Banghora. Il devait retrouver une "destination" (c'est comme ca que la caste des messagers appelaient les personnes a qui ils devaient remettre les lettres), et lui donner une lettre... Et voila... Messager, quel beau métier, et tout ca pour un solde ridicule. Et dire qu'il y en a qui se plaignent d'être miliciens.
Bref, plus vite j'aurais trouvée c'te conne, plus vite je me casserai d'ici. Allez cherche messager, cherche!
Il était presque midi, mais notre brave messager n'avait pas faim, il se prendrait une bière lorsqu'il l'aurait trouvé. Il commença sa recherche dans les hôtels du coin, et il réalisa cette tâche dans la plus grande discipline : du moins cher au plus cher. Oui il fallait être un minimum organisé pour retrouver une destination, sinon vous pouviez y passer des journées entières!
Aucun des hôtels pour pauvres n'avait constaté la trace de sa destination. Bonne chose, il aurait peut-être un pourboire. Le deuxième hôtel pour riches qu'il traversa fut le bon.
Aux premiers abords, il se demanda si l'hotel appartenait a quelqu'un car il n'y avait personne a la reception. Mais après quelques secondes durant lesquelles il martela la sonette, un nain fit son apparition. "C'est bien ma veine..." maugréa le messager intérieurement.
- "2 pièces d'or la nuit, payable d'avance" annonça le nain, sans même un signe de bienvenue.
- "Bonjour monsieur, je ne souhaite que glaner quelques informations au sujet d'une personne que je recherche".
- "Je ne sais rien, adressez-vous au Guet!" répondit le nain en tournant les talons, manifestement préssé de se replonger dans sa sieste.
- "Si vous ne me répondez pas, vous risquez d'enerver certaines personnes très susceptibles...". Bluff, ce messager connaissait bien son métier, et il était passé expert dans la maitrise du bluff. Il faut dire que ce genre de situation était très fréquente. Le nain se retourna, visiblement très désapointé, mais à l'écoute.
C'est la qu'il apprit qu'un groupe d'aventuriers perturbateurs lui avait apporté toute une série d'ennuis, et il y avait au sein de ce groupe une personne qui correspondait tout a fait a la description de sa destination. Il était sur la bonne voie.
---
Le soir venu, il avait rentrouvé sa destination. Il l'accosta tout près de l'hotel et s'assura dans un premier temps que c'était la bonne destination. Puis il lui remis la lettre et elle la lu a voie haute
- "... vous semblez en grande difficultés pour mener a bien la mission qui vous a été confié, aussi nous avons décidé de venir vous preter main forte. Dites-nous où et quand, et nous serons là".
A cette lecture, le visage de la destination se transforma. Cela ressemblait a un mélange de crainte et d'interrogation.
- "On m'a demandé une réponse" dit le messager en lui tendant un crayon de bois.
La destination resta immobile pendant un long moment, ne sachant quoi écrire. Manifestement la destination était perturbée par ce message.
Au bout d'un moment, elle fini par écrire au dos de la lettre et rendit le tout au messager en partant, sans dire un mot.
Merde alors! Et mon pourboire!!
Finalement le messager ne prit pas de bière, il s'en alla et quitta la ville. L'air frais de la campagne le calmerais bien plus qu'une pinte de bière chaude au milieu de dizaines de poivreaux.
Je vais jamais la trouver! Cette ville est trop grande! Il doit y en avoir des centaines comme elle! Tout ca pour 20 pièce d'or... Je me suis fait avoir...
C'est sur cette pensée que notre messager arriva a Banghora. Il devait retrouver une "destination" (c'est comme ca que la caste des messagers appelaient les personnes a qui ils devaient remettre les lettres), et lui donner une lettre... Et voila... Messager, quel beau métier, et tout ca pour un solde ridicule. Et dire qu'il y en a qui se plaignent d'être miliciens.
Bref, plus vite j'aurais trouvée c'te conne, plus vite je me casserai d'ici. Allez cherche messager, cherche!
Il était presque midi, mais notre brave messager n'avait pas faim, il se prendrait une bière lorsqu'il l'aurait trouvé. Il commença sa recherche dans les hôtels du coin, et il réalisa cette tâche dans la plus grande discipline : du moins cher au plus cher. Oui il fallait être un minimum organisé pour retrouver une destination, sinon vous pouviez y passer des journées entières!
Aucun des hôtels pour pauvres n'avait constaté la trace de sa destination. Bonne chose, il aurait peut-être un pourboire. Le deuxième hôtel pour riches qu'il traversa fut le bon.
Aux premiers abords, il se demanda si l'hotel appartenait a quelqu'un car il n'y avait personne a la reception. Mais après quelques secondes durant lesquelles il martela la sonette, un nain fit son apparition. "C'est bien ma veine..." maugréa le messager intérieurement.
- "2 pièces d'or la nuit, payable d'avance" annonça le nain, sans même un signe de bienvenue.
- "Bonjour monsieur, je ne souhaite que glaner quelques informations au sujet d'une personne que je recherche".
- "Je ne sais rien, adressez-vous au Guet!" répondit le nain en tournant les talons, manifestement préssé de se replonger dans sa sieste.
- "Si vous ne me répondez pas, vous risquez d'enerver certaines personnes très susceptibles...". Bluff, ce messager connaissait bien son métier, et il était passé expert dans la maitrise du bluff. Il faut dire que ce genre de situation était très fréquente. Le nain se retourna, visiblement très désapointé, mais à l'écoute.
C'est la qu'il apprit qu'un groupe d'aventuriers perturbateurs lui avait apporté toute une série d'ennuis, et il y avait au sein de ce groupe une personne qui correspondait tout a fait a la description de sa destination. Il était sur la bonne voie.
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Le soir venu, il avait rentrouvé sa destination. Il l'accosta tout près de l'hotel et s'assura dans un premier temps que c'était la bonne destination. Puis il lui remis la lettre et elle la lu a voie haute
- "... vous semblez en grande difficultés pour mener a bien la mission qui vous a été confié, aussi nous avons décidé de venir vous preter main forte. Dites-nous où et quand, et nous serons là".
A cette lecture, le visage de la destination se transforma. Cela ressemblait a un mélange de crainte et d'interrogation.
- "On m'a demandé une réponse" dit le messager en lui tendant un crayon de bois.
La destination resta immobile pendant un long moment, ne sachant quoi écrire. Manifestement la destination était perturbée par ce message.
Au bout d'un moment, elle fini par écrire au dos de la lettre et rendit le tout au messager en partant, sans dire un mot.
Merde alors! Et mon pourboire!!
Finalement le messager ne prit pas de bière, il s'en alla et quitta la ville. L'air frais de la campagne le calmerais bien plus qu'une pinte de bière chaude au milieu de dizaines de poivreaux.
Quel titre magnifique !
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