Pris de court par la traîtrise de Cyrielle (suivie de son Mea Culpa), les aventuriers ont eu du mal à se débarrasser de moines belliqueux, mais ont trouvé un nouveau compagnon en Lars, joyeux barbare peu porté sur les choses de l'esprit, mais apparemment motivé par les perspectives d'aventure et de découverte du monde. Cependant, la finale se joue seulement quelques heures plus tard, et le représentant du Roi reste introuvable.
Le plus gros problème qui apparaissait à l'horizon trouva rapidement sa fin, et d'une façon fort simple: un membre du Guet (qui apparaissait plus éveillé que les quelques uns avec qui ils avaient déjà été en contacts) vint leur apprendre que le consul avait été retrouvé, errant dans les rues. Ils se précipitèrent à sa rencontre, pour découvrir un demi-elfe toujours aussi hautain et énervé, malgré une tenue quelque peu entaillée et une mine à faire peur. Il avait été laissé libre le matin même de la cave où il était tenu prisonnier, sans cependant avoir pu discerner l'identité de ses ravisseurs.
Après les différentes attaques qu'il avait pu subir, le Dipomate avait décidé de modifier le déroulement de la cérémonie de l'après-midi : au lieu d'amener le coffre de récompense avant le début du match en grande pompe comme c'était la coutume, la chose allait se dérouler de manière plus discrète, à la mi-temps, sous la protection conjointe de la garde et des aventuriers (le Demi-Elfe avait manifestement prit le parti de ne plus faire confiance à personne, et donc de s'entourer le plus possible de factions différentes afin de ne pas se mettre tous ses oeufs dans le même panier). Toute la troupe convint d'être présente, à l'exception de Glanix qui était bien sûr censé être présent sur le terrain. A chacun fut confié un poste de garde et un emploi du temps à respecter : il allait falloir jouer la partie serrée.
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Quand Glanix arriva au stade, il était confiant. Tout s'arrangeait, et cela était bien entendu dû à l'intervention de Saint-Cuthbert, qui remerciait ainsi son fidèle qui faisait régner la loi sur Terre. Plus que quelques heures, et ils auraient dignement récupérer la pierre, et ils pourraient partir la tête haute de cette ville sordide où l'ordre n'était respecté que par des exceptions. Erose et sa petite vie ordonnée lui manquait, et il lui tardait d'aller se défouler sur un quelconque pêcheur. Voire sur un adversaire à la Bourrée. En plus, ils étaient petits, et ne semblaient pas particulièrement vifs. Cela serait de la tarte.
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Elphyr se trouvait encore dans cette banque naine. Il ne voyait pas l'intérêt qu'avait cette race à se terrer sous des gros murs pour protéger l'avoir des autres. Enfin, qui pouvait se targuer de comprendre un nain? Tordek était en train de parler avec un de ses "amis" du comptoir, et essayait tellement manifestement et pitoyablement de retarder son départ de la banque que ça en devenait gênant. Mais personne de louche à l'horizon, et c'était le principal.
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Lars était de mauvaise humeur. Il avait rencontré des guerriers, et pensait se retrouver dans des aventures, des combats et des trucs marrants. Au lieu de cela, il se trouvait à surveiller un petit demi-homme colérique, qui parlait avec des mots compliqués et donnait des ordres à tout le monde. C'était pas comme ça que Lars voyait la vie. Et en plus, il entendait les chants du match de Bourrée qui commençaient à résonner. Il ratait le match pour aider un faible à survivre. Etre civilisé, ça avait vraiment l'air nul.
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Glanix avait déjà tamponné deux des malingres de l'équipe d'en face, et se dirigeait tout droit vers la zone d'en-but avec la balle. ça allait être du gâteau. Au moment même où il avait cette pensée, il se fit percuter sur le côté par un adversaire. Rien de grave, mais tout à coup, le prêtre se senti las, fatigué, et n'arrivait plus à courir. Ni à se motiver.
Il sentait vaguement qu'il aurait du s'énerver, ou trouver étranges voire agaçantes les soudaines broncas de la foule à son encontre. Mais il n'en avait pas la force. Il y avait quelque chose de bizarre là dessous, mais quoi? Et était-ce si important?
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Le cortège du Diplomate se déplaça rapidement dans les rues, de l'hôtel à la Banque puis de la Banque au stade sans qu'il n'y ait de problème majeur. Il y eut quelques bousculades (surtout dûes à l'excès de zêles du guet d'une part, et de Tordek et Lars d'autre part), mais rien de bien méchant, et les officiels arrivèrent dans la tribune présidentielle sans dommage. Sur une musique épique, le Représentant du Roi présenta à la foule la Pierre, récompense traditionnelle du tournoi, et la bourse contenant les 3000 pièces d'Or. La foule, relativement énervée par le non-match qui avait eu lieu, criait et hurlait comme elle était censée le faire.
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Mesdrick Ravals, organisateur du tournoi, était inquiet du déroulement de l'événement clôture. Ce match était destiné à mal finir : s'il avait bien commencé sur plusieurs chocs impressionnants, l'équipe locale avait baissé le pied après quelques contacts, et était maintenant largement menée. Pire que ça, les joueurs semblaient déjà exténués, et ne montraient pas de disposition à effectuer une quelconque rebellion. Et ça, le public n'allait pas l'accepter. Déjà, quelques voix criaient à la corruption ou à la triche. Mesdrick espérait de tout coeur que le retour des vestiaires ramènerait les choses au calme.
Surtout que le représentant du roi était arrivé, étrangement bien escorté : une troupe disparate l'entourait. Un Nain, un barbare et une jeune moinesse, peut être, se tenaient juste derrière lui et le capitaine des gardes, tandis qu'un peu plus loin, un demi-elfe avec un grand arc, et un jeune magicien (il devait être magicien, il avait une robe et un chapeau, c'est en général à ça qu'on les reconnaissait) était aussi aux aguets. Les gardes de Banghora étaient peu efficaces, certes, mais qui aurait bien pu en vouloir à une marionette du pouvoir comme ce demi-elfe? D'étranges rumeurs circulaient en ce moment en ville sur des attaques répétées à l'encontre de l'officiel, et ces mesures drastiques de sécurité étaient là pour les confirmer. Non, tout cela ne disait rien qui vaille à Mesdrick, qui fit une rapide prière à Pélor pour que tout se passe bien.
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Glanix, dans les vestiaires, médita quelques minutes, et réfléchit. Il était en pleine forme ce matin, et il était maintenant fatigué, usé, démotivé comme s'il courait depuis plusieurs jours après un dragon qu'il n'attrapait jamais. Il y avait forcément quelque chose de surnaturel là-dessous, mais il aurait remarqué un éventuel sort.
Soudain, le prêtre eut une inspiration, et lança une prière à son Dieu qui avait pour but de stopper les effets de poison de toutes sortes. Et il se sentit soudain dans une forme resplendissante. La colère monta en lui. Quelqu'un avait enfreint les règles. Que ce soit dans la vie ou dans le sport, s'il y avait une chose qui insupportait à Saint-Cuthbert et à tout membre digne de son ordre, c'était la tricherie.
Il y aurait châtiment, se promit-il.
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Marcus regarda attentivement les équipes qui rentraient sur le terrain, pour surveiller ensuite la tribune de gauche, qui lui était attribuée. Il n'avait pour l'instant vu rien d'anormal, mais il fallait rester à l'affût. "Vigilance constante" lui avait-on souvent répété à l'Université, c'était la seule façon de se préserver des démons, qui sont perpétuellement en train de guetter la moindre faille dans les dispositifs de sécurité de ceux qui utilisent les Arcanes.
Vivement qu'ils s'éloignent de ce sport violent et peu intéressant. Il espèrait juste que leur nouveau compagnon, ce barbare obtu et quasiment infirme intellectuellement se souviendrait de ce qu'ils avaient convenus pour s'emparer de la pierre. Il ne manquerait plus que le seul neurone du guerrier ait fini de fonctionner, et tout leur plan s'écroulerait.
Alors qu'il disait ça, une scène étrange se passa sur le terrain : Glanix, qui avait l'air bien en forme, quoiqu'en disait le public qui l'avait dit éreinté, avait piqué un sprint avec la balle. Mais, lors d'un léger contact avec un chétif adversaire (à peine mieux taillé que Marcus, c'était pour dire), le prêtre s'était retourné, l'air furibond, et courait maintenant après l'adversaire, dans le sens opposé du but adverse. La foule, curieuse, avait arrêté de crier pendant quelques instants, pendant que Glanix récupérait rapidement du terrain sur l'homme affolé qui tentait de s'enfuir.
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Glanix l'avait bien senti : lors d'une contact, une nette griffure qui l'avait picotée. Ce scélérat avait tenté de le ré-empoisonner. Mensonge, Tricheries! Son sang n'avait fait qu'un tour, et il essayait maintenant de rattraper le voleur, le tricheur, le menteur.
Une fois sur lui, il l'attrapa par la gorge et lut dans ses yeux la peur, mais aussi le regard fourbe du traitre qui s'est fait découvrir, ce regard qu'on pouvait lire dans tous les yeux des criminels conscients de leur crime qui voyait avec appréhension s'approcher d'eux la Masse de la Justice. Glanix donna un grand coup au tricheur pour l'assomer, le saisit par la cheville et commença à le trainer en direction de l'arbitre en le hélant, le priant avec insistance de faire une pause dans le jeu, pour qu'il puisse faire état de la traitrise qu'il avait découverte!
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Marcus avait bien vu le problème, l'adversaire avait sans doute triché, et l'esprit relativement borné de Glanix n'avait pu accepter cela. Pour l'aider, Marcus invoqua un sort de Charme-Personne sur l'adversaire (juste avant qu'il ne fut assommé) pour le rendre coopératif. Malheureusement, il semblait que cet arbitre était moins empoté que les précédents, et s'était rendu compte de quelque chose, car il commença à siffler à tue-tête à partir de ce moment.
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Lars ne comprenait pas ce que faisait Glanix, il avait assommé (en enfreignant la Règle des Coups, la plus difficile à accepter chez les Barbares) un adversaire et le trainait maintenant vers l'arbitre. Un coéquipier de l'assommé avait essayé de l'intercepter, mais Glanix l'avait joliment esquivé, et l'agresseur s'était retrouvé face contre terre. Et l'arbitre sifflait maintenant dans tous les sens.
Alors que ces pensées faisaient tranquillement leur chemin à travers le cerveau de Lars, tous ses sens se mirent en éveil, lui criant "Danger". Une seconde lui suffit pour en voir l'objet, il sentait la présence de quelqu'un sur le parapet qui couvrait la tribune, non loin de lui. Un expert, au peu de bruit que faisaient ses déplacements et sa respiration. Sans doute un autre voleur qui voulait leur dérober leur trésor, mais cela n'arriverait pas. Se remémorant le code, Lars cria de toutes ses forces : "Attention, Danger!".
La réaction de ses compagnons ne se fit pas attendre, Tordek tira lourdement le diplomate et en arrière, l'étalant sur Elphyr, tandis que Cyrielle avait bondi sur le Capitaine de la Garde, créant une confusion tout à fait appropriée, qui permit à Lars de s'emparer prestement de la piere qui était dans le coffre.
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Les gardes se rapprochaient, essayant de comprendre ce qu'il se passait, tandis que tout le monde se relevait. Le Capitaine de la garde était outré, et Cyrielle dut se confondre en excuses, mais Lars les interrompit :
" Sur le toit. Quelqu'un.".
Tous les regards se rivèrent sur le parapet, mais il était impossible de voir ce qu'il y avait dessus, et la présence d'un corps étranger était fort peu probable. Mais un garde se rendit compte que la pierre avait disparu! Tout le monde était prêt à en découdre. C'est alors que le Représentant du Roi se pencha vers le Capitaine pour lui murmurer à l'oreille.
" J'ai vu le responsable, c'est le barbare. Il faut maîtriser ces bandits avant qu'ils ne s'enfuient".
Heureusement, Marcus avait l'ouïe fine, et lança sans attendre un sort de Charme-Personne sur le Capitaine de la Garde.
C'est le moment que choisit l'assassin pour sauter du toit.
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L'arbitre voulait expulser Glanix pour usage illégal de la magie. Quand il comprit ceci, le prêtre entra dans une fureur noire. Non seulement le garant de la loi ne voulait pas constater le crime du pêcheur qu'il tenait encore par la cheville, mais il voulait l'expulser sous quelque prétexte aussi faux que fallacieux?
Voyant la colère de Glanix, l'arbitre appela les intendants (les hommes chargés du maintien de l'ordre et de la maîtrise des joueurs trop énervés) sur le terrain. Ce qui eut pour effet de rendre le prêtre complètement fou de colère. Cette ville pervertie n'avait donc aucun relent d'ordre? Les garants de la justice était de mise avec leurs fourbes ennemis et comptaient prétexter de l'autorité de la loi pour le faire perdre? Saint-Cuthbert ne l'autoriserait pas! Il commença à frapper les gens qui tentaient de s'emparer de lui avec l'arme qu'il tenait à la main : son adversaire, tout en déclamant des versets saints pour extérioriser sa colère.
"ET SAINT CUTHBERT VIT LA DEBAUCHE, LE DESORDRE ET LA CORRUPTION, ET GRANDE FUT SA COLERE. IL FIT DESCENDRE DES CIEUX SA MASSE SACREE ET PAR 7 FOIS, LA MORT S'ABATTIT SUR LES PECHEURS, ET PAR 7 FOIS, LES PECHEURS REFUSERENT LA REDEMPTION."
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Le spectacle devenait meilleur pour le public. Entre la confusion dans la tribune présidentielle (les gens qui se jettaient à terre, et le mec qui se tenait sur le toit d'un air de rien) et l'illuminé qui s'énervait tout seul au milieu du terrain, il y avait des choses à voir. Le public était en liesse, criait, hurlait, il ne manquait que d'un rien pour que le terrain ne soit envahi.
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L'assassin se jeta du toi pour poignarder le Diplomate Demi-Elfe, mais c'était sans compter sans les réflexes surnaturels de Cyrielle qui plongea sur lui, et l'empêcha d'un part de toucher l'Officiel, et d'autre part de prendre pied sur la tribune. Ils plongèrent tous deux des quelques mètres les séparant du sol du Stade, se lardant mutuellement de coups.
Voyant cela, Marcus cria :" Vite, c'est le voleur, il faut s'emparer de lui!". Le caputaine, sous le charme du sort, obtempéra, et lança les gardes à proximité vers l'assassin, suivis de Lars, Tordek et Marcus. Elphyr restait tout seul en haut, ayant un peu de mal à suivre le cours de la situation.
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Le combat tourna vite en déroute pour l'attaquant furtif : son attaque surprise avait échouée, et il se retrouvait maintenant attaqué par une moinesse, recevant des flèches du demi-elfe et des sorts en pagaille, et toute une troupe arrivant pour l'encercler. Il n'eut même pas le temps de fuir qu'une flèche lui transperça la gorge.
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Glanix avait soudain pris la fuite vers les vestiaires, quand le bras de son arme improvisée s'était disloqué sous le choc, rendant son utilisation moins pratique. Les intendants reprenaient confiance, et le suivaient de près. Ils s'arrêtèrent cependant brusquement quand Glanix ressortit des vestiaires très vite, une énorme masse d'arme lourde à la main.
"LA JUSTICE SERA FAITE. LE PECHEUR SERA TUE. LA MAIN DU VOLEUR SERA TRANCHER, LES ORGANES DU VIOLEUR SERONT BRULES, ET LEUR MORT SERA EXPOSEE AU PEUPLE AFIN QUE TOUS SACHENT QUE LA VENGEANCE DE SAINT-CUTHBERT EST UNIQUE, EST GRANDE, EST FIN!".
L'intendant de tête n'eut pas le temps de se retourner qu'un grand revers de masse broya sa tête contre le mur. Son suivant se retourna et eut juste le temps de voir le visage du Capitaine de la garde avant de se faire embrocher. Celui-ci était venu aider Glanix, sur conseil de Marcus.
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Le chaos était total, une foule dense commençait à envahir le terrain, tandis que la groupe de compagnons se réunissait. Elphyr allait les rejoindre, puis, mu par une subite impulsion, il retourna au coffre, empocha la bourse pleine de pièces d'Or, décocha un coup de pied au Diplomate Demi-Elfe qui était recroquevillé là, apeuré, et partit rejoindre ses amis. Il fallait bien se faire plaisir de temps en temps.
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Quand ils sortirent du stade en courant, un dur combat avait commencé entre la foule en colère et les gardes de la ville. Marcus lança une toile d'araignée sur l'entrée pour couvrir leur retraite, tandis que Lars s'occupait du premier garde de la porte d'un seul coup d'épée. Son compère se sentit soudain moins courageux et prit la fuite. En face des aventuriers, ils virent tous l'écurie devant laquelle ils passaient quotidiennement sans y faire attention, et eurent tous la même idée.
Quand ils arrivèrent à la porte de la ville au galop, deux grands chevaux portant Elphyr et Marcus d'une part et Lars et Glanix d'autre part, suivis de Tordek et Cyrielle sur des poneys, ils furent arrêtés par des gardes inquiétés par les bruits de lutte provenant de plus haut dans la ville.
"Vite, il faut que vous alliez aider la garde! Le diplomate Demi-Elfe s'est fait attaquer par un sordide complot, et le valeureux Guet lutte pour sa survie! Nous sommes en partance pour la Capitale, en possession d'un message extrêmement urgent pour le Roi, afin de l'avertir du complot, l'urgence est de mise!"
Tous furent étonnés d'entendre Lars dire ces mots. Mais les gardes les absorbèrent comme parole divine, et laissèrent passer les aventuriers tout en s'armant.
" Vous auriez pas à bouffer des fois?" rajouta le barbare.
Un des gardes lança une cuisse de poulet au guerrier qui l'attrapa en plein vol, avant de repartir au galop vers le Sud.
La troupe avait quitté Banghora, en possession de la Pierre, la mission était accomplie.