Après un match de Bourrée endiablé, l'équipe s'en est allée fêter la victoire avec ses nouveaux compagnons dans un bar... Après cette avancée aussi rapide qu'inattendue vers l'accession à l'artefact recherché, il est bien temps de faire relâche!
Chapter XI - Let's Get The Party Started
(Ou "Le GHB, c'est la vie")
Cela faisait maintenant quelques minutes que la compagnie avait pénétrée dans la taverne, et déjà Marcus avait de mauvais pressentiments au sujet de la soirée. L'atmosphère était viciée de fumées, d'odeurs de sueurs et de divers tabacs aussi suspects les uns que les autres, et il était entouré d'une masse beuglante et enivrée d'un sport barbare. Les quelques bières que lui avait fait boire Ferin pesaient maintenant lourdement sur son ventre, et il ne se sentait vraiment pas d'attaque pour tenir. Malheureusement, il ne connaissait pas le chemin de l'auberge, et Tordek, entouré d'athlète qu'il avait l'air d'aduler, ne semblait pas déterminer à lever le camp tout de suite.
Marcus se dirigea donc vers la table où était assis plusieurs de ses compagnons. Ferin avait l'air toujours aussi ivre, et continuait à se noyer dans de l'alcool bon marché, dont l'odeur rance ne promettait rien de bon. Glanix, lui aussi, commençait aussi à être imbibé, et si Marcus n'avait pas une grande expérience dans les débits de boisson, il commençait cependant à observer des signes nets et définissables d'une certaine ivresse chez ses compagnons. Même la sage Cyrielle semblait s'être laissée emporter par l'inconscience collective du moment, et avait plongé ses douces lèvres dans un alcool fort local au nom imprononçable, brassé et alambiqué par les nains, ce qui ne promettait rien de bon, tant cette engeance avait pour habitude de concevoir des produits qui ne convenait qu'à elle, rien de bon pour l'organisme d'une jeune moinesse... Seul Elphyr semblait aspirer à une quelconque dignité, et se tenait silencieusemnt dans l'ombre, arborant un air mystérieux, et ne se servant qu'avec parcimonie dans le verre à moitié plein qu'il tenait à la main.
"Enfin quelqu'un sur qui on peut compter!" se dit Marcus.
Soudain, l'entraîneur de l'équipe que Glanix avait rejoint fit son apparition, et se dirigea tout droit vers la table, en s'arrêtant au passage pour féliciter certains de ses hommes. Il transpirait la vulgarité et se puanteur prenait directement au nez. Il s'assit en face de Glanix, et commença à lui parler des tenants et aboutissants du match. Marcus écouta attentivement, et apprit qu'il restait encore 3 matches pour gagner le trophée. Une rendez-vous fut prit le lendemain pour discusser stratégie, et le coach exprima une fois de plus son contentement quant à la prestation enlevée de Glanix. Comme si un membre de l'équipe (hormis ce facétieux nain aux lubies étranges) tenait en quelque estime l'opinion d'un aussi sordide personnage. Marcus soupira.
Tandis qu'il laissait vaguer ses pensées, et songer à aller méditer un peu dans un endroit plus calme, Marcus entendit une phrase qu'il ne pouvait supporter, prononcé par un badaud rougeaud qui se tenait sur sa droite.
"De toutes façons, les mages, c'est vraiment tous des pédés. Sont obligés de se planquer derrière leur magie pour aller au combat. J'suis sûr que ça s'encule dans tous les sens, sous leurs petites robes!"
"Monsieur, intervint Marcus, je vous prierai de vous excuser immédiatement de ses propos diffâmants, ou sinon je devrai vous faire rendre gorge!"
Ces mots ne ressemblaient pourtant pas à son caractère posé habituel, analysa-t-il dans la seconde qui suivit ces propos, mais sans doute étaient-ce les réminescences de l'alcool que lui avait fait ingérer Ferin, ou les conséquences de sa frustration une soirée dans un telle basse proximité sociale.
Toujours est-il que les effets ne se firent pas attendre, et sitôt ces mots prononcés, l'homme, pris de boisson, essaya d'asséner un lent et lourd coup à Marcus, qui rata bien évidemment sa cible, mais bouscula plusieurs personnes dans la foule. Alors que l'alcoolique proférait divers menaces et insultes concernant l'ascendance de Marus, celui-ci prit les devants sur d'éventuels dommages, et lança une flèche acide sur l'homme qui s'écroula de douleur sur le coup.
Cela jeta un froid sur l'ambiance de la soirée, et plusieurs hommes autour de l'apprenti magicien tirèrent leurs armes d'un regard noir, tandis qu'Elphyr avait déjà tiré son arc et se tenait prêt à protéger son jeune ami. Mais Glanix fut le plus rapide, et interposa sa lourde masse corporelle entre les divers bélligérants.
"Mes amis, ceci n'est qu'un malentendu!".
Ceci n'eut pas trop d'effets, et les hommes armés s'approchaient.
"Et pour tout faire oublier... UNE TOURNEE GENERALE!"
Un cri de liesse retentit dans tout le bar, et un vaste mouvement de foule apparut vers le bar. Les gens qui étaient prêts à en découdre les secondes auparavant rengainèrent leurs armes et se dirigèrent vers le comptoir, exception faite de la victime du sort de Marcus, qui continuait à se tordre de douleur au sol, dans l'indifférence générale.
"Ce sera de ta poche, Marcus", lança Glanix, avant de retourner s'asseoir à sa table.
Elphyr avait gardé une flèche entre ses doigts fins, mais baissait maintenant son arc. L'alerte avait été passagère mais chaude, et on était passé à deux doigts d'un conflit général. La situation n'aurait pas du tout été favorable à son style de combat, et le demi-elfe était content que les choses se soient calmées. La troupe n'avait pas pour l'instant besoin d'une mêlée contre une foule dans un espace confiné, leurs problèmes étant déjà assez nombreux comme ça.
Alors qu'il reprenait sa place dans l'ombre, Elphyr recommença à veiller d'un oeil vigilant sur la foule présente dans le bar. Trop de monde, trop de visages et de gestes brusques, le danger pouvait venir de n'importe où, et cela le mettait mal à l'aise. Autant que l'inconscience de certains de ses camarades, qui ne semblait pas penser au danger potentiel que pouvait représenter cette soirée. Alors qu'il se disait cela, Elphyr vit Cyrielle au loin sortir du débit de boisson en compagnie de deux larges hommes.
"Etrange", se dit le rôdeur, qui se fraya habilement et lestement un chemin à travers la masse alcoolisée pour atteindre une porte. Quand il sortit, il se sentit tout de suite mieux, à la fraicheur de la nuit. La vue des étoiles et du ciel, ainsi que l'étouffement léger des sons de la fête lui permirent de faire un peu le clair dans son esprit, et il resta quelques secondes à profiter de cet instant de relatif partage avec la nature. Quand il reprit ses esprits, il se rendit compte que les deux brutes s'éloignaient, en portant quasiment une Cyrielle inanimée à bras le corps. Elle semblait avoir perdu ses esprits, et Dieu seul savait ce que les malfrats avaient en tête!
"Lâchez ma compagnonne!" cria posément Elphyr en se dirigeant vers eux.
Les deux hommes se retournèrent, et constatant que le demi-elfe était seul, sourirent.
"Retourne t'amuser, sale sous-race, tu veux pas nous mettre en colère."
Ces mots suffirent à Elphyr pour comprendre que l'affrontement était inévitable, et il tira rapidement son épée, bientôt imité par les deux rustres, qui laissèrent choir Cyrielle sur le sol. Le combat s'engagea, et le rôdeur se rendit rapidement compte qu'il ne pouvait gagner ce combat seul. Les deux hommes en face de lui cachaient sous leurs rudes traits et leur masse imposante une vivacité inattendue, et étaient des escrimeurs émérites. Elphyr ne pouvait que ralentir l'échéance, mais ne pourrait lutter longtemps, et surtout pas triompher. C'est quand il arriva à cette conclusion qu'il entendit des gens sortir du bar : c'était Glanix et Marcus qui aidait Ferin à sortir vomir le trop plein d'alcools qu'il avait ingurgité pendant toute la journée (moment inévitable, mais que beaucoup avait pronostiqué pour beaucoup plus tôt dans la soirée). Quand ils virent la situation, ils se lancèrent tout de suite au combat.
Cependant, Elphyr n'aurait pas du détourner son attention pour ceci, car cela eut pour effet de décaler un peu sa garde, ce que ne rata pas un des deux brigands, qui lui planta son épée dans le flanc. Le demi-elfe s'écroula à terre, et son esprit s'embruma. Il vit des bribes de combat : un sort de Marcus frapper une des brutes en pleine tête, Glanix et Tordek (Tordek? Il avait du sortir plus tard) en plein corps à corps, Cyrielle se réveiller et lancer un monumental coup de pied dans les parties génitales d'un de ses agresseurs, ou encore un carreau de l'arbalète de Ferin se figer dans l'épaule d'un de ses ennemis (il avoua plus tard qu'il visait l'autre, mais que sa vision était quelque peu troublée).
Soudain, il sentit un regain drastique de forme et put se relever. Il comprit mieux quand il vit que Glanix avait imposé ses mains sur lui.
"Un jour, je te ferai payer mes soins, et je deviendrai millionnaire", grommelait le prêtre, bougon.
Deux cadavres jonchaient maintenant le sol. Ferin avait renoncé à les dépouiller, titubant trop pour s'approcher sereinement des corps, et une Cyrielle qui avait enfin repris tous ses esprits, lançait de grands coups de pieds dans le corps qui la jouxtait en lançant diverses imprécations dans un langage fleuri.
Tordek, l'oeil mauvais, prit la parole:
"Bon, je pense que nous en avons assez fait pour ce soir. J'avais oublié à quel point les humains tiennent mal l'alcool. Je vous propose d'aller nous reposer dans une auberge naine de qualité qui est toute proche."
Personne ne pouvait vraiment élever d'objections à un tel plan, et toute la troupe se dirigea à l'hôtel, et vécut un reste de nuit sans histoire. Le lendemain serait surement difficile. Au moins pour Ferin.
"Enfin quelqu'un sur qui on peut compter!" se dit Marcus.
Soudain, l'entraîneur de l'équipe que Glanix avait rejoint fit son apparition, et se dirigea tout droit vers la table, en s'arrêtant au passage pour féliciter certains de ses hommes. Il transpirait la vulgarité et se puanteur prenait directement au nez. Il s'assit en face de Glanix, et commença à lui parler des tenants et aboutissants du match. Marcus écouta attentivement, et apprit qu'il restait encore 3 matches pour gagner le trophée. Une rendez-vous fut prit le lendemain pour discusser stratégie, et le coach exprima une fois de plus son contentement quant à la prestation enlevée de Glanix. Comme si un membre de l'équipe (hormis ce facétieux nain aux lubies étranges) tenait en quelque estime l'opinion d'un aussi sordide personnage. Marcus soupira.
Tandis qu'il laissait vaguer ses pensées, et songer à aller méditer un peu dans un endroit plus calme, Marcus entendit une phrase qu'il ne pouvait supporter, prononcé par un badaud rougeaud qui se tenait sur sa droite.
"De toutes façons, les mages, c'est vraiment tous des pédés. Sont obligés de se planquer derrière leur magie pour aller au combat. J'suis sûr que ça s'encule dans tous les sens, sous leurs petites robes!"
"Monsieur, intervint Marcus, je vous prierai de vous excuser immédiatement de ses propos diffâmants, ou sinon je devrai vous faire rendre gorge!"
Ces mots ne ressemblaient pourtant pas à son caractère posé habituel, analysa-t-il dans la seconde qui suivit ces propos, mais sans doute étaient-ce les réminescences de l'alcool que lui avait fait ingérer Ferin, ou les conséquences de sa frustration une soirée dans un telle basse proximité sociale.
Toujours est-il que les effets ne se firent pas attendre, et sitôt ces mots prononcés, l'homme, pris de boisson, essaya d'asséner un lent et lourd coup à Marcus, qui rata bien évidemment sa cible, mais bouscula plusieurs personnes dans la foule. Alors que l'alcoolique proférait divers menaces et insultes concernant l'ascendance de Marus, celui-ci prit les devants sur d'éventuels dommages, et lança une flèche acide sur l'homme qui s'écroula de douleur sur le coup.
Cela jeta un froid sur l'ambiance de la soirée, et plusieurs hommes autour de l'apprenti magicien tirèrent leurs armes d'un regard noir, tandis qu'Elphyr avait déjà tiré son arc et se tenait prêt à protéger son jeune ami. Mais Glanix fut le plus rapide, et interposa sa lourde masse corporelle entre les divers bélligérants.
"Mes amis, ceci n'est qu'un malentendu!".
Ceci n'eut pas trop d'effets, et les hommes armés s'approchaient.
"Et pour tout faire oublier... UNE TOURNEE GENERALE!"
Un cri de liesse retentit dans tout le bar, et un vaste mouvement de foule apparut vers le bar. Les gens qui étaient prêts à en découdre les secondes auparavant rengainèrent leurs armes et se dirigèrent vers le comptoir, exception faite de la victime du sort de Marcus, qui continuait à se tordre de douleur au sol, dans l'indifférence générale.
"Ce sera de ta poche, Marcus", lança Glanix, avant de retourner s'asseoir à sa table.
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Elphyr avait gardé une flèche entre ses doigts fins, mais baissait maintenant son arc. L'alerte avait été passagère mais chaude, et on était passé à deux doigts d'un conflit général. La situation n'aurait pas du tout été favorable à son style de combat, et le demi-elfe était content que les choses se soient calmées. La troupe n'avait pas pour l'instant besoin d'une mêlée contre une foule dans un espace confiné, leurs problèmes étant déjà assez nombreux comme ça.
Alors qu'il reprenait sa place dans l'ombre, Elphyr recommença à veiller d'un oeil vigilant sur la foule présente dans le bar. Trop de monde, trop de visages et de gestes brusques, le danger pouvait venir de n'importe où, et cela le mettait mal à l'aise. Autant que l'inconscience de certains de ses camarades, qui ne semblait pas penser au danger potentiel que pouvait représenter cette soirée. Alors qu'il se disait cela, Elphyr vit Cyrielle au loin sortir du débit de boisson en compagnie de deux larges hommes.
"Etrange", se dit le rôdeur, qui se fraya habilement et lestement un chemin à travers la masse alcoolisée pour atteindre une porte. Quand il sortit, il se sentit tout de suite mieux, à la fraicheur de la nuit. La vue des étoiles et du ciel, ainsi que l'étouffement léger des sons de la fête lui permirent de faire un peu le clair dans son esprit, et il resta quelques secondes à profiter de cet instant de relatif partage avec la nature. Quand il reprit ses esprits, il se rendit compte que les deux brutes s'éloignaient, en portant quasiment une Cyrielle inanimée à bras le corps. Elle semblait avoir perdu ses esprits, et Dieu seul savait ce que les malfrats avaient en tête!
"Lâchez ma compagnonne!" cria posément Elphyr en se dirigeant vers eux.
Les deux hommes se retournèrent, et constatant que le demi-elfe était seul, sourirent.
"Retourne t'amuser, sale sous-race, tu veux pas nous mettre en colère."
Ces mots suffirent à Elphyr pour comprendre que l'affrontement était inévitable, et il tira rapidement son épée, bientôt imité par les deux rustres, qui laissèrent choir Cyrielle sur le sol. Le combat s'engagea, et le rôdeur se rendit rapidement compte qu'il ne pouvait gagner ce combat seul. Les deux hommes en face de lui cachaient sous leurs rudes traits et leur masse imposante une vivacité inattendue, et étaient des escrimeurs émérites. Elphyr ne pouvait que ralentir l'échéance, mais ne pourrait lutter longtemps, et surtout pas triompher. C'est quand il arriva à cette conclusion qu'il entendit des gens sortir du bar : c'était Glanix et Marcus qui aidait Ferin à sortir vomir le trop plein d'alcools qu'il avait ingurgité pendant toute la journée (moment inévitable, mais que beaucoup avait pronostiqué pour beaucoup plus tôt dans la soirée). Quand ils virent la situation, ils se lancèrent tout de suite au combat.
Cependant, Elphyr n'aurait pas du détourner son attention pour ceci, car cela eut pour effet de décaler un peu sa garde, ce que ne rata pas un des deux brigands, qui lui planta son épée dans le flanc. Le demi-elfe s'écroula à terre, et son esprit s'embruma. Il vit des bribes de combat : un sort de Marcus frapper une des brutes en pleine tête, Glanix et Tordek (Tordek? Il avait du sortir plus tard) en plein corps à corps, Cyrielle se réveiller et lancer un monumental coup de pied dans les parties génitales d'un de ses agresseurs, ou encore un carreau de l'arbalète de Ferin se figer dans l'épaule d'un de ses ennemis (il avoua plus tard qu'il visait l'autre, mais que sa vision était quelque peu troublée).
Soudain, il sentit un regain drastique de forme et put se relever. Il comprit mieux quand il vit que Glanix avait imposé ses mains sur lui.
"Un jour, je te ferai payer mes soins, et je deviendrai millionnaire", grommelait le prêtre, bougon.
Deux cadavres jonchaient maintenant le sol. Ferin avait renoncé à les dépouiller, titubant trop pour s'approcher sereinement des corps, et une Cyrielle qui avait enfin repris tous ses esprits, lançait de grands coups de pieds dans le corps qui la jouxtait en lançant diverses imprécations dans un langage fleuri.
Tordek, l'oeil mauvais, prit la parole:
"Bon, je pense que nous en avons assez fait pour ce soir. J'avais oublié à quel point les humains tiennent mal l'alcool. Je vous propose d'aller nous reposer dans une auberge naine de qualité qui est toute proche."
Personne ne pouvait vraiment élever d'objections à un tel plan, et toute la troupe se dirigea à l'hôtel, et vécut un reste de nuit sans histoire. Le lendemain serait surement difficile. Au moins pour Ferin.
Mon Nom n'est cité que 4 fois, mon honneur est bafoué! Cette "chronique" n'est pas Digne d'exister !
RépondreSupprimerMon anus est sain et sauf! (Cyrielle)
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