<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558</id><updated>2011-11-14T23:23:28.161-08:00</updated><category term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés</title><subtitle type='html'>Contes et Légendes épiques et opaques, où l'honneur cède le pas aux échecs critiques</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>24</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-2547713249595920215</id><published>2010-09-01T12:15:00.000-07:00</published><updated>2010-09-11T04:58:18.562-07:00</updated><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Arrivés dans un endroit mystérieux, espèce de refuge sous les flots, les aventuriers se retrouvent à bord d'un navire endomma&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;gé, seuls dans un environnement possiblement hostile. Que peut donc bien leur réserver ce lieu étrange?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XX - Underwater&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;"&gt;(ou "Vive l'eau, qui rend propre et qui rend beau")&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Tordek ne se sentait pas à l'aise&lt;/span&gt;. Déjà, l'eau, pour parler franchement, ce n'était pas vraiment son élément. Alors sentir au dessus de lui des centaines de milliers de verres d'eau, retenus par quoi, de la Magie?, qui n'attendait que le pire moment pour lui tomber sur la gueule, ça le mettait assez mal à l'aise. Qu'on lui donne une montagne, des cailloux, de la roche, et il pourrait étayer tout ça... Mais là, voir uniquement un espèce de dôme transparent au dessus de sa tête, ça le mettait mal à l'aise.&lt;br /&gt;Il avait hâte du coup, de rentrer dans le gros bâtiment. Qui en plus, avait de la gueule. C'était sûr qu'on était loin d'une réalisation naine, on pouvait voir des imperfections que le moindre jeune nain de 30 ans aurait décelé immédiatement, mais quand même, pour une construction humaine, on pouvait dire que la construction était de bonne facture (même si on pouvait supposer que, comme à l'habitude, ces tricheurs d'humains avaient utilisé de la magie pour faire tenir les voutes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc le cœur lourd que Tordek suivit ses compagnons. Jusqu'à arriver près d'une barrique. Et là, le nain reconnut une odeur qu'il aurait pu déceler entre mille parfums : de la bière. Ne faisant ni une ni deux, il ouvrit la barrique, et trouva effectivement une pleine barrique de bière brune. Tiède, mais bonne. Il en prit quelques lampées, et son moral s'en trouva soudainement mieux. Pendant ce temps, les autres s'attardaient sur quelque chose qui trainait par terre. Des corps. Des humains. Morts. Pas de quoi s'inquiéter outre mesure. Cependant, le fait que les cadavres trainaient là apparemment depuis quelques jours, voire semaines, était indicateur que ces lieux étaient habités il n'y a pas si longtemps. Et qu'ils risquaient de l'être encore. Il valait mieux être prudents...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'un pas prudent, l'équipe arriva à la lourde porte, qu'ils arrivèrent à pousser à deux. Ils purent ainsi entrer dans un vaste hall, porté par de massifs piliers. D'une longueur d'environ 30 mètres de long, avec de grands vitraux sur les côtés, servant apparemment pour la ventilation. Sans trop de fioritures. Du bon boulot. Une grand porte leur faisait face, et, sur le côté, une petite porte, qui semblait mener vers des souterrains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant que Tordek ait eu le temps de sortir le moindre commentaire acerbe, Marcus leur annonça que la pierre se trouvait apparemment au sous-sol. Tordek convint que ça l'aurait étonné aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La descente de l'escalier fut assez ardue : l'escalier n'avait pas été très bien entretenu, et les marches étaient glissantes, un léger filet d'eau coulant des conduits d'aération pour se jeter sur les marches, pour dévaler jusqu'en bas. C'est ce qui fit trébucher Glanix, qui emmena tous ces prédécesseurs avec lui dans sa chute, pour atterrir contre la porte du bas dans un capharnaüm de tous les diables.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois l'équipe remise d'aplomb, ils purent continuer leur avancée et ouvrir la porte, et tomber ainsi dans une zone partiellement inondée, jonchée de cadavres deci delà. De petites pièces se tenaient sur les côtés, et des escaliers descendaient vers l'eau, et un couloir qui semblait s'arrêter une dizaine de mètres plus loin. Les corps semblaient avoir subi de violentes morsures. Inquiétant. Tordek angoissait un peu de devoir entrer dans une épaisse couche d'eau, qui lui semblait quasiment aussi haute que lui, et décida d'attendre de voir ce que ses compagnons y trouvaient. Lars et Elphyr partirent en éclaireurs, tandis que les autres s'attelaient à fouiller les corps, et voir ce qu'on pouvait trouver dans les cellules sur les côtés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est à peu près au moment où Lars et Elphyr tombèrent sur une salle glauque, où ils purent trouver une espèce de masse gluante informe, où des espèces d'oeufs semblaient pousser à l'intérieur de cadavres, qu'une soudaine lueur verte sembla soudain émaner de l'oeuf et s'étendre en un instant à toute la pièce pour disparaitre tout aussi rapidement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette lueur rappela à Tordek celle qu'ils avaient vu dans le cimetière Kobold, il y avait un long moment. Avant de se faire attaquer par des morts-vivants...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et c'est au moment où le cadavre qu'il venait de fouiller commença à se remettre sur ses pieds qu'il se rendit compte que la vie n'était qu'un éternel recommencement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-2547713249595920215?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/2547713249595920215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2010/09/la-compagnie-des-bras-casses-part-xx.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/2547713249595920215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/2547713249595920215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2010/09/la-compagnie-des-bras-casses-part-xx.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XX'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-3005109462858969940</id><published>2010-08-18T10:02:00.000-07:00</published><updated>2010-09-01T12:19:10.729-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XIX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Les Aventuriers ont réussi à s'éloigner de leurs précédentes déboires, et doivent maintenant se rapprocher de la Pierre suivante qui semble être située en pleine mer. Malgré le peu d'amour de la grande partie de l'équipe pour les étendues océanes, les coéquipiers n'écoutent que leur courage pour se diriger vers de nouveaux dangers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XIX - Sea men&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(ou "Sombres Héros de la mer")&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;La découverte du voyage marin, qu'aucun de nos aventuriers n'avait jamais pratiqué, fut peu réjouissante. Le départ, juste après l'aube, pour profiter de la marée, semblait pour certains se tenir à une heure incongrue. De plus, un petit crachin semblait imbiber la moindre parcelle de tissu en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire "Attaque sournoise". Tordek avait un mal de crâne qu'il imputait à la piètre qualité de l'eau de vie locale qu'il avait ingurgité en quantités "raisonnables pour un nain", Lars voulait dormir, et pour couronner le tout, Glanix, pour masquer son inconfort à quitter la terre ferme, chantait à tue-tête des cantiques. L'humeur n'était donc pas au beau fixe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;La traversée commença sans histoire. Le bateau était un raffiot pourri, dont les planches grinçaient à chaque pas, et dont on se demandait comment il faisait pour flotter. L'équipage du bateau était constitué de trois personnes: Le capitaine Kaléstim, seul maitre à bord, se contentant de donner des ordres, et de prêter main forte quand c'était absolument nécessaire. De par la présence de toute la troupe, il considéra naturellement qu'il était hors de question qu'il aide à quoi que ce soit, préférant distribuer les tâches ingrates à ses hôtes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Son second, La Tortue, était un vieil homme, usé par les années sur la mer, qui lui avait donné un corps bien abîmé, mais surtout l'avait convaincu de détester son prochain quel qu'il soit. Ses seules paroles envers les aventuriers furent des insultes, des menaces et des malédictions, et il faisait bien attention de ne surtout pas s'approcher de Cyrielle, qui représentait pour lui une aberration (avait-on déjà vu une femme sur un bateau digne de ce nom?).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Enfin, le cuisinier et homme à tout faire était un homme d'une forte corpulence, surnommé Gros Loup, affable, et aimant la bonne chair. Il se lia tout de suite d'amitié avec Tordek et Glanix, et il fut leur seul rayon de soleil durant la traversée, tant il est vrai qu'il fournissait de la nourriture en rations suffisantes, et qu'il arrivait à tirer d'ingrédients éxécrables des goûts totalement imprévus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;La traversée était censée durer une quinzaine de jours. Les dix premiers furent paisibles, voire ennuyeux. Si Cyrielle et Glanix en profitèrent pour méditer, et Elfyr pour faire communion avec la nature dans cet endroit non dévasté par la présence de races non respectueuses de la nature, Tordek, Lars et Marcus s'ennuyaient à mourir. Le seul sursaut d'agitation fut quand Lars, découvrant un fond d'eau dans la cale, faillit sauter par desssus bord, pensant que le bateau coulait, et il fallut tous les trésors de persuasion d'Elphyr pour le convaincre de son erreur, tandis que La Tortue les lorgnait d'un air mauvais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Une rencontre inattendue eut lieu qui détendit beaucoup l'atmosphère : un poulpe géant se trouva sur le passage du bateau, et réagissant à ce passage non désirable, attaqua le navire. Une lutte acharnée eut lieu, dont le fait marquant fut une superbe attaque plongeante de Lars, qui passa totalement à côté de son sujet pour se retrouver dans l'eau, à essayer tant bien que mal de nager tout en sauvant sa lourde épée à deux mains. Le poulpe fut achevé par une flèche d'Elphyr, et fut ensuite découpé, Gros Loup connaissant une paire de recettes alléchantes à base de Poulpe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Les Iles arrivèrent enfin en vue. Mais Marcus se rendit compte d'un hic : le faisceau ne se dirigeait pas sur une des cinq Iles, mais droit dans le tourbillon qui se tenait à équidistance de ces promontoires. La perplexité se lut sur son regard, mais ne se laissant pas démonter, il rejoignit le capitaine à la barre, et lui demanda de faire barre toute vers le maelström. Le capitaine, à brule pourpoint, refusa. Mais une fois que Marcus fit parler toute son éloquence, ses arguments, et enfin sa magie avec le sort de "Charme-Personne", il réussit à convaincre le capitaine de se diriger droit dans les méandres tourbillonnants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;La Tortue et Glanix se rendirent compte, mais trop tard, du cap quelque peu surprenant de leur navire. C'est à ce moment que Marcus les prévint : "Planquez-vous, ça va secouer!!!!". Le bateau commençait à prendre de la vitesse, et à tourner pour se rapprocher petit à petit de l'oeil du syphon. En poussant moults jurons et promesses de vengeance, l'intégralité de l'équipage du bateau se rendit dans la cale, priant pour qu'ils puissent survivre aux chocs extrêmes que subissait le bateau, tandis que le capitaine restait à la barre, pour tenter de conserver une sorte de contrôle sur son embarcation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Et soudain, ce fut la chute.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Une longue chute, comme s'ils étaient tombés dans un trou.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Un gros trou.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Profond.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Et ils réatterrirent quelques dizaines de mètres plus bas. Ou amerrissèrent, devrait-on dire plutôt. Quelques minutes furent nécessaires pour se sortir du capharnaüm qu'avait causé la chute libre, mais quand les aventuriers se furent remis sur pieds, ils purent sortir du bateau et découvrir un paysage étrange : sous une voute bleutée, à travers laquelle on pouvait deviner divers créatures aquatiques vaquant à leur occupation, ils se tenaient devant des murailles surplombant une douce grève de sable, au milieu de laquelle trônait un grand escalier menant à une lourde porte, permettant sans doute de découvrir un territoire inconnu et merveilleux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;"Putain, c'est chié!" s'exclama le nain, seul à même de faire passer son émotion dans ses propos.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Le capitaine (étonnamment encore vivant), mena tant bien que mal le bateau jusqu'à la grêve, où les aventuriers purent mettre pied à terre. S'ensuivit une discussion assez houleuse sur le pourquoi de cette descente, le capitaine s'étant remis du sort de Marcus, mais qui fut heureusement calmé par le rapport des forces en place.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Il fut décidé que, tandis que Gros Loup et La Tortue resteraient au bateau pour y mener les réparations nécessaires au navire, le reste de l'équipe iraient investiguer le bâtiment, qui devait sans doute receler moult trésors et secrets...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-3005109462858969940?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/3005109462858969940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2010/08/la-compagnie-des-bras-casses-part-xix.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/3005109462858969940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/3005109462858969940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2010/08/la-compagnie-des-bras-casses-part-xix.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XIX'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-1946022073082129482</id><published>2009-10-12T14:41:00.000-07:00</published><updated>2010-08-18T10:02:32.320-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XVIII</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nos aventuriers sont partis assez précipitamment de &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;Banghora&lt;/span&gt;, en possession de la pierre tant convoitée. Les voilà en route vers de nouvelles aventures, mais poursuivis par des gardes quelque peu remontés contre eux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XVIII - On the Road Again&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;"&gt;(ou "Face à la mer, j'aurais pu grandir")&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Une fois sorti de Banghora, les aventuriers chevauchèrent quelque temps à une vitesse soutenue afin de s’éloigner le plus vite possible de la ville et d’éventuelles poursuites. Une fois une distance respectable parcourue, ils quittèrent la route pour partir à travers champ, laissant l’habile demi-elfe couvrir leurs traces aux yeux d’éventuels pisteurs. Ils continuèrent alors un peu moins vite, le parcours à travers champs se révélant bien moins aisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est qu’une fois le soleil quasi-couché qu’ils se décidèrent enfin à dresser le camp pour passer la nuit, et se remettre des émotions assez vives d’une journée bien remplie. Ils s’endormirent bien vite, non sans installer un tour de garde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au beau milieu de la nuit, Cyrielle fut réveillée par des cris. Elle se leva prestemment, et trouva Tordek, une hache à la main, essayant apparemment d’attaquer un Elphyr hagard, qui ne semblait pas être pleinement conscient. A ses côtés, l’œuf, d’où émanait une lueur différente de celle qu’il l’enrobait avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il a mis la pierre dans mon œuf, ce satané elfe ! Je savais qu’on ne pouvait faire confiance à une telle race ! Il m’a trahi ! Il nous a tous trahi ! Il doit mourir ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cyrielle mit quelque temps à comprendre ce qu’il s’était passé, entre les hurlements furibonds d’un nain dépossédé, et les balbutiments peu structurés d’un demi-elfe visiblement peu à son affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, Elphyr sembla redevenir lui-même. Il ne se souvenait pas de ce qu’il s’était passé, juste d’avoir rêvé d’un sorcier enrobé dans une grande cape incantant des formules cabbalistiques. Il avait apparemment été possédé, et sous l’emprise d’une volonté autre que la sienne, avait dérobé œuf et pierre, et inséré le fragment dans l’artefact. Ces explications ne suffirent pas à convaincre Tordek de ne pas attaquer physiquement Elphyr, et il fallu toute la diplomatie, la rhétorique et l’infinie patience de Glanix pour le persuader de ne pas passer à l’acte. Ceci n’empêcha Tordek de lorgner avec moult méfiance et animosité vers le rôdeur pendant les jours suivants du voyage, où les compagnons suivaient globalement les faisceaux lumineux, qui étaient depuis la nuit fatidique beaucoup plus visibles et lumineux. Ceci les mena près de Saurate, un estuaire peu recommandable en bord de mer près duquel ils décidèrent d’établir campement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les aventuriers avaient passé la nuit dans les environs de Saurate : il était maintenant clair et net que le faisceau qui menait à la prochaine pierre se dirigeait tout droit vers le grand large. Ne disposant d’aucune compétence maritime ou de navigation, il était par conséquent logique de se diriger vers le port le plus proche, où ils pourraient tenter de se repérer par rapport à des cartes, afin d’avoir une estimation plus ou moins valable des iles vers lesquelles pointait la ligne astrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout n’avait pas été facile pour prendre cette décision : Lars ne comprenait pas le concept même de mer, Tordek ne faisait aucune confiance à ces traits magiques qu’il ne voyait pas (mais la perspective d’étudier une carte l’enthousiasmait quelque peu, lui qui comme tous les représentants de sa race entretenait une vraie passion pour la cartographie), Elphyr pensait que partir dans une ville si vite après les événements de Banghora ne pouvait qu’être néfaste pour eux, Glanix, piètre nageur, était quelque peu reluctant à l’idée de voyager sur l’eau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, Marcus put compter sur le soutien de Cyrielle, et il réussit à convaincre ses compagnons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’entrée à Saurate refroidit cependant quelque peu ses ardeurs : en fait de port, cet amas de maisons n’était qu’une piètre excuse pour quelques marins à la retraite de faire payer les taxes royales et locales à des marins avinés en quête de beuveries, bagarres ou galante compagnie. Les rues n’étaient pas entretenues et étaient jonchés de détritus, quelques corps avinés en quête de repos trainaient çà et là, des jeunes filles très peu vêtues attendaient encore là malgré l’heure matinale, et la puanteur atroce de la rue n’était masquée que par la très forte odeur d’algue qui régnait sur le pays depuis quelques kilomètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus ne comprenait pas qu’on puisse choisir consciemment de vivre dans ce lieu de perdition : aucune perspective, aucun débouché autre que la fuite par la mer pour tomber dans un autre port miteux. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait vraiment loin de chez lui, et se demandait si la recherche de connaissances et de pouvoir ne l’avait pas fait s’égarer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que Glanix et Cyrielle étaient partis déposer leurs montures dans les écuries (un grand bâtiment constitué principalement de murs branlants en planches vermoulues et d’un toit en chaume troué en de multiples endroits), les autres se dirigèrent vers le port. A la vue de la mer, leurs souffles furent coupés : aucun d’entre eux n’avait eu l’occasion précedemment de contempler l’immensité de l’océan, et la vision les laissait perplexe. Sauf Lars qui n’avait pas compris de quoi il s’agissait, et à qui il fallut expliquer qu’il se trouvait devant une grande étendue d’eau, donnée que sa qualité d’homme du désert lui rendait difficile à percevoir .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir rapidement fait le tour de la bourgade, pour constater qu’elle était principalement composée d’entrepôts et de lieux de perdition en tous genres, les aventuriers se réunirent pour décider de la marche à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur but était de continuer à suivre la trace de la pierre, il leur fallait donc, ignorant les subtilités de l’art de la navigation, louer les services d’une équipe en possession d’un bateau. Cela risquait de n’être pas chose facile, les embarcations étant chères et ayant souvent des tâches planifiées pour plusieurs mois. De plus, partir à la recherche d’un artefact magique pouvait éveiller des pensées avides et malhonnêtes et une fois en mer, les équipiers pouvaient se trouver à la merci d’un équipage de peu de scrupule. Il leur fallait donc redoubler de prudence, tout en gardant à l’esprit que leurs fonds étaient limités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus gardait la tête froide, contrairement à ses compagnons. S’émerveiller devant une vaste flaque d’eau était une chose bien inutile à faire, et il n’avait pas de temps à perdre avec de telles frivolités. Pendant que les autres perdaient leur temps, il était passé à une ingrate petite échoppe pour acquérir une carte de la côte et de la mer environnante. Ensuite, il avait fait jouer les pouvoirs de sa puissante magie pour s’orienter en direction du Nord (une simple incantation qu’il avait appris à son entrée dans l’Université Visible), et pouvoir ainsi se réperer sur la carte. Le faisceau partait tout de l’œuf en direction Sud/Sud-Est, où se trouvait justement un groupe de 5 petites iles appelées Les Iles des Larmes. L’œuf devait surement se trouver dans cette direction !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il alla annoncer la nouvelle à la troupe : ils pouvaient maintenant travailler sur des motivations valables pour se rendre sur ces Iles, et ainsi ne pas éveiller la méfiance des marins qu’ils rencontreraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils commencèrent à essayer d’aller démarcher les diverses personnes d’allure marine (quasiment la totalité de la population de la ville) et qui semblaient, sinon dignes de confiance, au moins à peu près présentables (déjà un sélection importante), mais ils se rendirent vite compte que la journée n’était pas l’instant propice pour mener ce style de tractations. Tous les marins debouts étaient occupés à chercher du matériel pour leur bateau, à effectuer des réparations sur leurs bâtiments, et les rares oisifs n’avaient aucun pouvoir de négociation, et renvoyaient vers leurs capitaines, indisponibles jusqu’au soir. Les compagnons prirent donc leur mal en patience et attendirent la tombée de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morne et relativement déserte la nuit, le site portuaire prenait un tout autre visage une fois la nuit tombée. Une légioe jeunes filles sortit peu à peu des vétustes logements afin de proposer divers services à la moralité douteuse, nombre de bars et tripots ouvrirent leur portes, dans des batiments parfois totalement anonymes de l’extérieur. Les marins qui avaient dormi ou travaillé toute la journée remplissaient les différentes tavernes, et on pouvait maintenant entendre nombres chants et bruits de bagarres provenant de çà et là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les compagnons décidèrent de se rendre dans le bar la première auberge à portée : le Narval glorieux, qui n’avait de glorieux que le nom : un comptoir sale à l’extrême tenu par une grosse brute, des bonbonnes de rhum et des tonneaux disposés au petit bonheur la chance, voilà le décor qui s’ouvrit aux yeux de Marcus, qui commençait à s’habituer à ses décors. Une atmosphère chargée par les volutes de fumées et les odeurs d’alcools et d’algues pénétrait directement les narines, et les marins qui commençaient à s’abreuver ici étaient tous occupés par diverses occupations d’alcooliques : jeux de cartes, de dés, à boire ou simplement chansons marines souvent très portées sur des scènes relativement immorales. L’entrée de Cyrielle ne passa d’ailleurs pas inaperçue : beaucoup de regards se rivèrent sur elle, et il fallut tout le self-control de la moinesse pour ne pas rougir. Par chance, ses atours et son comportement excluait totalement la possibilité qu’elle partage la même profession que la majeure partie des femmes de la ville, ce qui lui valut d’être laissée relativement tranquille pendant la soirée, à part deux trois soulards qui furent bien vite remis à leur place par un regard froid et sévère, ou une clef de bras rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de se mêler à la foule sans éveiller de trop larges soupçons (chose rendue relativement peu difficile par l’hétéroclicité de la population locale, provenant des quatres coins du continent), les compagnons s’assirent en cercle et commandèrent quelques boissons, afin de jauger qui pourrait potentiellement être intéressée par un voyage jusqu’aux Iles des Larmes. Leur attention se porta assez rapidement sur un équipage relativement peu fringant qui jouait aux dés non loin, et Glanix alla entamer une conversation anodione avec le capitaine de la troupe, remarquable par son chapeau à plume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut vite clair que si le Capitaine était tout disposé à emmener la troupe sur les Iles des Larmes, ses affaires l’amenant à cet endroit de toutes façons, le prix du voyage posait problème. Le capitaine refusait d’envisager de prendre des passagers à moins de 800 pièces d’or la tête, montant exorbitant que les aventuriers ne possédaient pas. De plus, la présence d’une femme dans l’équipe, symbole de mauvais augure pour la navigation, rendait reluctant le marin à baisser ses prix. Finalement, Kaléstim (c’était le nom du capitaine), fit une proposition de joueur de dés : jouer la place des aventuriers : Si jamais Kaléstim gagnait, il gagnait 2000 pièces d’or, et sinon, il emmenait gratuitement les aventuriers, tant que ceux-ci assuraient la protection des marins en cas de rencontre avec les pirates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les compagnons n’avaient d’autres choix que d’accepter, mais le problème était que personne ne savait jouer aux dés. Sauf Lars. Quand on lui expliqua plus avant la conversation, que le barbare avait cessé d’écouter, les palabres et négociations n’étant pas vraiment sa tasse de thé, une lueur , mélange d’envie de et de cupidité se mit à briller dans ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Par chez moi, je suis une légende aux dés. J’ai gagné deux fois le concours des trois palmiers . », annonca-t-il d’une voix fière. Les autres (à l’exception de Tordek, qui n’était pas vraiment concerné par les relations sociales) prirent soin de paraître impressionnés pour ménager la susceptibilité du barbare, même s’il n’avait aucune idée de ce que pouvait bien représenter ce concours des trois palmiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - Quels sont tes régles, homme de la mer ? demanda Lars au Capitaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben, on joue aux plus fort des trois jets, selon les règles balactiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien, mais quels sont ces dés étranges ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben ce sont des dés normaux ? C’est quoi l’embrouille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tous ces ronds ne veulent rien dire, ce sont des dés de mage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Heu, non Lars, intervint Marcus respectueusement, je peux t’assurer qu’aucune magie n’est à l’œuvre ici ! Mais ces dés sont normaux, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, il y a juste plus de ronds sur des faces que sur les autres ! Chez moi, c’est beaucoup plus simple : il y a la mort, la roue, le feu, l’eau, le vent et la terre. On lance deux dés, et le résultat dépend de l’élément et du temps. S’il fait du vent, le soleil et le vent, sont les deux élément majeurs, mais la mort peut tuer un des deux, tandis que la roue peut faire jouer si elle est doublée. Si le vent n’est pas là, le feu et la terre sont les deux éléments forts, l’eau est toujours l’élément faible, sauf s’il pleut, auquel cas l’eau est doublée. Si on joue la nuit, les élements sont inversés, et la mort est doublée, tandis que la roue peut faire passer le tour… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les spectateurs regardaient le barbare en pleine litanie la bouche béante, surtout ses compagnons d’aventure, qui ne l’avaient jamais entendu parler autant d’un coup. Personne n’arriva bien sûr à tenir le fil de la conversation (sauf Marcus, dont la capacité d’attention n’avait d’égale que son inaptitude à s’intéresser aux jeux de hasard).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - C’est pour ça que mon jeu est mieux que le tien. Tous ces ronds sont les mêmes, et ça va être très difficile de savoir qui en a le plus si on tombe sur les faces où il y en a beaucoup. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus ne s’habituerait jamais à l’intellect obscur du barbare. Cependant, il prit sur lui, et lui promit qu’il l’aiderait à compter, et qu’il lui dirait les faces qu’il devrait obtenir. Ainsi, grâce à la coopération entre les deux hommes, la victoire fut acquise assez aisément face à un capitaine furibond qui, s’il avait moins bu, aurait peut –être vu Lars escamoter un ou deux dés, et changer une fois une face qui ne l’arrangeait pas, sur conseil de Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les aventuriers obtinrent un voyage en bateau gratuit (ce qui ne faisait que relativement plaisir à Tordek et Glanix, qui n’envisageaient pas avec bonheur la perspective de se retrouver au milieu d’une immensité liquide), et la plupart de la troupe partit se coucher assez tôt dans les chambre miteuses de l’auberge (à l’exception de Lars, qui resta un peu jouer aux dés pour de l’argent, Marcus qui restait pour l’aider, et qui percevait maintenant mieux l’intérêt qu’on pouvait avoir pour les jeux de hasard, quand le hasard ne rentrait pas vraiment en compte et qu’il y avait de l’argent à la clé, et Tordek, qui avait entrepris de préparer son voyage de la veille de la meilleure des façons, en éclusant le maximum possible de rhum).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-1946022073082129482?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/1946022073082129482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/10/la-compagnie-des-bras-casses-part-xviii.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/1946022073082129482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/1946022073082129482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/10/la-compagnie-des-bras-casses-part-xviii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XVIII'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-8063094449950275555</id><published>2009-06-30T12:56:00.000-07:00</published><updated>2009-07-01T04:44:17.968-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XVII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Pris de court par la traîtrise de Cyrielle (suivie de son Mea Culpa), les aventuriers ont eu du mal à se débarrasser de moines belliqueux, mais ont trouvé un nouveau compagnon en Lars, joyeux barbare peu porté sur les choses de l'esprit, mais apparemment motivé par les perspectives d'aventure et de découverte du monde. Cependant, la finale se joue seulement quelques heures plus tard, et le représentant du Roi reste introuvable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XVII - The show must go on&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Ou "Tout ça pour ça?")&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le plus gros problème qui apparaissait à l'horizon trouva rapidement sa fin, et d'une façon fort simple: un membre du Guet (qui apparaissait plus éveillé que les quelques uns avec qui ils avaient déjà été en contacts) vint leur apprendre que le consul avait été retrouvé, errant dans les rues. Ils se précipitèrent à sa rencontre, pour découvrir un demi-elfe toujours aussi hautain et énervé, malgré une tenue quelque peu entaillée et une mine à faire peur. Il avait été laissé libre le matin même de la cave où il était tenu prisonnier, sans cependant avoir pu discerner l'identité de ses ravisseurs.&lt;br /&gt;Après les différentes attaques qu'il avait pu subir, le Dipomate avait décidé de modifier le déroulement de la cérémonie de l'après-midi : au lieu d'amener le coffre de récompense avant le début du match en grande pompe comme c'était la coutume, la chose allait se dérouler de manière plus discrète, à la mi-temps, sous la protection conjointe de la garde et des aventuriers (le Demi-Elfe avait manifestement prit le parti de ne plus faire confiance à personne, et donc de s'entourer le plus possible de factions différentes afin de ne pas se mettre tous ses oeufs dans le même panier). Toute la troupe convint d'être présente, à l'exception de Glanix qui était bien sûr censé être présent sur le terrain. A chacun fut confié un poste de garde et un emploi du temps à respecter : il allait falloir jouer la partie serrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand Glanix arriva au stade, il était confiant. Tout s'arrangeait, et cela était bien entendu dû à l'intervention de Saint-Cuthbert, qui remerciait ainsi son fidèle qui faisait régner la loi sur Terre. Plus que quelques heures, et ils auraient dignement récupérer la pierre, et ils pourraient partir la tête haute de cette ville sordide où l'ordre n'était respecté que par des exceptions. Erose et sa petite vie ordonnée lui manquait, et il lui tardait d'aller se défouler sur un quelconque pêcheur. Voire sur un adversaire à la Bourrée. En plus, ils étaient petits, et ne semblaient pas particulièrement vifs. Cela serait de la tarte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elphyr se trouvait encore dans cette banque naine. Il ne voyait pas l'intérêt qu'avait cette race à se terrer sous des gros murs pour protéger l'avoir des autres. Enfin, qui pouvait se targuer de comprendre un nain? Tordek était en train de parler avec un de ses "amis" du comptoir, et essayait tellement manifestement et pitoyablement de retarder son départ de la banque que ça en devenait gênant. Mais personne de louche à l'horizon, et c'était le principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lars était de mauvaise humeur. Il avait rencontré des guerriers, et pensait se retrouver dans des aventures, des combats et des trucs marrants. Au lieu de cela, il se trouvait à surveiller un petit demi-homme colérique, qui parlait avec des mots compliqués et donnait des ordres à tout le monde. C'était pas comme ça que Lars voyait la vie. Et en plus, il entendait les chants du match de Bourrée qui commençaient à résonner. Il ratait le match pour aider un faible à survivre. Etre civilisé, ça avait vraiment l'air nul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Glanix avait déjà tamponné deux des malingres de l'équipe d'en face, et se dirigeait tout droit vers la zone d'en-but avec la balle. ça allait être du gâteau. Au moment même où il avait cette pensée, il se fit percuter sur le côté par un adversaire. Rien de grave, mais tout à coup, le prêtre se senti las, fatigué, et n'arrivait plus à courir. Ni à se motiver.&lt;br /&gt;Il sentait vaguement qu'il aurait du s'énerver, ou trouver étranges voire agaçantes les soudaines broncas de la foule à son encontre. Mais il n'en avait pas la force. Il y avait quelque chose de bizarre là dessous, mais quoi? Et était-ce si important?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le cortège du Diplomate se déplaça rapidement dans les rues, de l'hôtel à la Banque puis de la Banque au stade sans qu'il n'y ait de problème majeur. Il y eut quelques bousculades (surtout dûes à l'excès de zêles du guet d'une part, et de Tordek et Lars d'autre part), mais rien de bien méchant, et les officiels arrivèrent dans la tribune présidentielle sans dommage. Sur une musique épique, le Représentant du Roi présenta à la foule la Pierre, récompense traditionnelle du tournoi, et la bourse contenant les 3000 pièces d'Or. La foule, relativement énervée par le non-match qui avait eu lieu, criait et hurlait comme elle était censée le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mesdrick Ravals, organisateur du tournoi, était inquiet du déroulement de l'événement clôture. Ce match était destiné à mal finir : s'il avait bien commencé sur plusieurs chocs impressionnants, l'équipe locale avait baissé le pied après quelques contacts, et était maintenant largement menée. Pire que ça, les joueurs semblaient déjà exténués, et ne montraient pas de disposition à effectuer une quelconque rebellion. Et ça, le public n'allait pas l'accepter. Déjà, quelques voix criaient à la corruption ou à la triche. Mesdrick espérait de tout coeur que le retour des vestiaires ramènerait les choses au calme.&lt;br /&gt;Surtout que le représentant du roi était arrivé, étrangement bien escorté : une troupe disparate l'entourait. Un Nain, un barbare et une jeune moinesse, peut être, se tenaient juste derrière lui et le capitaine des gardes, tandis qu'un peu plus loin, un demi-elfe avec un grand arc, et un jeune magicien (il devait être magicien, il avait une robe et un chapeau, c'est en général à ça qu'on les reconnaissait) était aussi aux aguets. Les gardes de Banghora étaient peu efficaces, certes, mais qui aurait bien pu en vouloir à une marionette du pouvoir comme ce demi-elfe? D'étranges rumeurs circulaient en ce moment en ville sur des attaques répétées à l'encontre de l'officiel, et ces mesures drastiques de sécurité étaient là pour les confirmer. Non, tout cela ne disait rien qui vaille à Mesdrick, qui fit une rapide prière à Pélor pour que tout se passe bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Glanix, dans les vestiaires, médita quelques minutes, et réfléchit. Il était en pleine forme ce matin, et il était maintenant fatigué, usé, démotivé comme s'il courait depuis plusieurs jours après un dragon qu'il n'attrapait jamais. Il y avait forcément quelque chose de surnaturel là-dessous, mais il aurait remarqué un éventuel sort.&lt;br /&gt;Soudain, le prêtre eut une inspiration, et lança une prière à son Dieu qui avait pour but de stopper les effets de poison de toutes sortes. Et il se sentit soudain dans une forme resplendissante. La colère monta en lui. Quelqu'un avait enfreint les règles. Que ce soit dans la vie ou dans le sport, s'il y avait une chose qui insupportait à Saint-Cuthbert et à tout membre digne de son ordre, c'était la tricherie.&lt;br /&gt;Il y aurait châtiment, se promit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus regarda attentivement les équipes qui rentraient sur le terrain, pour surveiller ensuite la tribune de gauche, qui lui était attribuée. Il n'avait pour l'instant vu rien d'anormal, mais il fallait rester à l'affût. "Vigilance constante" lui avait-on souvent répété à l'Université, c'était la seule façon de se préserver des démons, qui sont perpétuellement en train de guetter la moindre faille dans les dispositifs de sécurité de ceux qui utilisent les Arcanes.&lt;br /&gt;Vivement qu'ils s'éloignent de ce sport violent et peu intéressant. Il espèrait juste que leur nouveau compagnon, ce barbare obtu et quasiment infirme intellectuellement se souviendrait de ce qu'ils avaient convenus pour s'emparer de la pierre. Il ne manquerait plus que le seul neurone du guerrier ait fini de fonctionner, et tout leur plan s'écroulerait.&lt;br /&gt;Alors qu'il disait ça, une scène étrange se passa sur le terrain : Glanix, qui avait l'air bien en forme, quoiqu'en disait le public qui l'avait dit éreinté, avait piqué un sprint avec la balle. Mais, lors d'un léger contact avec un chétif adversaire (à peine mieux taillé que Marcus, c'était pour dire), le prêtre s'était retourné, l'air furibond, et courait maintenant après l'adversaire, dans le sens opposé du but adverse. La foule, curieuse, avait arrêté de crier pendant quelques instants, pendant que Glanix récupérait rapidement du terrain sur l'homme affolé qui tentait de s'enfuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Glanix l'avait bien senti : lors d'une contact, une nette griffure qui l'avait picotée. Ce scélérat avait tenté de le ré-empoisonner. Mensonge, Tricheries! Son sang n'avait fait qu'un tour, et il essayait maintenant de rattraper le voleur, le tricheur, le menteur.&lt;br /&gt;Une fois sur lui, il l'attrapa par la gorge et lut dans ses yeux la peur, mais aussi le regard fourbe du traitre qui s'est fait découvrir, ce regard qu'on pouvait lire dans tous les yeux des criminels conscients de leur crime qui voyait avec appréhension s'approcher d'eux la Masse de la Justice. Glanix donna un grand coup au tricheur pour l'assomer, le saisit par la cheville et commença à le trainer en direction de l'arbitre en le hélant, le priant avec insistance de faire une pause dans le jeu, pour qu'il puisse faire état de la traitrise qu'il avait découverte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Marcus avait bien vu le problème, l'adversaire avait sans doute triché, et l'esprit relativement borné de Glanix n'avait pu accepter cela. Pour l'aider, Marcus invoqua un sort de Charme-Personne sur l'adversaire (juste avant qu'il ne fut assommé) pour le rendre coopératif. Malheureusement, il semblait que cet arbitre était moins empoté que les précédents, et s'était rendu compte de quelque chose, car il commença à siffler à tue-tête à partir de ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lars ne comprenait pas ce que faisait Glanix, il avait assommé (en enfreignant la Règle des Coups, la plus difficile à accepter chez les Barbares) un adversaire et le trainait maintenant vers l'arbitre. Un coéquipier de l'assommé avait essayé de l'intercepter, mais Glanix l'avait joliment esquivé, et l'agresseur s'était retrouvé face contre terre. Et l'arbitre sifflait maintenant dans tous les sens.&lt;br /&gt;Alors que ces pensées faisaient tranquillement leur chemin à travers le cerveau de Lars, tous ses sens se mirent en éveil, lui criant "Danger". Une seconde lui suffit pour en voir l'objet, il sentait la présence de quelqu'un sur le parapet qui couvrait la tribune, non loin de lui. Un expert, au peu de bruit que faisaient ses déplacements et sa respiration. Sans doute un autre voleur qui voulait leur dérober leur trésor, mais cela n'arriverait pas. Se remémorant le code, Lars cria de toutes ses forces : "Attention, Danger!".&lt;br /&gt;La réaction de ses compagnons ne se fit pas attendre, Tordek tira lourdement le diplomate et en arrière, l'étalant sur Elphyr, tandis que Cyrielle avait bondi sur le Capitaine de la Garde, créant une confusion tout à fait appropriée, qui permit à Lars de s'emparer prestement de la piere qui était dans le coffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les gardes se rapprochaient, essayant de comprendre ce qu'il se passait, tandis que tout le monde se relevait. Le Capitaine de la garde était outré, et Cyrielle dut se confondre en excuses, mais Lars les interrompit :&lt;br /&gt;" Sur le toit. Quelqu'un.".&lt;br /&gt;Tous les regards se rivèrent sur le parapet, mais il était impossible de voir ce qu'il y avait dessus, et la présence d'un corps étranger était fort peu probable. Mais un garde se rendit compte que la pierre avait disparu! Tout le monde était prêt à en découdre. C'est alors que le Représentant du Roi se pencha vers le Capitaine pour lui murmurer à l'oreille.&lt;br /&gt;" J'ai vu le responsable, c'est le barbare. Il faut maîtriser ces bandits avant qu'ils ne s'enfuient".&lt;br /&gt;Heureusement, Marcus avait l'ouïe fine, et lança sans attendre un sort de Charme-Personne sur le Capitaine de la Garde.&lt;br /&gt;C'est le moment que choisit l'assassin pour sauter du toit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'arbitre voulait expulser Glanix pour usage illégal de la magie. Quand il comprit ceci, le prêtre entra dans une fureur noire. Non seulement le garant de la loi ne voulait pas constater le crime du pêcheur qu'il tenait encore par la cheville, mais il voulait l'expulser sous quelque prétexte aussi faux que fallacieux?&lt;br /&gt;Voyant la colère de Glanix, l'arbitre appela les intendants (les hommes chargés du maintien de l'ordre et de la maîtrise des joueurs trop énervés) sur le terrain. Ce qui eut pour effet de rendre le prêtre complètement fou de colère. Cette ville pervertie n'avait donc aucun relent d'ordre? Les garants de la justice était de mise avec leurs fourbes ennemis et comptaient prétexter de l'autorité de la loi pour le faire perdre? Saint-Cuthbert ne l'autoriserait pas! Il commença à frapper les gens qui tentaient de s'emparer de lui avec l'arme qu'il tenait à la main : son adversaire, tout en déclamant des versets saints pour extérioriser sa colère.&lt;br /&gt;"ET SAINT CUTHBERT VIT LA DEBAUCHE, LE DESORDRE  ET LA CORRUPTION, ET GRANDE FUT SA COLERE. IL FIT DESCENDRE DES CIEUX SA MASSE SACREE ET PAR 7 FOIS, LA MORT S'ABATTIT SUR LES PECHEURS, ET PAR 7 FOIS, LES PECHEURS REFUSERENT LA REDEMPTION."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle devenait meilleur pour le public. Entre la confusion dans la tribune présidentielle (les gens qui se jettaient à terre, et le mec qui se tenait sur le toit d'un air de rien) et l'illuminé qui s'énervait tout seul au milieu du terrain, il y avait des choses à voir. Le public était en liesse, criait, hurlait, il ne manquait que d'un rien pour que le terrain ne soit envahi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'assassin se jeta du toi pour poignarder le Diplomate Demi-Elfe, mais c'était sans compter sans les réflexes surnaturels de Cyrielle qui plongea sur lui, et l'empêcha d'un part de toucher l'Officiel, et d'autre part de prendre pied sur la tribune. Ils plongèrent tous deux des quelques mètres les séparant du sol du Stade, se lardant mutuellement de coups.&lt;br /&gt;Voyant cela, Marcus cria :" Vite, c'est le voleur, il faut s'emparer de lui!". Le caputaine, sous le charme du sort, obtempéra, et lança les gardes à proximité vers l'assassin, suivis de Lars, Tordek et Marcus. Elphyr restait tout seul en haut, ayant un peu de mal à suivre le cours de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le combat tourna vite en déroute pour l'attaquant furtif : son attaque surprise avait échouée, et il se retrouvait maintenant attaqué par une moinesse, recevant des flèches du demi-elfe et des sorts en pagaille, et toute une troupe arrivant pour l'encercler. Il n'eut même pas le temps de fuir qu'une flèche lui transperça la gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Glanix avait soudain pris la fuite vers les vestiaires, quand le bras de son arme improvisée s'était disloqué sous le choc, rendant son utilisation moins pratique. Les intendants reprenaient confiance, et le suivaient de près. Ils s'arrêtèrent cependant brusquement quand Glanix ressortit des vestiaires très vite, une énorme masse d'arme lourde à la main.&lt;br /&gt;"LA JUSTICE SERA FAITE. LE PECHEUR SERA TUE. LA MAIN DU VOLEUR SERA TRANCHER, LES ORGANES DU VIOLEUR SERONT BRULES, ET LEUR MORT SERA EXPOSEE AU PEUPLE AFIN QUE TOUS SACHENT QUE LA VENGEANCE DE SAINT-CUTHBERT EST UNIQUE, EST GRANDE, EST FIN!".&lt;br /&gt;L'intendant de tête n'eut pas le temps de se retourner qu'un grand revers de masse broya sa tête contre le mur. Son suivant se retourna et eut juste le temps de voir le visage du Capitaine de la garde avant de se faire embrocher. Celui-ci était venu aider Glanix, sur conseil de Marcus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; ***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le chaos était total, une foule dense commençait à envahir le terrain, tandis que la groupe de compagnons se réunissait. Elphyr allait les rejoindre, puis, mu par une subite impulsion, il retourna au coffre, empocha la bourse pleine de pièces d'Or, décocha un coup de pied au Diplomate Demi-Elfe qui était recroquevillé là, apeuré, et partit rejoindre ses amis. Il fallait bien se faire plaisir de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand ils sortirent du stade en courant, un dur combat avait commencé entre la foule en colère et les gardes de la ville. Marcus lança une toile d'araignée sur l'entrée pour couvrir leur retraite, tandis que Lars s'occupait du premier garde de la porte d'un seul coup d'épée. Son compère se sentit soudain moins courageux et prit la fuite. En face des aventuriers, ils virent tous l'écurie devant laquelle ils passaient quotidiennement sans y faire attention, et eurent tous la même idée.&lt;br /&gt;Quand ils arrivèrent à la porte de la ville au galop, deux grands chevaux portant Elphyr et Marcus d'une part et Lars et Glanix d'autre part, suivis de Tordek et Cyrielle sur des poneys, ils furent arrêtés par des gardes inquiétés par les bruits de lutte provenant de plus haut dans la ville.&lt;br /&gt;"Vite, il faut que vous alliez aider la garde! Le diplomate Demi-Elfe s'est fait attaquer par un sordide complot, et le valeureux Guet lutte pour sa survie! Nous sommes en partance pour la Capitale, en possession d'un message extrêmement urgent pour le Roi, afin de l'avertir du complot, l'urgence est de mise!"&lt;br /&gt;Tous furent étonnés d'entendre Lars dire ces mots. Mais les gardes les absorbèrent comme parole divine, et laissèrent passer les aventuriers tout en s'armant.&lt;br /&gt;" Vous auriez pas à bouffer des fois?" rajouta le barbare.&lt;br /&gt;Un des gardes lança une cuisse de poulet au guerrier qui l'attrapa en plein vol, avant de repartir au galop vers le Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troupe avait quitté Banghora, en possession de la Pierre, la mission était accomplie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-8063094449950275555?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/8063094449950275555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xvii.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/8063094449950275555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/8063094449950275555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xvii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XVII'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-4043965001017216377</id><published>2009-06-27T04:18:00.000-07:00</published><updated>2009-06-28T07:19:29.653-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XVI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Alors que la compagnie semblait reprendre la main sur les opérations, après avoir récupéré le demi-elfe et s'être qualifiés pour la finale de Bourrée, qui leur permettrait de se rapprocher de la pierre tant convoitée, voilà qu'ils se retrouvent entourés par des personnes mystérieuses, a priori hostiles et semblant connaître Cyrielle...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XVI - Lies and Felony&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ou "La saloooooope"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toutes les personnes dans la pièce avaient une arme à la main, et l'atmosphère était tendue. Les différentes personnes encapuchonnées paraissaient mystérieuses, et un combat pourrait arriver n'importe quand. Cependant, le géant, ne paraissant pas s'inquiéter outre mesure du fait qu'il avait des guerriers armés en face de lui, continua:&lt;br /&gt;"Tu as bien rempli ta tâche, en amenant ces rustres ici avec l'Oeuf, je suis content de toi. Mais ne nous éternisons pas en dialogue. Où est l'oeuf?"&lt;br /&gt;En entendant ces mots, le visage de Tordek prit une teinte pourpre et ses doigts se crispèrent sur le manche de sa hache.&lt;br /&gt;"- Je les ai amenés comme il était mon devoir de le faire. Mais il serait malvenu d'user de violence, ces gens ont le coeur pur, dit Cyrielle.&lt;br /&gt;- Peu importe, seul compte l'Oeuf. Donne-le moi, rétorqua l'homme, avec une dureté nouvelle dans la voix.&lt;br /&gt;- JAMAIS VOUS NE TOUCHEREZ A MON HERITAGE! cria Tordek.&lt;br /&gt;- Si tu ne me le donne pas, j'irai le chercher sur ton corps de défunt, constata le moine, comme s'il parlait de boire un verre d'eau.&lt;br /&gt;- Inutile d'user de violence! protesta Cyrielle."&lt;br /&gt;Mais le moine n'écoutait pas, et se dirigeait déjà vers Tordek, avec une lueur de convoitise dans le regard. Tordek recula en plissant des yeux. Autour d'eux, les accolytes avancèrent aussi en direction des divers membres du groupe qui se tenaient prêts. Cyrielle essaya de s'interposer entre le nain et son agresseur.&lt;br /&gt;"- Ce n'est pas dans les voies de notre ordre que d'user de violence contre des gens qui n'ont rien fait de mal!&lt;br /&gt;- Peu importent les voies, seule la Fin compte. Si tu n'es pas avec nous, tu es contre nous."&lt;br /&gt;Et, le geste accompagnant la parole, il tira de son dos une immense masse d'arme lourde dont il asséna un violent coup sur une Cyrielle éberluée, ce qui la projeta lourdement contre le mur. Et ce fut le chaos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Glanix se jeta sur l'adversaire qui lui faisait face, qu'Elphyr avait déjà décoché deux flèches de son arc vers un autre, Tordek essaya de se jeter par la fenêtre, mais se rata et resta bloqué dans l'encadrement. Marcus incantait des sortilèges, et des éclairs partirent frapper un ennemi en pleine poitrine, ce qui le retint un peu. Les détonations, les coups et la bataille faisaient rage dans la pièce, tandis que le mastodonte continuait à progresser vers Tordek qui se débattait avec la fenêtre où il était coincé, offrant un piètre spectacle, la moitié du corps dans la rue, et l'autre à l'intérieur. Cyrielle se releva, décontenancée, ne sachant que faire. Au beau milieu de cette situation confuse, la porte éclata en morceau, laissant le passage à un barbare en pagne, tenant une épée à deux mains dont il asséna un coup tranchant au moine le plus proche de lui, ce qui ne fit que rajouter à la confusion. Le chef des moines se tourna vers lui, et d'un moulinet de son énorme arme, l'envoya valser sur Cyrielle.&lt;br /&gt;Marcus, pour temporiser, lança un sortilège de son cru qui fit apparaître dans toute la pièce une imposante et gluante toile d'araignée, qui réfrénait grandement les mouvements des divers protagonistes de l'action. Cela eut pour effet de ralentir un peu le déroulement de la situation, et les aventuriers purent se rendre compte qu'ils étaient vraiment en difficulté : Entre Cyrielle dont on ne connaissait pas trop les motivations, Glanix et Elphyr qui se faisaient oppresser par les ennemis, Tordek coincé dans une situation ridicule et un potentiel allié déjà à terre, les augures de la bataille n'étaient pas bon. Mais le jeune apprenti garda son sang froid, beugla une injonction à Glanix, et ne perdant pas de temps, saisit Tordek d'une main tandis que de l'autre, il toucha Cyrielle de son bâton. Glanix le rejoint, la main sur l'épaule de Cyrielle, et après s'être rapidement assuré que tout le monde était lié corporellement, Marcus lut l'invocation présente sur le parchemin de téléportation qui lui restait, et la réalité sembla se brouiller autour du groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La nuit était tombé et le stade de Bourrée, si vivant le jour, était vide et sombre. Soudain, une lueur apparut au beau milieu de la pelouse, et la Compagnie arriva, en piteux état. Le temps que tout le monde se resaississe, et les explications purent commencer. Tordek voulait tordre le coup à Cyrielle, qui semblait effondrée. Le barbare ne comprenait pas ce qu'il lui était arrivé, et voulait finir son combat contre "la grosse brute". Glanix souffrait de diverses contusions, et Elphyr se plaignait des nombreuses toiles d'araignée qu'il avait dans sa chevelure dorée.&lt;br /&gt;Après quelques minutes de confusion, les esprits se calmèrent un peu, et on put y voir plus clair : Les moines faisaient partie de l'ordre de Cyrielle, qui avait eu pour ordre de mettre la main sur l'Oeuf afin de le mettre en sûreté, pour protéger le Monde. Cependant, le comportement de son supérieur hiérarchique et de ses accolytes l'avaient profondément choquée, étant totalement contraire aux principes de sa foi, et elle était visiblement perturbée par le tour qu'avait pris la situations. Elle parlait peu et semblait prostrée. Dès que ses compagnons eurent fini de l'interroger, elle partir dans une profonde méditation afin de trouver la réponse à ses questions dans son Ki.&lt;br /&gt;Le barbare, lui, avait faim. Son nom était Lars, et il était remplaçant dans l'équipe de Bourrée barbare. Il avait jugé l'équipe intéressante, et les avait suivi, sentant que quelque chose d'étrange se tramait. Il avait été profondément réjoui de l'opportunité de se joindre à une bonne bagarre, et restait maintenant sur sa faim. Il ne semblait pas d'une intelligence extrême, mais assez jovial et surtout extrêmement vif et puissant au combat. Il entra cependant dans une humeur sombre quand il comprit (un peu tardivement) qu'on avait usé de magie sur lui pour interrompre le combat. Il n'aimait pas la magie. Mais il ne chercha pas à en savoir plus, et quand Tordek l'assura qu'ils repartiraient donner une leçon à ses voleurs d'héritage, il sembla content.&lt;br /&gt;Après que Glanix avait guéri tout le monde, les aventuriers décidèrent de s'accorder un petit somme avant de retourner chez Tordek et de reprendre le combat, préparés, cette fois. Lars crocheta habilement la serrure des vestiaires, et ils purent tous se reposer quelque peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le jour se leva, toute la troupe se mit sur pied rapidement, l'esprit revanchard. Cyrielle leur déclara qu'elle avait décidé que plus rien ne la reliait désormais à son ordre, qui semblait perverti par la convoitise, et qu'elle soupçonnait d'avoir cédé à la tentation du pouvoir dont il était censé préserver le monde. Le meilleur moyen pour elle de rester fidèle à ses principes était d'aider ses compagnons à garder l'Oeuf intact et préservé de l'influence de mauvaises personnes. Cette confession fut accueuillie avec enthousiasme par Glanix, tandis que Tordek semblait se méfier ostensiblement de la moinesse qui avait déjà trahi par deux fois sa confiance, peu aisée à gagner.&lt;br /&gt;Ils s'équipèrent, mangèrent une ration de survie, et partirent d'un bon pas vers la maison du Nain. Arrivés à proximité, ils élaborèrent un plan : pour prendre les moines par surprise, Lars et Cyrielle passeraient par l'étage, après avoir escaladé le grossier mur attenant à la ruelle. Pendant ce temps, pendant que Cyrielle déverserait une pluie de flèches par la fenêtre et que Marcus userait de sa magie, Tordek et Glanix jailliraient par la porte. L'effet de surprise serait déterminant, et tout le combat pouvait être terminé assez vite.&lt;br /&gt;Tout ne se passa pas comme prévu. Si Cyrielle parvint à escalader facilement le mur, Lars manqua une prise et tomba lourdement sur le sol. Au même moment, la porte s'ouvrit avec fracas, propulsant Tordek qui se tenait derrière au sol. La suite fut beaucoup plus confuse que prévue, Glanix se jetant sur le géant et réussissant à le faire tomber par terre d'un majestueux coup d'épaule. Elphyr et Marcus parvinrent à ralentir le soutien des moines jusqu'à l'arrivée de Cyrielle. Une fois tous les combattants en place, Lars, Tordek et Glanix harcelèrent le géant qui ne savait contre qui porter ses attaques en priorité pendant que les trois autres se chargaient du reste des moines. Tout fut finit quelques minutes plus tard, quand Tordek fendit le crâne du chef des moines en deux d'un majestueux coup de hache.&lt;br /&gt;Pendant que Glanix prodiguait des soins aux blessés, que Tordek constatait les dégâts apportés à sa maison et que Lars se servait à manger dans le repas des moines, Elphyr partit à la recherche du diplomate, qui devait bien se trouver quelque part dans la maison, et qu'il trouva à l'étage, libre de tout lien et apparemment impatient d'être mené à son hôtel (ce qu'il signifia au demi-elfe avec sa bonhommie habituelle). La finale ayant lieu le jour même, et la remise des prix aussi, les compagnons remirent rapidement un peu d'ordre et masquèrent les marques extérieures du combat avant d'escorter le demi-elfe à l'hôtel.&lt;br /&gt;Ce ne fut qu'une fois que le diplomate fut arrivé à l'hôtel et qu'il leur signifia leur congé que Tordek exprima ses doutes.&lt;br /&gt;"- Je ne suis pas d'accord. Qu'est-ce qu'il faisait en haut sans lien, ce demi-elfe? Je m'en méfie moi! Hors de question que je le laisse tout seul sans surveillance!"&lt;br /&gt;Alors que Glanix allait expliquer au nain qu'il était trop méfiant, le représentant du roi, soudain beaucoup plus vif qu'à l'accoutumée, courut jusqu'à la fenêtre d'où il sauta pour planer jusqu'à un cheval qui l'attendait, et partit au galop. Les aventurieres ne purent que constater cette scène irréaliste et se rendre compte de l'évidence, ils avaient de nouveau fait face à l'imposteur. Ils avaient maintenant moins de deux heures pour retrouver le vrai diplomate, afin de mettre une main sur la Pierre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-4043965001017216377?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/4043965001017216377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xvi.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4043965001017216377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4043965001017216377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xvi.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XVI'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-249492946910329802</id><published>2009-06-21T12:52:00.000-07:00</published><updated>2009-06-21T12:54:53.131-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La compagnie des bras cassés - Anecdote IV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anecdote IV : « Emmerdement maximum » ou « Banghora je t’aime ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vite, il fallait faire vite. Sinon ils étaient perdus. Il fallait a tout prix marquer des points, sinon les adversaires allaient prendre le large, et ce serait perdu d’avance !&lt;br /&gt;Gibert avait décidé de tout donner sur cette action, pour tenter de démonter le moral de l’adversaire. Deux ou trois tampons bien placés et plop ! Un point de plus ! A droite, il y avait une belle faille chez l’adversaire : en première ligne un gars qui s’était fait défoncer par  Alfredo il y a deux minutes, en deuxième ligne, un petit gars tout frêle qui avait appelé sa mère lors du match précédent alors qu’il se faisait tendrement bousculer par un autre gars de seulement trois fois son gabarit. Une tarlouze en somme. Il n’y avait que le dernier défenseur qui pouvait poser problème, mais bon, c’est la qu’il allait devoir mettre toute sa force dans un joli tampon dans les règles de l’art de la Bouré. Oh oui, Gibert était un artiste, un artiste tamponneur, et c’était une star pour tous les fans de ce merveilleux jeu de Bouré. Il avait les épaules trois fois plus épaisses que sa tête, un cou gros comme ses cuisses, il avait des troncs de chêne à la place jambes, et des mains… immenses. Il aurait sûrement pu attraper le petit morveux à maman de la deuxième ligne par la tête et le jeter comme un javelot… sûrement… et tiens c’était une bonne idée ça, se dit Gibert en connectant l’hémisphère sud et l’hémisphère nord de son cerveau.&lt;br /&gt;Triiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !&lt;br /&gt;Le coup d’envoi était donné ! Gibert attrapa la balle d’entre les mains de son adversaire qui venait de la mettre en jeu, avec une telle vigueur que cet adversaire courut en direction du trou de marque pendant quelques secondes avant de s’apercevoir que la balle n’était plus entre ses mains. Gibert tamponna avec une grande aisance le première ligne, qui alla valdinguer plusieurs mètres plus loin. Gibert poussa un rugissement en fermant les yeux, la foule du stade était aux abois. Complètement hystérique. Il rouvrit les yeux et se dirigea vers le deuxième ligne, une main tenant la balle, l’autre en avant pour tenter le « lancé de javelot ». Mais bizarrement, en s’approchant de lui il se rendit compte que ce dernier avait changé ! Comment avaient-ils fait pour changer de deuxième ligne aussi vite ? En plus le nouveau était bien plus massif. Mais bon rien d’insurmontable pour le roi du tampon. Gibert s’élança encore plus vite, vers ce nouveau deuxième ligne. Mais c’était qui d’ailleurs lui ? Un remplaçant qui venait de rentrer ? Il n’était pas sur le terrain en début de match… Bof, c’était une bonne raison de plus pour lui filer une belle trempe histoire qu’il ressorte aussi vite qu’il était entré.&lt;br /&gt;Et c’est au moment ou Gibert vit apparaître d’autres gars sur le terrain que les deux hémisphères de son cerveau se reconnectèrent : « Mais ils sortent d’où ces mecs ? ». Malheureusement pour lui, cette connexion soudaine dans son encéphale lui valu un léger relâchement musculaire. Et donc son corps ne supporta pas le cumul d’une activité cérébrale intense et d’une chute violente. Plus aucune connexion ne se ferait jamais dans la tête de la superstar du tampon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « Pardon ? Répétez-moi ça ? J’ai pas dû bien comprendre !&lt;br /&gt;-    Il y a des corps d’hommes morts à l’étage, qui baignent dans leur sang. Ils nous ont agressés hier soir, donc on les a tués.&lt;br /&gt;-    …&lt;br /&gt;-    [sourire narquois]&lt;br /&gt;-    re-…&lt;br /&gt;-    Il faudrait les faire enlever, car ils vont commencer à faisander vu la chaleur »&lt;br /&gt;L’aubergiste (qui de surcroît était un nain) dû réaliser un effort de concentration assez monumental pour ne pas aller chercher sa hache pour fendre en deux la tête de son homologue. Et pourquoi seulement en deux d’ailleurs ? Pourquoi pas en cinquante !? En mille morceaux d’égale grosseur ! Et pourquoi pas en faire du haché pour saucisses hein ??&lt;br /&gt;-    « Bien… on vous laisse, bonne journée ! ». Sur quoi l’homme à la tête hachée se dirigea vers la porte pour sortir.&lt;br /&gt;La concentration du nain lâcha. Et il dit avec le même volume sonore qu’une foule déchaînée lors d’un match de Bourée :&lt;br /&gt;-    « Ne vous avisez plus jamais de revenir dans cette hôtel, plus jamais vous m’entendez ! Bande de vermines, voleurs, saccageurs, criminels ! Si vous revenez, je vous arrache la tête et la donne à manger aux cochons ! C’est clair ? ».&lt;br /&gt;Il n’y avait plus personne dans le hall de l’hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « Salut vieux frère ! Comment vas-tu ? »&lt;br /&gt;Le vieux frère en question fronça les yeux quelques secondes, avant de reconnaître son ancien collègue de travail.&lt;br /&gt;-    « Salut a toi vieille raclure ! Tu me dois toujours une bière je te rappelle ! Pour la fois ou j’ai couvert tes arrières !&lt;br /&gt;-    Je te l’ai pas déjà offerte celle la !?&lt;br /&gt;-    Justement, tu m’en devais deux ! »&lt;br /&gt;Il y avait d’autres personnes avec lui qui observaient chaque recoin de la banque. Comme s’ils recherchaient un nouveau spécimen d’araignée.&lt;br /&gt;-    « Ils font quoi tes amis la ? Demanda le nain au guichet, d’un air accusateur. Car s’ils cherchent un moyen de cambrioler la banque, dis leur immédiatement que notre sécurité est sans failles !&lt;br /&gt;-    Non non, ne t’inquiète pas, ils sont juste… euh… passionnés d’architecture naine !&lt;br /&gt;-    Ouais, je vois… » dit-il en redoublant sa surveillance.&lt;br /&gt;Le nain client donna discrètement un coup de pied a chacun de ses compagnons en les regardant d’un air réprobateur.&lt;br /&gt;-    « Bon tu veux quoi Tordek ? Il n’y a plus de travail pour toi ici !&lt;br /&gt;-    Je venais juste demander si la sécurité de la banque était toujours aussi infaillible qu’avant. Car j’aimerais déposer quelques reliques en ma possession ici, mais auparavant j’aimerais m’assurer qu’elles seront bien en sécurité dans l’établissement. Tu comprends ?&lt;br /&gt;-    Tu as des possessions toi ? En dehors de cette vielle cahute en ruine qui te sert de maison ? ahahah, il parait d’ailleurs qu’on est venu visiter ta maison récemment, et c’est pour ça que tu veux déposer à la banque tes dernières chaises ? hahaha ».&lt;br /&gt;Cette tirade ne parut pas plaire au nain client, mais bon, il ne s’en plaint pas, il pris juste un ton un peu plus dur dans ses phrases suivantes.&lt;br /&gt;-    « Je veux juste m’assurer que mes économies seront en sécurité ici. On dit partout en ville que cette banque est une mine d’or pour les voleurs inexpérimentés…&lt;br /&gt;-    Quoi ? Qui dit ça ?&lt;br /&gt;-    On dit même que la pierre de Bouré aurait été volée, et que cela va créer un scandale dans quelques jours !&lt;br /&gt;-    Quoi ?... je vais te prouver qu’elle est encore la cette pierre ! ».&lt;br /&gt;Puis il s’en alla quelques minutes.&lt;br /&gt;Il revint d’un air plutôt colérique.&lt;br /&gt;-    « Elle est toujours la cette satanée pierre ! Et j’ai pris une trempe par le chef à cause de toi pour avoir insisté pour aller voir, alors ouste ! Dégage moi le plancher, et que je te revois plus si c’est pas pour déposer de l’argent sur ton satané compte, qui est a sec depuis plusieurs années je te le rappelle ! ».&lt;br /&gt;Le nain client et ses amis ne s’attardèrent pas.&lt;br /&gt;-    « Mais rappelle toi quand même que tu me dois une bière ! »&lt;br /&gt;On ne la faisait pas à un nain, non mais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « Té r’garde cel’la ! L’est ronde comm’un coing ! Va s’la fair’ ! »&lt;br /&gt;Nos deux ivrognes avaient repéré une demoiselle, pas mal foutue, forte poitrine, très beau cul, et saoule comme il faut. Juste assez pour qu’elle soit « consentante », et pour qu’elle ne se rappelle de rien le lendemain, si ce n’est un formidable mal aux fesses !&lt;br /&gt;-    « Rooooh toi, té e vrai fou d’la bééééz ! rhérhé ! »&lt;br /&gt;Seulement le problème, c’est qu’ils ne savaient pas que leur destin avait été scellé dès lors qu’ils empoignèrent la femme pour la traîner dans une ruelle sombre. Et d’une ils ne la baisèrent jamais, et de deux une fois morts ils se virent leurs parties intimes broyées sous les coups de pieds répétés de ladite femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On frappait à la porte. Oh putain ouais et fort en plus ! Les assauts répétés sur cette porte résonnaient dans toute la pièce et dans la tête du sergent. Cela faisait redoubler d’intensité son mal de crâne.&lt;br /&gt;Merde on peux pas décuver tranquille ! Laissez moi savourer tranquille ce fantastique mal de crâne ! C’est vraiment pourri de travailler au guet, les gens ne respectent même pas vos heures de récupération de lendemain de cuite.&lt;br /&gt;-    « C’est pour une plainte ! Ouvrez ! ».&lt;br /&gt;Etrange, le sergent n’avait jamais remarqué à quel point il y avait de l’écho dans cette pièce du guet…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « Salut vieux frère ! Comment vas-tu ?&lt;br /&gt;-    Qu’est ce que tu veux encore toi ?&lt;br /&gt;-    Hé bien la pierre, elle est toujours la ? Toujours en sécurité ? Vous n’avez pas eu de problèmes récemment ? Et le représentant du roi ne serait-il pas venu retirer la pierre en avance ?&lt;br /&gt;-    La pierre est toujours la !! Et ne me demande pas d’aller voir !! Sinon je te fais manger tes dents !&lt;br /&gt;-    C’est bon l’ami c’est bon ! Je suis rassuré donc je suis venu déposer de l’argent sur mon compte !&lt;br /&gt;-    Aaaaaah, enfin une bonne nouvelle ! Gardes-en quand même un peu pour me payer ma bière ! Combien tu veux déposer ?&lt;br /&gt;-    C’est combien le dépôt minimum ?&lt;br /&gt;-    …&lt;br /&gt;-    [sourire narquois]&lt;br /&gt;-    re-… »&lt;br /&gt;Les pensées du nain au guichet auraient pu à cet instant être représentées par un drapeau pirate et une fiente de chien.&lt;br /&gt;-    « 30 pièces d’or.&lt;br /&gt;-    Ouh ! C’est une somme ! »&lt;br /&gt;Voyant le visage du nain au guichet se décomposer, le nain client rajouta :&lt;br /&gt;-    « Allez je vais déposer 50 pièces d’or !&lt;br /&gt;-    Formidable……… »&lt;br /&gt;Il pris l’argent, le rangea dans un sac, écrivit quelque chose dans un carnet et releva la tête sans adresser un regard sur le nain client.&lt;br /&gt;-    « Suivant…. ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « Vous ? Dégagez-moi le plancher !&lt;br /&gt;-    Excusez-moi mais je suis ici pour la protection du chargé de protocole, aussi me faut-il passer la nuit ici.&lt;br /&gt;-    Dégagez ! Je ne veux plus vous voir, vous et vos amis dans mon établissement ! Je croyais avoir été clair là dessus !&lt;br /&gt;-    Comme vous voulez, mais s’il arrive malheur à ce représentant du roi pendant son sommeil dans votre établissement, comme c’est arrivé la nuit dernière je vous le rappelle, vous serez très certainement tenu pour responsable. »&lt;br /&gt;A croire que tous les nains se ressemblent, mais à cet instant, la pensée du nain aubergiste fut très similaire a celle du nain au guichet quelques heures plus tôt.&lt;br /&gt;-    « Bon vous et seulement vous, si je revois vos compagnons, je les tue tous ! Il vous en coûtera 5 pièces d’or pour la nuit !&lt;br /&gt;-    5 pièces d’or ? Hier nous avons payé 5 pièces d’argent !&lt;br /&gt;-    L’inflation a été forte aujourd’hui… » répondit le nain d’un air sarcastique.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de petits profits.&lt;br /&gt;La femme chercha dans sa bourse un court instant.&lt;br /&gt;-    « Je n’ai pas cette somme malheureusement, mais je vais monter voir mon protégé, pour voir s’il peux me faire une avance sur ma paye »&lt;br /&gt;Cette tirade s’accompagna d’un sourire narquois d’un coté, et d’un sourire crispé de l’autre. La femme avant de monter cru même apercevoir des légers filets de vapeur s’échapper des tempes et des cheveux grisonnants du nain, le regard vide, agrippant le comptoir. Lorsqu’elle redescendit pour payer, rien n’avait bougé, si ce n’est une lourde fissure dans la poutre du comptoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « J’te parie 50 rondelles que l’ogre sera renversé pendant le match, et qu’il tombera comme une grosse merde par terre !&lt;br /&gt;-    Impossible ! C’est un mur ce gars la !&lt;br /&gt;-    T’as rien à perdre alors !&lt;br /&gt;-    Pari tenu ! M’est d’avis que t’as du pognon a perdre toi !&lt;br /&gt;-    Nous verrons, nous verrons…&lt;br /&gt;Plein d’autres personnes prirent aussi ce jour la ce pari. Mais tous parièrent qu’il ne tomberait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce pari ne fit qu’un seul heureux.&lt;br /&gt;-    « Alors, t’aurais pas des rondelles pour moi par hasard ? Annonça le parieur l’air enjoué.&lt;br /&gt;-    Beuuhhh…. Mmmm…… pfff… ouais mais…… grmlf….. »&lt;br /&gt;Non le bookmaker n’avait rien à dire, même s’il cherchait, il ne trouverait pas les mots. Il grommela donc et lui donna son argent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On frappait à la porte. Oh putain ouais et fort en plus ! Les assauts répétés sur cette porte résonnaient dans toute la pièce et dans la tête du sergent. Cela faisait redoubler d’intensité son mal de crâne.&lt;br /&gt;Merde on peux pas décuver tranquille ! Laissez moi savourer tranquille ce fantastique mal de crâne ! C’est vraiment pourri de travailler au guet, les gens ne respectent même pas vos heures de récupération de lendemain de cuite.&lt;br /&gt;-    « Nous avons une information capitale ! Ouvrez ! ».&lt;br /&gt;Etrange, le sergent n’avait jamais remarqué à quel point il y avait de l’écho dans cette pièce du guet… Il avait une impression de déjà vu, mais il ne préféra pas y penser car cela lui donna la gerbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était en train de préparer le feu pour son four à métaux quand un client entra.&lt;br /&gt;-    « Bonjour noble nain, quelle arme ou armure puis-je confectionner pour votre bon plaisir ?&lt;br /&gt;-    Bonjour à vous noble nain, on m’a dit que vous êtes le meilleur forgeron que cette terre est connu&lt;br /&gt;-    Oh vous me flattez, mais en effet je me débrouille assez.&lt;br /&gt;-    Je ne vous flattais pas… Ce n’est pas mon genre. »&lt;br /&gt;Cela jeta un froid quelques secondes, mais le nain forgeron recommença :&lt;br /&gt;-    « Que désirez vous exactement ? Une armure digne de ce nom ? Une belle hache sur-mesure, et bien tranchante dite « Plussundégas », le nom de l’inventeur de la technique d’aiguisage ?&lt;br /&gt;-    Non, rien de tout ça.&lt;br /&gt;-    Ola ! Quelle arme gigantesque voulez vous que je confectionne ? Quelle armure en mithril d’invulnérabilité voulez vous que je vous fasse ? Dites moi tout ! » Dit le nain forgeron, alléché à l’idée d’une arme énorme à fabriquer.&lt;br /&gt;Il n’avait pas eu pour client un autre nain depuis plusieurs mois, et comme les nains voulaient toujours des armes plus grosses et conséquentes que leurs voisins, il salivait de savoir ce qui l’attendait cette fois ! Il en avait marre des dagues ou autres épées courtes « Plussundégas », qu’il considérait comme des morceaux de paille.&lt;br /&gt;-    « Non c’est pas gigantesque quand même ! dit le nain client en rougissant.&lt;br /&gt;-    Un fléau a deux mains ?&lt;br /&gt;-    Non, plus petit.&lt;br /&gt;-    Une hache de guerre naine ?&lt;br /&gt;-    Non, un peu plus petit encore.&lt;br /&gt;-    Une hallebarde ?&lt;br /&gt;-    Non&lt;br /&gt;-    Une massue ?&lt;br /&gt;-    Toujours pas.&lt;br /&gt;-    Une épée bâtarde ? Une masse d’arme à pointes ? Un marteau de guerre ?»&lt;br /&gt;Toutes ces armes tournoyaient dans ses yeux.&lt;br /&gt;-    « Non, non et non. Je voudrais une hachette de très bonne facture&lt;br /&gt;-    … »&lt;br /&gt;Le nain forgeron resta bouche bée pendant quelques secondes. On entendit une mouche voler. Toutes les armes qui tournoyaient dans ses yeux quelques secondes auparavant tombèrent au sol et explosèrent pour laisser place à une minuscule hachette. Il venait de tomber sur le seul nain de la terre qui n’avait pas besoin de compenser sa petite taille par des armes énormes.&lt;br /&gt;-    « Et vous voulez faire quoi d’une hachette ? C’est pour offrir ?&lt;br /&gt;-    C’est pour mettre dans ma main gauche ».&lt;br /&gt;Oui, ce nain voulait bel et bien une hachette… pour lui… Et il semblait le plus sérieux du monde. Le nain forgeron ne s’en remis qu’une bonne semaine plus tard…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit avait été détestable. Toute cette foutue nuit il y avait eu du bruit a l’étage. Et cela ne pouvait être que ce foutu demi-race ou cette emmerdeuse de femme qui se prenait pour un moine. C’étaient les deux seuls clients. Ou alors ils s’étaient trouvés tout les deux, et ils avaient baisé une bonne partie de la nuit. Une sacrée partie de baise vu le boucan ! Et donc cette nuit détestable avait rendu le nain aubergiste un peu plus aigri que d’habitude. Et son humeur n’alla pas en s’améliorant lorsqu’il aperçu ses pires ennemis entrer dans l’hôtel.&lt;br /&gt;-    « Vous ? Je croyais vous avoir dit de ne plus jamais remettre les pieds ici !! Vous êtes comme la gangrène ma parole ! Dégerpissez ! Fichez moi le camp avant que je vous découpe en morceaux !&lt;br /&gt;-    Nous venons chercher le chargé de protocole, il est sous notre protection.&lt;br /&gt;-    Tous les idiots et crétins de cette ville doivent le protéger ou quoi ? Cette demi-race ne sait pas s’entourer ! »&lt;br /&gt;Les compagnons commencèrent à monter à l’étage avant même qu’il ai fini sa phrase.&lt;br /&gt;-    « Et dites lui bien qu’il a fait du boucan toute la nuit, et que s’il continue, représentant du roi ou pas, je le vire d’ici ! »&lt;br /&gt;Cette phrase n’eut pour effet que de faire accélérer le mouvement aux compagnons. Ils étaient peut être tous jaloux car eux aussi ils voulaient tous se faire la moinesse sans jamais y arriver…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toutes les nuits, « vieux rat » (c’est comme ça que tout le monde l’appelait) déambulait dans les rues de Banghora a la recherche d’un caniveau un peu moins inconfortable que les autres. Il n’avait rien mangé depuis trois jours. La plèbe du stade n’était pas très généreuse cette année, aucune pièce n’était tombée dans sa main. Les seules choses qu’il avait récoltées étaient des remarques désobligeante du style : « Oh mon dieu qu’il sent mauvais ! » ou « Oh mon dieu qu’il est sale ! ». Bah vieux rat était habitué, il ne prêtait plus d’attention à ce genre de remarque, sauf que d’habitude, son odeur et sa saleté lui rapportaient quelques pièces. Donc voila, vieux rat était maintenant en quête d’un caniveau pour dormir, avec un peu de chance il trouverait un caniveau dans lequel il y aurait un rat mort a manger, ou un peu d’eau d’égout pour se débarbouiller.&lt;br /&gt;Et c’est la qu’il croisa un homme encapuchonné portant un homme inconscient sur les épaules au détour d’une ruelle. L’homme s’arrêta devant lui. Vieux rat sauta sur l’occasion.&lt;br /&gt;-    « Une petite pièce mon bon monsieur ?&lt;br /&gt;-    Ola mendiant, tu vois la ruelle là-bas ? Un trésor t’y attend ! hahahaha ! »&lt;br /&gt;Et il s’en alla au pas de course. Sur quoi vieux rat grommela dans sa barbe un « connard » qu’il fut le seul à entendre. Malgré tout, vieux rat était assez curieux de nature, donc il se dirigea vers la ruelle en question. Et effectivement, c’était son jour de chance. Il y trouva un cadavre qui avait quelques pièces, de la nourriture et des vêtements chauds sur lui. Il allait peut être enfin passer une bonne nuit, et pour sur il ne mourrait pas de faim cette nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, vieux rat retourna à son affaire, il retourna mendier à l’entrée du stade. Et il était tellement excité de sa trouvaille de la veille, il était tellement repus des quelques biscuits qu’il avait trouvé sur le corps et de la bière qu’il avait pu se payer avec les quelques pièces d’argent que le macchabée possédait, qu’il ne pu se retenir d’en parler a quelques passants en échange d’une pièce ou deux. Les passants intrigués lui avait proposé quelques pièces en plus s’il les menait a son trésor, ce qu’il fit : les quelques pièces promises lui assureraient de la nourriture et de la boisson pour au moins deux semaine ! Décidément, c’était sa semaine ! Une étoile brillait sur sa tête !&lt;br /&gt;C’est pourquoi il ne compris pas très bien les évènements qui suivirent. A la découverte du trésor, les passants devinrent odieux, s’énervèrent, posèrent tout un tas de questions auxquelles le malheureux vieux rat ne savait absolument pas répondre. Ils l’agressèrent et lui reprirent les quelques pièces qu’ils lui avaient données. Et ils s’en allèrent en le laissant là, dépouillé de toutes ses possessions et de toute sa fierté. Ils avaient même embarqué le corps. C’était bien parti pour qu’il reste a jeun pendant plusieurs jours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    « Salut vieux frère ! Comment vas-tu ?&lt;br /&gt;-    Je ne suis pas ton frère ! Tu veux quoi ! ENCORE !&lt;br /&gt;-    Hé bien je suis la pour escorter la milice qui va venir chercher la pierre bientôt.&lt;br /&gt;-    Toi ? Tu escortes la milice ? T’es même pas foutu de protéger ta maison et tu veux protéger les miliciens ? hahaha, t’es un marrant toi ! » la joie sur le visage du nain au guichet disparu aussi rapidement qu’elle était arrivée. Comme si la joie avait été forcée…&lt;br /&gt;-    « Je viens aussi vérifier que mon or est toujours en sécurité.&lt;br /&gt;-    Tu te fous de ma gueule ?&lt;br /&gt;-    Heu… non…&lt;br /&gt;-    Alors dégage ! »&lt;br /&gt;Le nain client commença à s’éloigner mais revint aussi sec devant le guichet.&lt;br /&gt;-    « Combien tu m’as dit déjà pour le solde minimum sur le compte ?&lt;br /&gt;-    …&lt;br /&gt;-    [sourire narquois]&lt;br /&gt;-    30 pièces d’or&lt;br /&gt;-    Ah alors je voudrais retirer les 20 pièces d’or en excédent, ainsi que les intérêts.&lt;br /&gt;-    Les intérêts ? LES INTERETS ?? Ca fait deux jours que tu as posé ton or ! »&lt;br /&gt;Le nain au guichet pris 20 pièces d’or dans sa caisse et les jeta avec force sur le guichet.&lt;br /&gt;-    « Tiens ! Voila ton or ! Va t’acheter des chaises avec ! Et ne t’avise pas de revenir avant cent ans ! Sinon je te le fais bouffer ton or ! Je ne veux plus te voir !&lt;br /&gt;-    Et la bière que je te dois ?&lt;br /&gt;-    Je t’en fais CADEAU !! »&lt;br /&gt;Une demi seconde après avoir dit ces mots, le nain au guichet se ravisa.&lt;br /&gt;-    « Ou plutôt tu me la paiera dans cent ans ! ».&lt;br /&gt;Quand même, une bière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On frappait à la porte. Oh putain ouais et fort en plus ! Les assauts répétés sur cette porte résonnaient dans toute la pièce et dans la tête du sergent. Cela faisait redoubler d’intensité son mal de crâne.&lt;br /&gt;Merde on peux pas décuver tranquille ! Laissez moi savourer tranquille ce fantastique mal de crâne ! C’est vraiment pourri de travailler au guet, les gens ne respectent même pas vos heures de récupération de lendemain de cuite.&lt;br /&gt;-    « Le représentant du roi nous envoie ! Ouvrez ! ».&lt;br /&gt;Etrange, le sergent n’avait jamais remarqué à quel point il y avait de l’écho dans cette pièce du guet… Il avait une impression de déjà vu, mais il ne préféra pas y penser car cela lui donna la gerbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arbitrer un match de Bouré n’était pas une mince affaire. Vous étiez au beau milieu d’un combat entre deux armées de gros monstres pleins de muscles qui se foutaient sur la gueule aussi fort qu’ils le pouvaient. Oui il fallait avoir les nerfs solides. Surtout que derrière vous, une troisième armée était elle aussi prête à bondir à la moindre erreur de jugement de votre part. C’était un peu l’armée du comité de discipline. Une erreur de jugement (par erreur de jugement le comité de discipline entendait bien sûr un abus d’objectivité et d’impartialité envers l’équipe soutenue) et l’armée était lâchée pour vous lyncher. Oui ce n’était pas une mince affaire que d’arbitrer la Bouré. Mais le solde était en conséquence de tous les risques encourus. Et ce jours la, ce fut une finale des plus mouvementées que Crumb allait arbitrer. Il allait mériter sa prime de risque.&lt;br /&gt;En effet, il y eu un tampon qui bouleversa le cours du match. Un tampon durant lequel Crumb détecta une faute de « recours à la magie ». Il était clair que le gros avait usé de la magie sur le maigre. Aussi, de manière parfaitement légitime, Crumb siffla de toutes ses forces pour signaler la fraude.&lt;br /&gt;-    «  triiiiiiiiiii&lt;br /&gt;-    QUOI ? Je suis expulsé pour usage de la magie ?&lt;br /&gt;-    Triiiiiiiiii&lt;br /&gt;-    Mais monsieur l’arbitre, c’est cet homme qui a triché ! Regardez il empoisonne mon équipe avec ces épines !&lt;br /&gt;-    Triiiiiiiii&lt;br /&gt;-    Mais…. Monsieur l’arbitre je m’insurge devant une telle injustice !&lt;br /&gt;-    Triiiiiiii, dit l’arbitre en sortant de sa poche une carton rouge, signe d’explusion.&lt;br /&gt;-    Mais…. Saint-Cuthbert m’en est témoin, je ne laisserais pas une telle injustice restée impunie !! »&lt;br /&gt;Sur ces mots, le gros joueur s’empara de la jambe du maigre, et il commença à faire tournoyer ce dernier au dessus de sa tête, frappant l’arbitre.&lt;br /&gt;-    « Triiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii », répondit l’arbitre a cette agression, tout en sortant un carton noir de sa poche.&lt;br /&gt;Personne ne savait exactement ce que signifiait ce carton noir, les gens savaient juste que c’était une faute très grave. Et donc la vision de ce carton n’eut pas un effet très positif sur le comité de discipline (la foule), qui commença à descendre sur le terrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’arbitre Crumb allait devoir utiliser sa prime de risque pour se faire soigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La finale avait très mal fini. Ratonnade générale. Expulsions.  Disqualifications. Aucune récompense car le prix avait été volé. Plusieurs morts. Une pelouse à refaire. Des arbitres ne voulant plus arbitrer. Un stade fermé pour plusieurs mois… Ouah cette finale allait rester dans les annales de la Bouré ! Heureusement pour Gyorn, un noble passionné de Bouré qui avait fait le déplacement spécialement depuis la capitale du pays pour voir la finale, la bière avait malgré tout été au rendez-vous après cette fin de match mouvementée.&lt;br /&gt;Mais il avait quand même cher payé les kilomètres se disait-il. Pour un match aussi catastrophique. Deux jours de cheval pour ça, il n’était pas très sur que cela en valait la peine. Mais bon il avait au moins pu rendre visite a son cousin de Banghora, et il avait pu se taper une magnifique femme de joie sans la crainte de se faire démasquer par sa femme. Donc au moins pour ça, le déplacement avait été utile. Donc ça va, il n’était pas trop mécontent d’être venu.&lt;br /&gt;Ce sentiment s’envola le lendemain matin, au moment de partir. Il allait récupérer son cheval pour rentrer. Et il fut très désappointé d’apprendre a l’écurie de la ville qu’il allait devoir rentrer a pied ou payer un carrosse. Son cheval n’était plus la, il avait été « emprunté » par les voleurs du trophée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-249492946910329802?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/249492946910329802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-anecdote_21.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/249492946910329802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/249492946910329802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-anecdote_21.html' title='La compagnie des bras cassés - Anecdote IV'/><author><name>Gab</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01209754942092528744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-8200622046421284904</id><published>2009-06-17T04:18:00.000-07:00</published><updated>2009-06-21T12:57:04.209-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La compagnie des bras cassés - Anecdote III</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anecdote III : Born to be treacherous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais jamais la trouver! Cette ville est trop grande! Il doit y en avoir des centaines comme elle! Tout ca pour 20 pièce d'or... Je me suis fait avoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur cette pensée que notre messager arriva a Banghora. Il devait retrouver une "destination" (c'est comme ca que la caste des messagers appelaient les personnes a qui ils devaient remettre les lettres), et lui donner une lettre... Et voila... Messager, quel beau métier, et tout ca pour un solde ridicule. Et dire qu'il y en a qui se plaignent d'être miliciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, plus vite j'aurais trouvée c'te conne, plus vite je me casserai d'ici. Allez cherche messager, cherche!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était presque midi, mais notre brave messager n'avait pas faim, il se prendrait une bière lorsqu'il l'aurait trouvé. Il commença sa recherche dans les hôtels du coin, et il réalisa cette tâche dans la plus grande discipline : du moins cher au plus cher. Oui il fallait être un minimum organisé pour retrouver une destination, sinon vous pouviez y passer des journées entières!&lt;br /&gt;Aucun des hôtels pour pauvres n'avait constaté la trace de sa destination. Bonne chose, il aurait peut-être un pourboire. Le deuxième hôtel pour riches qu'il traversa fut le bon.&lt;br /&gt;Aux premiers abords, il se demanda si l'hotel appartenait a quelqu'un car il n'y avait personne a la reception. Mais après quelques secondes durant lesquelles il martela la sonette, un nain fit son apparition. "C'est bien ma veine..." maugréa le messager intérieurement.&lt;br /&gt;- "2 pièces d'or la nuit, payable d'avance" annonça le nain, sans même un signe de bienvenue.&lt;br /&gt;- "Bonjour monsieur, je ne souhaite que glaner quelques informations au sujet d'une personne que je recherche".&lt;br /&gt;- "Je ne sais rien, adressez-vous au Guet!" répondit le nain en tournant les talons, manifestement préssé de se replonger dans sa sieste.&lt;br /&gt;- "Si vous ne me répondez pas, vous risquez d'enerver certaines personnes très susceptibles...". Bluff, ce messager connaissait bien son métier, et il était passé expert dans la maitrise du bluff. Il faut dire que ce genre de situation était très fréquente. Le nain se retourna, visiblement très désapointé, mais à l'écoute.&lt;br /&gt;C'est la qu'il apprit qu'un groupe d'aventuriers perturbateurs lui avait apporté toute une série d'ennuis, et il y avait au sein de ce groupe une personne qui correspondait tout a fait a la description de sa destination. Il était sur la bonne voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, il avait rentrouvé sa destination. Il l'accosta tout près de l'hotel et s'assura dans un premier temps que c'était la bonne destination. Puis il lui remis la lettre et elle la lu a voie haute&lt;br /&gt;- "... vous semblez en grande difficultés pour mener a bien la mission qui vous a été confié, aussi nous avons décidé de venir vous preter main forte. Dites-nous où et quand, et nous serons là".&lt;br /&gt;A cette lecture, le visage de la destination se transforma. Cela ressemblait a un mélange de crainte et d'interrogation.&lt;br /&gt;- "On m'a demandé une réponse" dit le messager en lui tendant un crayon de bois.&lt;br /&gt;La destination resta immobile pendant un long moment, ne sachant quoi écrire. Manifestement la destination était perturbée par ce message.&lt;br /&gt;Au bout d'un moment, elle fini par écrire au dos de la lettre et rendit le tout au messager en partant, sans dire un mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde alors! Et mon pourboire!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement le messager ne prit pas de bière, il s'en alla et quitta la ville. L'air frais de la campagne le calmerais bien plus qu'une pinte de bière chaude au milieu de dizaines de poivreaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-8200622046421284904?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/8200622046421284904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-anecdote.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/8200622046421284904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/8200622046421284904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-anecdote.html' title='La compagnie des bras cassés - Anecdote III'/><author><name>Gab</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01209754942092528744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-2197151374379640511</id><published>2009-06-15T04:08:00.000-07:00</published><updated>2009-06-27T03:55:48.438-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La découverte du cadavre de Ferin a gravement choqué Marcus et Tordek. Cependant, ils n'auront pas le temps de faire leur deuil : le Diplomate dont ils devaient assurer la protection manque toujours à l'appel, et Glanix a un match dans quelques heures à peine. Dur temps pour la Compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XV - Looking for someone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(ou "A la recherche du demi-elfe perdu")&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus avait apparemment du mal à digérer la découverte macabre qu'il venait de faire. Tandis que Tordek essayait de réfréner les violentes émotions qui menaçaient de le submerger pour étudier rapidement le corps étendu devant lui, le jeune mage, ampli d'une rage frénétique, saisit le mendiant qui les avait menés ici et le plaqua contre le mur.&lt;br /&gt;"- Parle mécréant, où je te fais fondre le visage! Que s'est-il passé?"&lt;br /&gt;Avant d'obtenir une réponse, Marcus commença à asséner de lourdes frappes sur l'hère décontenancé, et Tordek dut s'interposer pour que le magicien se calme. Le miséreux était quasiment en état de catatonie, prostré sur le sol, et il allait dorénavant être difficile d'en tirer quelque chose. Le nain envoya Marcus chercher le reste de la troupe, pour le détourner un peu de l'immense peine qui obscurcissait apparemment son jugement. Pendant ce temps, il prit son temps pour obtenir les réponses du mendiant: celui-ci avait surpris Ferin en train de suivre discrètement un homme qui en portait un autre, apparemment inconscient. Alors qu'ils pénétraient tous dans la ruelle, une ombre furtive était tombée du toit sur Ferin et l'avait lestement poignardé, avant de disparaitre dans les ténèbres. Cela apparaissait à Tordek comme un assassinat net et sans bavure, et concordait avec l'unique blessure située dans le dos du Ferin. Le roublard avait de toute évidence était empoisonné à l'aide d'un poignard ou d'un stylet. L'oeuvre d'un professionnel.&lt;br /&gt;Le reste de la compagnie arriva alors, sur les pas d'un Marcus toujours hors de lui, qui frappa derechef le mendiant pour récupérer les quelques pièces qu'ils lui avaient donné. Le va-nu-pieds s'échappa et courut se réfugier ailleurs dans la ville, maugréant complaintes et malédictions à mi-voix.&lt;br /&gt;Des décisions devaient être prises. Tandis que certains voulaient partir directement suivre la trace du Diplomate et surtout du criminel (à l'image de Cyrielle), certains pensaient tout d'abord à apporter à leur défunt camarade un lieu de repos plus décent. Les aventuriers décidèrent finalement de se séparer en deux groupes : pendant que Cyrielle et Elphyr partiraient en reconnaissance, en essayant de retrouver la piste de l'assassin avec l'aide des dons de rôdeur du demi-elfe, les autres iraient rapidement déposer le cadavre de Ferin dans la maison de Tordek, en attente de trouver une dernière demeure plus digne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La piste datait de la veille. Nombre de gens étaient passés dans les ruelles, et les quelques signes de passage caractéristiques avaient toutes chances d'avoir disparu. Cependant, un homme chargé d'un autre se déplace d'un pas beaucoup plus lourd, et Elphyr fut en mesure de suivre le cheminement dans les ruelles mal famées de la cité jusqu'à une maison apparemment abandonnée, à laquelle la piste menait tout droit. Alors que la moinesse et le rôdeur envisageaient d'entrer jeter un oeil dans la bâtisse, ils furent surpris par un toussotement.&lt;br /&gt;" Bonjour, mademoiselle-monsieur!"&lt;br /&gt;Tous deux se retournèrent en brandissant arme ou poing pour se retrouver... devant le Diplomate!&lt;br /&gt;"- Comment allez-vous aujourd'hui?, continua-t-il comme si de rien n'était.&lt;br /&gt;- Mais... que faites vous ici? Nous vous croyions enlevé?&lt;br /&gt;- Enlevé? Que Nenni! Je me suis momentanément senti mal hier soir, sans doute après quelques excès de boisson, et un mien ami m'a transporté jusqu'à chez lui, ignorant où j'habitais.&lt;br /&gt;- Pourquoi ne m'avez vous pas réveillée pour que j'assure votre protection? demanda une Cyrielle troublée.&lt;br /&gt;- Je ne voulais pas vous réveiller. Je ne comptais que prendre un léger verre. Enfin tout cela n'est pas grave. Pourriez-vous tous deux me ramener jusqu'à mon domicile, s'il vous plait? Le quartier n'a pas l'air très sûr."&lt;br /&gt;Les deux aventuriers obtempèrèrent en échangeant des regards surpris. Ils n'avaient pas du tout envisagé cette éventualité, et le bavardage incessant du demi-elfe qui semblait de fort bonne humeur constrastait quelque peu avec leur humeur actuelle, et de plus les empêchaient de réfléchir correctement. Ils assurèrent néanmoins l'escorte de l'Officiel jusqu'à l'auberge, où il les congédia, en leur demandant de repasser vers 13 heures pour l'emmener au match de Bourrée de l'après-midi. Cela leur laissait deux heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le chemin jusqu'à la maison de Tordek fut on ne peut plus morose. Les compagnons portaient à bout de bras le cadavre de leur amis, et Marcus alternait entre larmoiements chétifs et crises de rage. Une fois arrivés à la maison du guerrier, ils étendirent la dépouille sur le lit nain pour s'en retourner retrouver leurs amis, en espèrant pouvoir exprimer leur rage et leur soif de vengeance sur les responsables de cet acte infâme.&lt;br /&gt;Quelle ne fut pas leur suprise quand ils les retrouvèrentau pied de l'Auberge du Vif-Argent! En apprenant qu'ils avaient remis la main sur le diplomate, ils furent quelque peu intrigués, mais refusant de rester inactifs, de peur d'affronter leur peine. Ils décidèrent donc de retourner à la maison abandonnée trouvée par la moinesse et le rôdeur afin de la fouiller de fond en comble. Elphyr crocheta rapidement la serrure, et ils entrèrent tous dans une pièce très peu éclairée. A peine eurent-ils le temps de s'engager un peu qu'une subite attaque par surprise s'abattit sur le groupe. Un combat féroce s'engagea immédiatement et, l'effet de surprise passé, les aventuriers prirent rapidement le dessus, profitant de leur supériorité numérique et mus par une volonté de vengeance.&lt;br /&gt;Les quatre assassins qui les avaient agressés ne firent pas long feu, et aucun quartier ne fut fait. Glanix invoqua une source de lumière magique, et une fouille minutieuse de la maison fut commencée. C'est en arrivant dans le cellier qui se trouvait au sous-sol qu'Elphyr découvrit... le Représentant du Roi! Une fois débaillonné, malgré sa fatigue, il ne manqua pas de faire savoir à Cyrielle et Elphyr (qu'il payait pour sa protection) tout le bien qu'il pensait de leurs services, et exigea de se faire amener le plus vite possible en lieu sûr.&lt;br /&gt;Reconnaissant la légendaire bonhommie et gentillesse de l'Officiel, Cyrielle comprit vite qu'elle avait eu aupraravant affaire à un imposteur, impeccablement déguisé (sans doute par le biais de la magie). Les aventuriers convinrent donc d'un plan : pendant que Glanix irait jouer au match de Bourrée (qui allait commencer prochainement) et que Marcus l'accompagnerait, pour se prémunir d'une quelconque intervention magique pendant le match, Tordek emmènerait le diplomate au Monastère local de Saint-Cuthbert, sous la recommandation de Glanix, qui lui confia sa chevalière de l'ordre pour permettre une meilleure identification de la part de l'Abbé. Enfin, Elphyr et Cyrielle joueraient la comédie, et escorteraient l'imposteur au match comme prévu, afin d'essayer de se renseigner plus sur lui, voire de le piéger, au gré des événements.&lt;br /&gt;Chacun partit remplir sa tâche, l'après-midi allait être longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tordek n'était pas content : plutôt que d'aller régler son compte à cet infâme imposteur qui ne méritait que la mort (et qui était sans doute en partie responsable de la mise à sac de sa demeure, grief qui lui tenait lourdement à coeur), il se retrouvait à escorter une lopette de demi-elfe, imbu de sa personne, caractériel, qui déversait un flot ininterrompu de remontrances, et pire que tout, susceptible. S'il y avait bien un trait de caractère que ne supportait pas Tordek (qui était bonne poire, quand même, rien qu'à voir comme il acceptait des étrangers dans sa maison), c'était la susceptibilité. ça le foutait en rogne systématiquement.&lt;br /&gt;Restait à choisir le chemin à prendre. Il fallait miser tout sur la sureté, il était nécessaire de bien planquer l'autre demi-race, et les grandes avenues seraient un endroit trop aisé pour se faire reconnaître et se faire piéger. Tordek décida donc d'emprunter les ruelles. En plus, il connaissait cette ville comme sa poche, c'était sa ville! Celui qui pourrait le surprendre en ce lieu n'était pas encore né!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Une ombre s'abattit des toits sur le nain, et lui porta un furieux coup dans le dos, avant de s'enfuir en courant, laissant le nain inconscient, étendu au milieu de la rue, et un diplomate affolé galoper en agitant des bras et en criant frénétiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand Elphyr et Cyrielle arrivèrent à l'Auberge, ce fut pour trouver la chambre vide de tout diplomate, imposteur ou autre. Une fouille rapide ne donna rien (même si Elphyr était persuadé d'avoir aperçu une licorne sous le lit), et ils ressortirent tous deux bredouilles, sous le regard noir de l'aubergiste. Arrivés dehors, ils tombèrent sur le Diplomate, le vrai, habillé des mêmes fripes que celles dans lesquelles ils l'avaient trouvé quelques dizaines de minutes auparavant. Il était dans tous ses états, et mis quelques minutes à leur expliquer ce qu'il venait de se passer. Le rôdeur et la moinesse se ruèrent dans les ruelles pour arriver au corps du guerrier nain.&lt;br /&gt;La solide constitution naine avait préservé la vie dans le corps meurtri de Tordek, mais il n'y avait pas de temps à perdre, il fallait trouver un moyen de le ramener à la vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Marcus s'ennuyait, et c'était insupportable. Il avait pensé que partir à l'aventure serait plus intéressant que ça, une vie faite de découvertes d'artefacts, de nouveaux sorts, et de franche camaraderie. Au lieu de ça, la vie n'était faite que de discussions avec des personnes aux intérêts totalement triviaux, de sorts de bas étage et de mauvaises surprises. Son meilleur ami venait de se faire tuer pour protéger la vie d'un Diplomate pompeux, et au lieu d'essayer de trouver le coupable, ou même d'essayer de trouver des sorts qui lui permettraient éventuellement de pouvoir exercer une vengeance, il était assis sur un gradin inconfortable au possible à se faire un infliger un spectacle grotesque de brutes qui se tapaient dessus pour un ballon. Il se demandait vraiment pourquoi le commun des mortels respirait avec ses boyaux et non avec son cerveau. Au moins l'équipe de Glanix était-elle en train de gagner haut la main, ce qui lui permettait de s'abstenir de faire intervenir sa puissante magie pour une cause aussi ridicule.&lt;br /&gt;Soudain, il vit une forme se diriger rapidement vers lui. Il était à deux doigts de lui lâcher une flèche acide quand il reconnut Elphyr qui semblait fort pressé. Le demi-elfe arriva en courant:&lt;br /&gt;"- Vite Marcus, il nous faut une potion de soins! Tordek est mourant, et l'apothicaire est fermé pendant le match!"&lt;br /&gt;Marcus ne fit ni une ni deux même s'il n'avait pas tout compris, et donna deux potions de soins qu'il avait avec lui depuis forts longtemps au demi-elfe qui repartit aussi sec.&lt;br /&gt;Deux secondes d'animation, avant de se replonger dans la morne contemplation de l'imbécilité de la population Banghorienne. Quelle joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les aventuriers se retrouvèrent tous le soir au Monastère de Saint-Cuthbert. Glanix avait gagné son match (après une bonne prestation personnelle dont il était assez fier) contre des fiers barbares, assez brutaux mais très fair play. Il était revenu de suite avec Marcus, et finit de prodiguer les soins nécessaires à Tordek (qui allait déjà nettement mieux grâce à la potion donnée par Marcus) pour sa récupération. Le nain était circonspect  et soutenait qu'il y avait forcément des sortilèges derrière l'attaque qui n'aurait pu le prendre à surprise dans le cas contraire. Il était convaincu de la présence d'un magicien dans les rangs adverses (dont personne ne savait rien). Il n'y avait pas eu de trace de l'imposteur (Marcus parla d'une espèce magique nommée Doppelganger, et semblait très intéressé par la théorie magique de ses créatures maléfiques).&lt;br /&gt;Le monastère manquant de place (l'hospitalité n'étant pas le but premier de l'ordre de Saint-Cuthbert, et l'abbé ayant déjà fait une sévère entorse à ses principes en accueillant un représentant du Roi dans ses locaux), les compagnons décidèrent de retourner se reposer chez Tordek. Ils rentrèrent une fois la nuit tombée, et furent très prudent sur tout le chemin. L'arrivée chez Tordek fut un vrai soulagement, jusqu'à ce que, une fois tout le groupe entré, la porte ne se ferme.&lt;br /&gt;Ils étaient entourés de cinq individus encapuchonnés, dont un mastodonte qui se tenait devant eux, un sourire narquois aux lèvres. Et ses premières paroles furent :&lt;br /&gt;"Bien joué, Cyrielle!".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-2197151374379640511?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/2197151374379640511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xv.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/2197151374379640511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/2197151374379640511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xv.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XV'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-1178080579672121997</id><published>2009-06-10T03:42:00.000-07:00</published><updated>2009-06-10T07:29:39.584-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XIV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après 24 heures mouvementées (entre les attaques nocturnes et les matches cruciaux de Bourrée),  les aventuriers avaient bien besoin d'un peu de repos bien mérité. C'est donc après une longue et bonne nuit que la compagnie se réveilla assez tard, même le matinal Glanix ayant dormi plus qu'à l'habitude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XIV - Til' Death do us part&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(ou "séparations tragiques")&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand tous se réveillèrent, quelque chose d'inhabituel se fit de suite remarquer. Aucune mauvaise humeur au réveil, aucun juron, grognement, râlement. Quelque chose de si inhabituel avec cette Compagnie que tous sentirent qu'un événement particulier était arrivé pendant la nuit. Et au bout de quelques minutes de réflexion, l'évidence leur apparut : Ferin n'était pas là. Celà ne les avait pas frappés tout de suite, car le roublard était de manière générale le dernier à se lever, et n'était en général pas très loquace avant les heures qu'il considérait comme "normales" (c'est à dire environ le milieu de l'après-midi). Ce n'était pas dans ses habitudes de ne pas rentrer au petit matin de ses escapades nocturnes. Ce n'était pas non plus son style de laisser des bourses pleines d'or avec son équipement... La troupe commença à s'inquiéter, et après une rapide et sommaire fouille de la maison, décida de partir en ville s'enquérir d'une trace du roublard.&lt;br /&gt;Ils passèrent tout d'abord, sur conseil de Tordek, à la banque, pour vérifier que tout était en ordre (et surtout que l'objet de leurs convoitises n'avait pas été dérobé). Ils durent parlementer longuement avec un nain suspicieux avant que celui-ci ne consente (sur évocation de Tordek de leur passé commun, et sur promesse de l'offre prochaine d'une bière) à aller vérifier que tout était en ordre. Ils allèrent ensuite à l'hôtel, rejoindre Cyrielle, voir si tout allait bien pour elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troupe fut accueillie plutôt froidement par l'hôtelier nain, qui commençait à voir en ces clients une perpétuelle source d'ennuis. De plus, il avait l'air d'humeur encore moins amène qu'usuellement.&lt;br /&gt;"- Encore Vous! Je croyais vous avoir demandé de ne plus poser les pieds ici!&lt;br /&gt;- Du calme, Aubergiste, nous sommes juste venu récupérer notre amie, et escorter le dignitaire au match de Bourrée, répondit Tordek sans sourciller, nous ne te causerons aucun problème.&lt;br /&gt;- Ouais, ben à ce sale demi-elfe, vous lui direz de faire moins de bordel la nuit! J'ai pas pu fermer l'oeil, avec tout le barouf qu'il a fait cette nuit!&lt;br /&gt;- Du bruit? Mais quel genre? demanda Elphyr, le ton inquiet.&lt;br /&gt;- J'sais pas moi, devais faire la nouba, ça sautait, ça cognait contre le sol, les murs... Vous m'en refoutrez des invités comme ça, j'm'en passe, moi. Roi ou pas roi, s'il refait une nuit comme ça, je l'expulse, moi!"&lt;br /&gt;Avant qu'il ait fini sa phrase, Elphyr et Tordek s'étaient rués dans les escaliers. Arrivés à l'étage, ils entrèrent en trombe dans la chambre de Cyrielle... qu'ils réveillèrent. Elle était couchée sur son lit et dormait en petite tenue (ce qui eut pour effet de faire rougir jusqu'au pointe des oreilles le prude demi-elfe). Elle se réveilla de suite, et se mit immédiatement en posture de combat, avant de reconnaître les intrus.&lt;br /&gt;"- Qu'est-ce que vous faites dans ma chambre? Vous ne dormiez pas chez Tordek?"&lt;br /&gt;Mais avant de finir sa phrase, elle constata par la luminosité qu'il était bien plus tard qu'elle ne pensait.&lt;br /&gt;"- Mon Dieu, je ne me suis pas réveillée!"&lt;br /&gt;Mais le guerrier et le rôdeur étaient déjà partis voir si le diplomate allait bien. Ils furent arrêtés par la porte, qui était verrouillée. Cyrielle les rejoint bientôt après s'être rapidement habillée. Devant l'huis clos, elle ne se posa pas de questions, et fit exploser la serrure d'un coup de pied bien senti. Ils entrèrent dans une pièce vide de toute présence. Le lit était défait, la fenêtre ouverte, mais plus de trace du représentant du Roi. Il y avait apparemment eu une lutte durant la nuit, et Cyrielle ne s'était même pas réveillée, à son grand dam. Les compagnons étaient maintenant à la recherche de deux personnes, et Cyrielle ne pouvait arrêter de se blâmer pour avoir manqué à son devoir.&lt;br /&gt;La Compagnie décida de se diviser en deux équipes : pendant que Glanix, Cyrielle et Elphyr iraient chercher des traces du diplomate (et peut-être de Ferin) au Stade (un match de Bourrée se jouait le matin), les autres partiraient à la Taverne chercher des traces du roublard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Gardes demandaient une entrée honteusement chères aux aventuriers. Glanix essaya bien de faire passer son statut de joueur reconnu pour obtenir un accessit spécial, mais son ton pompeux fut assez mal pris de la parte des guichetiers, et il se vit rabrouer assez rapidement. Alors que Cyrielle eut la présence de conscience de jouer sur sa qualité de protectrice de représentant du Roi. Impossible de dire si le garde fut plus impressionné par l'éloquence ou par la présence physique de Cyrielle (surtout au niveau de la poitrine), mais il laissa le passage à Cyrielle et Elphyr, qui partirent fouiller sommairement le stade. Aucune trace de Ferin, ni du Diplomate où que ce soit, le mystère restait entier. Vérifier toutes les tribunes prirent beaucoup de temps à la moinesse et au rôdeur, et une heure et demie avait passé avant qu'ils ne rejoignent Glanix dehors, qui était plongé dans une profonde méditation religieuse. Ils décidèrent de retrouver leurs compagnons, qui devaient se trouver dans les environs de l'Auberge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, Tordek insista pour passer d'abord à la Maréchaussée, afin de déterminer si quelques voleurs à la sauvette avait été enfermé pendant la nuit (malgré l'estime qu'ils portaient maintenant à leur compagnon qui s'était montré, si ce n'est valeureux, au moins digne de confiance, ils étaient conscients de ses divers travers, et de la possibilité que ses activités nocturnes ne soient pas en totale concordance avec la loi locale). Ils furent assez mal accueillis par des gardes encore saouls de la nuit au poste, qui avait apparemment assez mouvementée (les gardes avaient apparemment fait l'acquisition en début de soirée de deux filles de joie pour la nuit, et en avaient profité pour faire une fête assez épique). Il fut rapidement clair, au vu de l'état des gardes comme de celui du Poste du Guet qu'il était totalement hors de question que la justice eût été rendu cette nuit, et ils repartirent bredouille.&lt;br /&gt;Tordek n'était pas un nain pour rien. Une fois son hypothèse écartée, il s'obstina à vouloir repasser à la banque, afin de vérifier que le caillou n'avait pas été volé depuis leur dernier passage. Malgré les protestations de Marcus, ils se dirigèrent donc vers la Banque, où cette fois le nain ne parvint pas à convaincre son ancien collègue d'aller re-vérifier le coffre du directeur, et faillit même se faire expulser manu-militari après avoir quelque peu haussé la voix. Ils repartirent cependant certains qu'il ne s'était rien passé à la banque, le dispositif de sécurité ne semblant pas en alerte.&lt;br /&gt;Ils arrivèrent enfin à la taverne, en compagnie d'un nain maussade, qui faisait profiter de sa mauvaise humeur à toute personne s'approchant un tant soit peu de lui (avec une ostensible mauvaise foi, le guerrier laissait trainer sa hache dans la jambe des gens, et ne répondait aux protestations qu'avec des grognements gutturaux).&lt;br /&gt;La Taverne leur apporta un peu plus de réponse. Si personne n'avait vu trace de Ferin (malgré une description exhaustive du personnage, le tavernier ne semblait pas s'en rappeler, et le bookmaker, qui visualisait bien le personnage de par ses récents gains aux paris, ne l'avait plus vue depuis la veille dans la journée, quand il était passé retirer son argent), le tavernier avait eu un témoignage de première main au sujet du Diplomate Demi-Elfe.&lt;br /&gt;"- Ouais, j'ai un client qui l'a vu, hier! Apparemment, il avait trop bu, il se faisait ramener chez lui par un mec! Complètement lessivé, le gars. Encore une preuve que les demi-races savent pas boire! dit-il avant de lancer son grand rire jovial.&lt;br /&gt;- Et vous saviez d'où il venait? Où il se dirigeait?, demanda Marcus.&lt;br /&gt;- Où il allait, ça, je sais pas, sans doute chez lui, je sais pas où il crèche. Ou chez le gars qui le ramenait!!! Par contre, il venait de la droite... Vu qu'il y a pas masse de bars en ville, j'imagine qu'il était à la Taverne Grise. ça m'étonne d'un officiel - c'est un endroit assez mal famé, vous savez, je pourrais vous en raconter des histoires - mais bon, on sait jamais, hein, les gens de la haute, ils se sentent toujours plus importants que nous! D'ailleurs, ça me rappelle cette Comtesse qu'était descendue en ville..."&lt;br /&gt;Les deux aventuriers durent subir une diatribe contre les nantis remplie d'anecdotes plus cocasses les unes que les autres pendant une dizaine de minutes, avant de pouvoir s'échapper. Ils partirent tout droit en direction de la Taverne Grise.&lt;br /&gt;Un endroit mal famé était un euphémisme. Malgré son positionnement au Centre de la Ville, ce débit de boisson était sombre, empli de fumée, et tout le monde parlait à demie voix. Quand les compagnons entrèrent, tout les yeux se rivèrent sur eux, et ne les lachèrent plus. Un tavernier à la limite de l'impolitesse refusa de répondre à leurs questions tant qu'ils ne consommeraient pas. Pour refuser d'y répondre aussi une fois les consommations achetées. Ce ne fut qu'une fois que Marcus lança un sort de Charme sur sa personne qu'il se montra plus coopératif, mais il ne se révéla pas très informatif : il n'avait vu aucun demi-elfe pendant toute la nuit précédente, ni de Roublard d'une autre ville que la sienne. Une fois ces renseignements récupérés, Marcus et Tordek sortirent assez rapidement, quelques habitués ayant constaté quelque chose d'anormal dans l'attitude du tenancier et se rapprochant dangereusement.&lt;br /&gt;Les deux compagnons étaient assez déprimés, quand un mendiant, apparemment faible d'esprit s'approcha d'eux. Alors qu'un Marcus désabusé lui lançait une pièce de cuivre (sous l'oeil désapprobateur de Tordek qui voyait là un gachis inadmissible), l'apprenti mage eut la présence de d'esprit de s'informer auprès du pauvre hère.&lt;br /&gt;"- Dites moi, mon brave, vous n'auriez pas vu un demi-elfe porté par un autre homme dans ce quartier, cette nuit, par hasard?&lt;br /&gt;- Non, mon précieux, tout ce que j'ai vu cette nuit, c'est mon nouveau Trésor!!!&lt;br /&gt;- Votre nouveau Trésor? De quoi s'agit-il?&lt;br /&gt;- Je peux le montrer aux gens, mais ça coutera une belle pièce bien brillante.&lt;br /&gt;- Amène nous y, et tu auras deux belles pièces très brillantes, manant, lança Tordek, maintenant intéressé."&lt;br /&gt;Le mendiant sembla content du marché proposé, et fit signe aux deux aventuriers de les suivre, avant de s'éloigner en boitant. Ils le suivirent jusqu'à une ruelle sombre, située non loin de là. Le trésor, se révéla être une masse informe dans un sombre recoin de la ruelle. En s'approchant, ils reconnurent la forme d'un corps. En le retournant, Tordek poussa un cri de rage, tandis que Marcus laissa échapper un gémissement de désespoir : ils avaient retrouvé Ferin, mais trop tard.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-1178080579672121997?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/1178080579672121997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xiv.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/1178080579672121997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/1178080579672121997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xiv.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XIV'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-5371994583996154712</id><published>2009-06-01T04:04:00.001-07:00</published><updated>2009-06-10T03:48:41.758-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XIII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après une nuit agitée, les aventuriers se retrouvent maintenant fatigués, et avec un prisonnier à interroger sur les bras. Se faire attaquer pendant son sommeil peut porter sur les nerfs, et la journée suivante pourrait être assez tendue...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XIII - The Show must go on&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(ou "Amours, délices et Ogres")&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois les explications terminées, les compagnons prirent le parti d'aller interroger immédiatement le prisonnier, afin d'en savoir plus sur les événements de la nuit, et les motivations de leurs agresseurs. Ils entrèrent tous en même temps dans la chambre où reposait le guerrier, qui dormait, sans doute fatigué des nombreuses blessures qu'il avait reçu pendant le combat. Cyrielle se chargea de le réveiller à l'aide de quelques claques portées assez durement. La brute se réveilla, l'air paniqué, et mis quelques secondes à comprendre où il était. Son visage se ferma, et une sombre résignation s'immisca dans ses yeux.&lt;br /&gt;" -Nous voulons savoir pourquoi vous nous avez attaqué cette nuit. Et qui a commandité cette attaque. Si vous parlez, tout se passera bien, commença Elphyr.&lt;br /&gt;- Je ne dirai rien, vous pouvez me tuer, répondit l'homme.&lt;br /&gt;- Vous pensez que nous ne sommes pas capables de vous faire de mal?"&lt;br /&gt;Un sourire narquois répondit à ces mots, ce qui n'eut pas le gout de plaire à Glanix, qui caressait sa masse d'armes depuis qu'il était rentré dans la chambre. Il la brandit et réduisit la moitié du lit en petit bois.&lt;br /&gt;"- La vengeance doit être appliquée! Cet homme doit mourir!"&lt;br /&gt;Cette sortie impressionna le bandit, et une lueur d'effroi était maintenant visible dans son regard.&lt;br /&gt;" - Je ne sais rien! Notre mission était juste de tuer l'occupant de cette chambre, on ne pensait pas atterrir sur une quelconque opposition!&lt;br /&gt;- Qui vous a fait faire ça?&lt;br /&gt;- Le contrat et l'argent ont été posté dans la boite aux lettres habituelle, je n'ai eu aucun contact avec le client!&lt;br /&gt;- Vous ne le rencontrerez plus?&lt;br /&gt;- Non! C'est pas comme ça que ça se passe, je vais pas prendre le thé avec mes clients, quand même!&lt;br /&gt;- Donc vous ne nous servez à rien." conclut Glanix, avant de fracasser le crâne de l'homme couché. Tous les compagnons le contemplèrent, étonnés de la soudaine violence du prêtre.&lt;br /&gt;" - Cet homme devait être condamné. Saint Cuthbert le jugera pour ses crimes. Je n'ai fait que ce qui devait être fait. Bon, on va manger quelque chose?"&lt;br /&gt;Etonnamment, tout le monde n'avait pas faim, et les aventuriers se concertèrent sur la démarche à suivre. Le maître d'hôtel leur avait demandé de disposer des corps. Mais d'autre part, qui pouvait savoir que le représentant du Roi était dans cette chambre? Certains moyens magiques pouvaient permettre de le savoir, mais la seule personne physique à connaitre la distribution des chambres était le Maître d'Hôtel lui même. Et se promener en ville avec des cadavres pourrait attirer l'attention, même à cette heure matinale.&lt;br /&gt;D'autre part, il était sans doute sage de rester auprès du diplomate : ce serait lui qui porterait la pierre, et s'attirer ses bonnes intentions pourrait être le meilleur moyen de se rapprocher de l'artefact..&lt;br /&gt;Une décision fut prise : tandis que Glanix et Tordek iraient au Guet rapporter l'attaque qu'ils avaient subie, Cyrielle, Elphyr et Ferin mettraient leurs compétences au service du diplomate, pour le protéger d'éventuelles autres attaques. Marcus, lui, irait interroger le Maître d'Hôtel afin de voir s'il était au courant de quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand Cyrielle frappa à la porte, le diplomate ne mit pas longtemps à répondre. Il avait l'air assez tendu, toujours aussi distant et froid que la veille.&lt;br /&gt;" - Que me voulez-vous?&lt;br /&gt;- Nous voulions nous assurer que tout allait bien après les événements de cette nuit...&lt;br /&gt;- Tout va bien.&lt;br /&gt;Alors que la porte recommençait à se fermer, Cyrielle cala son pied dans l'embouchure pour la bloquer, et reprit la parole.&lt;br /&gt;- Nous avons considéré avec mes amis que vous étiez quelque peu en danger, et nous nous proposions de mettre nos services à votre disposition, afin d'assurer votre protection d'ici à ce que vous receviez une escorte digne de votre rang pour la cérémonie.&lt;br /&gt;- Contre rémunération, ajouta Ferin, ne perdant pas le nord.&lt;br /&gt;Le demi-elfe parut songer à la proposition quelques secondes, en regardant les trois membres de l'équipe qui se tenaient en face de lui.&lt;br /&gt;- Vous trois? Pas le petit nain teigneux que j'ai eu le malheur de rencontrer hier?&lt;br /&gt;- Non, juste nous trois, répondit Cyrielle.&lt;br /&gt;Après avoir jeté un regard dédaigneux à Ferin qui n'apparaissait effectivement pas comme le garde du corps idéal, le regard du représentant royal se posa sur Elphyr, et un léger hochement de tête montra son approbation.&lt;br /&gt;- Au vu des événements de cette nuit, il serait peut être effectivement plus sage que vous assuriez ma protection. Je vous engage à raison de vingt pièces d'or par jour, vous ne me parlerez que quand je vous adresserai la parole, vous me suivrez où que j'aille, et vous vous portez garants de ma sécurité personnelle à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il est bien sûr hors de question que vous pénétriez dans mes quartiers, mais vous résiderez autour. Est-ce d'accord?&lt;br /&gt;- Nous acceptons, répondit Cyrielle, tandis que Ferin et Elphyr avaient tout de suite l'air moins confiants.&lt;br /&gt;Le demi-elfe disparut quelques minutes, avant de revenir avec des contrats tout prêts, qu'il fit signer aux trois aventuriers.&lt;br /&gt;- Vous reviendrez me chercher à 10h, nous irons voir le match de Bourrée de ce matin. Ne soyez pas en retard, je déteste attendre."&lt;br /&gt;Sur ces paroles, il rentra dans sa chambre, en fermant lourdement la porte. Les compagnons se retrouvèrent seuls sur le pas de la porte, quelque peu désemparés, et un peu effrayés à l'idée de passer trois jours avec ce personnage largement antipathique à leurs yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand Marcus arriva devant l'accueil de l'hôtel, celui-ci était vide. A côté du guichet, une porte était fermée, et dessus, le jeune apprenti vit un écriteau où l'on pouvait lire "Occupé, ne pas déranger". Cependant, le jeune mage était pressé, et n'avait pas envie de repasser. Il n'était pas né le jour où un homme commun (ou un nain) ferait attendre un mage par son bon vouloir! Marcus s'approcha donc de l'huis, et frappa à coups répétés.&lt;br /&gt;"- Qu'est-ce que c'est? demanda une voix endormie.&lt;br /&gt;- Bonjour, je suis Marcus, le magicien, un client du dernier étage de votre hôtel. J'aurais quelques questions à vous poser concernant votre éventuelle implication dans les événements de cette nuit.&lt;br /&gt;- Je dors, repassez plus tard!&lt;br /&gt;- Non monsieur, ce n'est pas comme cela que ça se passe. Sortez, vous n'échapperez pas à cette discussion, ni à vos responsabilités.", répondit Marcus, d'un ton intransigeant.&lt;br /&gt;Peut-être trop intransigeant se dit-il quand il entendit un rugissement de colère, et des lourds bruits de pas. Il recula de quelques pas, et fit bien, car la porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître un nain en guêtres, avec une hache de combat, et l'air furibond.&lt;br /&gt;"- Vous osez me déranger dans mon sommeil?&lt;br /&gt;- Oui, il s'avère que vous seul étiez au courant de qui dormait où dans cet hôtel. Ne seriez vous pas celui qui a refilé ces renseignements au commanditaire de l'attaque de cette nuit?&lt;br /&gt;- Et vous m'accusez en plus? demanda le nain, visiblement hors de lui.&lt;br /&gt;- Comprenez bien qu'une logique cartésienne pointe tout droit vers vous, et votre attitude qui n'est pas très coopérative n'est pas pour vous disculper! Je vous demanderai donc de vous calmer, et de répondre à mes questions, si vous ne voulez pas attirer les soupçons un peu plus sur vous." continua Marcus, d'un ton légèrement réprobateur.&lt;br /&gt;A ces mots, le nain eut toutes les peines du monde à réfreiner ses pulsions meurtrières :&lt;br /&gt;"-Dégagez de mon hôtel, et n'y remettez plus jamais les pieds. Tordek et ses amis ne seront plus les bienvenus ici, et surtout vous, si je vous revois dans ma bâtisse, je vous arrache les bras.&lt;br /&gt;- Mais vous nous avez demandé d'enlever les corps, avouez que c'est suspect de votre part!"&lt;br /&gt;Mais le nain n'entendit pas ces derniers mots (heureusement pour Marcus, qui n'avait pas encore très bien assimilé la susceptibilité naine), ayant déjà claqué la porte au nez de Marcus. Qui forgeait maintenant de lourds soupçons sur la personne de l'hôtelier. Il y réfléchit en se dirigeant vers la place du marché, point de rendez-vous avec les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tordek marchait d'un pas décidé vers le Guet, en compagnie de Glanix. Les deux combattants n'ayant pas pris soin de laver les diverses taches de sang qui parsemaient leurs tuniques, leurs aspect faisait un peu peur à voir, et les quelques passants s'écartaient sur leur chemin. Quand ils arrivèrent au Guet, cependant, ils furent bien accueillis, le Nain étant assez connu dans la commune, et d'une probité renommée.&lt;br /&gt;"- Que nous vaut l'honneur, Tordek? demanda le garde de permanence, qui était nonchalamment vautré sur un siège qui semblait assez confotable, en mangeant des cuisses de poulet.&lt;br /&gt;- Nous venons faire état d'une agression.&lt;br /&gt;- Oh? Dans notre belle ville? Et qui avez vous agressé?&lt;br /&gt;- Non, interrompit Glanix, nous ne sommes pas les agresseurs, mais les victimes.&lt;br /&gt;- ça se voit, dit le fonctionnaire d'un ton ironique qui eut le don d'agacer prodigieusement Tordek.&lt;br /&gt;- L'attaque visait le représentant du roi.&lt;br /&gt;- Et? Que venez vous faire là dedans?&lt;br /&gt;- Nous nous sommes interposés, et avons occis les malandrins. Sauf un, qui a pris la fuite.&lt;br /&gt;- Et le fuyard veut votre peau?&lt;br /&gt;- Non, pas que nous sachions.&lt;br /&gt;- Alors, en quoi cela nous concerne-t-il? Tout est bien qui finit bien, non?&lt;br /&gt;A ces mots, Glanix verdit un peu.&lt;br /&gt;- Vous allez tout de même ouvrir une enquête! Justice n'est pas faite! lança-t-il d'une voix assez aggressive, qui eut le ton de ne pas plaire au représentant des forces de l'ordre.&lt;br /&gt;- Vous voulez une enquête? On va vous en donner une! Gardes, emmenez-moi ces deux là au trou, qu'on voit pourquoi ils ont tué des gens cette nuit!&lt;br /&gt;Les gardes se rapprochèrent et mirent les mains sur les épaules des deux aventuriers. Glanix avait déjà la main sur sa masse d'armes lourdes (il aimait aussi peu que le nain que sa probité soit remise en cause), mais le nain calma le jeu.&lt;br /&gt;- Non, non, attendez, nous nous sommes sans doute mal exprimés, laissez moi vous relater les faits de cette nuit plus en détail.&lt;br /&gt;Le fonctionnaire lui fit un signe de la tête, et Tordek raconta alors assez en détail comment l'attaque de la nuit avait eu lieu. Le soldat du Guet n'avait visiblement pas le diplomate demi-elfe dans son coeur, mais il ne pouvait pas non plus fermer les yeux sur une attaque caractérisée sur un représentant de l'autorité.&lt;br /&gt;- Donc si je comprends bien, l'attaque visait le représentant du roi? demanda le garde&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Et vous avez stoppé cette attaque?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Les agresseurs sont tous morts ou en fuite?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Ben on a bien fait notre boulot alors, non?&lt;br /&gt;Tordek et Glanix mirent en jeu toute la mauvaise foi dont ils étaient capables.&lt;br /&gt;-Oui...&lt;br /&gt;- Parfait! On passera débarasser les corps. On va vous tarifer ça une pièce d'or par personne. Vous payez tout de suite, ou sur place?&lt;br /&gt;Tordek commençait à son tour à porter la main sur sa hache, mais Glanix l'interrompit.&lt;br /&gt;- C'est bien sûr l'hôtelier qui va couvrir ces frais, c'est son hôtel après tout."&lt;br /&gt;Sur ces paroles, les aventuriers sortirent du poste du Guet après de brèves salutations, et ils se dirigèrent vers le point de rendez-vous, tandis que Glanix exprimait à Tordek à quel point il était indigné de l'incompétence des forces de l'ordre locales, qui n'étaient pas sans lui rappeler celle de sa ville natale d'Erose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les aventuriers firent état des différentes conclusions de leurs divers rendez-vous. Tordek ne voulait même pas envisager la possibilité de la culpabilité d'un nain. Il commençait même à s'énerver du fait qu'il se retrouvait fâché avec lui par la faute de Marcus, quand il se souvint qu'ils avaient fait facturer le débarassage des cadavres à celui-ci, ce qui eut pour effet de le calmer. Cela dit, les nouveaux gardes du corps allèrent chercher le diplomate pour rejoindre le Stade, tandis que les autres y allèrent directement, et tous regardèrent le match de Bourrée, afin de se renseigner un peu plus sur ce sport. Le match du matin (les Ours de Cargenheim contre les Lapins d'Ersatine) fut assez intéressant, les outsiders lapins menant tout le match, avant de s'effondrer dans les dernière minutes. Au grand dam de Ferin qui avait misé quelques pièces sur eux (au vu des cotes qui garantissaient un gain record en cas de victoire), mais à la joie du diplomate, qui était manifestement partisan des favoris. Glanix, de son côté, eut un bref entretien avec son coach, qui lui décrivit le principal atout de leurs adversaires du jour : un massif demi-ogre, capable à lui tout seul d'écraser quelques adversaires de taille humaine. Le travail de Glanix serait de museler ce mastodonte (voire de l'éliminer complètement, si cela était possible). La tâche paraissait ardue, tant le demi-ogre était impressionnant à voir.&lt;br /&gt;Pour la pause déjeuner du midi, les aventuriers se retrouvèrent à la même taverne que précédemment, qui servait un ragoût fort nourrissant (l'émissaire royal était rentré manger à l'hôtel, sous la garde de Cyrielle et Ferin). Tordek prit sur ses finances de payer anonymement un pichet de bière à l'équipe adverse de l'après-midi, qu'ils éclusèrent avec forces chansons. Visiblement, ils étaient assez confiants pour le match de l'après-midi. Cela ne laissait présager rien de bon. Marcus eut une idée:&lt;br /&gt;" - Je sais que vous êtes réticents à toute forme de tricherie, Glanix. Mais peut-être pourrions nous mettre toutes les chances de notre côté, la fin justifie les moyens. Si jamais je pouvais user de mon sort de Charme-personne, je pourrais ordonner au demi-ogre d'attaquer illégallement un de vos coéquipiers, voire un des siens. Ceci faisant, le demi-ogre se ferait expulser du match! Ou alors, lui demander de se laisser tomber quand vous lui foncez dedans? Qu'en pensez-vous?&lt;br /&gt;Glanix se tut de longues minutes après avoir ouï cette proposition. Tricher lui répugnait, mais d'autre part, la quête dont il était garant nécessitait sans doute des sacrifices, même si cela nécessitait d'enfreindre quelques principes qui faisaient son mode de vie sacerdocal.&lt;br /&gt;- Vous avez peut-être raison, Marcus, même s'il m'en coute de le dire. Je fais confiance à votre puissante magie pour favoriser nos chances dans ce match."&lt;br /&gt;Ces dures paroles prononcées, Glanix finit son repas sans un mot, et regagna ensuite le stade. Pendant ce temps, Marcus essaya de guetter si jamais le demi-ogre se retrouvait isolé, afin de déceler une opportunité pour lancer son sort. Malheureusement, les compagnons du pachyderme ne le lâchèrent pas d'une semelle, et Marcus se retrouva bientôt dans les tribunes en compagnie des autres, à attendre le coup d'envoi du match.&lt;br /&gt;Se rendant que le brouhaha ambiant dissimulerait son enchantement, et que l'arbitre n'était pas attentif, le jeune mage lança enfin son sort. Le demi-ogre eut un changement d'attitude... mais impossible de dire si le sort avait marché!&lt;br /&gt;Glanix, lui, n'avais pas prêté attention au jeune mage, il était tout à son match. Dès que le sifflet retentit, il fonça tête baissée vers le demi-ogre, le regard meurtrier. Il se trouvait à cinq mètres à peine, se préparant à l'impact, quand un de ses coéquipiers cria pour attirer son attention, et lui envoya la balle. Le prêtre détourna sa course, saisit la balle au vol, contourna l'adversaire, étrangement passif, et alla marquer grâce à un sévère coup d'épaule au dernier défenseur. A peine une minute avait passé, et Glanix menait déjà au score!&lt;br /&gt;Rendu confiant par l'apparent immobilisme du demi-ogre, Glanix se rua sur lui dès la remise en jeu. Alors qu'il chargeait, et que l'impact était imminent, Marcus cria "tombe!" de toutes ses forces, et le mastodonte s'affala, alors même qu'un prêtre d'une centaine de kilos arrivé lancé sur lui. Le choc fut monstrueux, et les deux adversaires s'effrondrèrent dans un amas de chair. Le silence se fit sur le stade. Quelque secondes passèrent sans qu'aucun mouvement ne suive la terrible action, et finalement, un geste. C'était Glanix qui se relevait péniblement, et une fois debout, qui leva les mains au ciel en lançant un cri guttural. Le stade explosa de cris, d'encouragements et d'applaudissements tandis que l'arbitre vint constater le décès du demi-ogre. Celui-ci avait essayé de mordre Glanix au visage pendant la chute, mais dans un faux mouvement, s'était brisé les cervicales lors du contact avec le sol. L'entraîneur de son équipe, blasé de la perte de son meilleur élément, et ne se faisant pas d'illusion sur les chances de son équipe diminuée numériquement jeta l'éponge. La victoire était acquise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La fête battait son plein à la taverne. Elphyr, Cyrielle et Ferin avaient du raccompagner un diplomate de fort mauvaise humeur à son hôtel, le résultat allant à l'encontre de ses paris. Par contre, Ferin et Marcus étaient forts joyeux : ils avaient non seulement misé sur la victoire de l'équipe de Glanix, mais aussi sur la chute du demi-ogre avant la fin du temps réglementaire, ce qui leur avait fait gagné beaucoup d'argent. L'ambiance était festive, mais les excès furent moindre qu'auparavant, personne n'ayant oublié la situation scabreuse dans laquelle ils s'étaient retrouvés. Cyrielle, surtout, ne touchait à aucune goutte d'alcool, et restait méfiante de quiconque l'approchait.&lt;br /&gt;Une fois la soirée bien entamée, l'équipe décida de rentrer dormir chez Tordek. Chemin faisant, ils rencontrèrent les restes de l'équipe perdante, et le guerrier nain ne put s'empêcher de se moquer ouvertemment et bruyamment d'eux. Quelques insultes fusèrent, mais le nombre des aventuriers intimida les joueurs de Bourrée qui continuèrent leur chemin. Une fois arrivés chez Tordek, Cyrielle leur annonça qu'elle retournait à l'hôtel nain:&lt;br /&gt;"- Je vous ai raccompagnés car je voyais bien que vous étiez sous les effets de l'alcool, et je m'en serais voulu s'il vous était arrivé quelque chose, mais j'ai été chargée de protéger l'émissaire du roi, et j'accomplirai ma mission diligemment."&lt;br /&gt;Elle repartit donc tandis que les compagnons mettaient un peu d'ordre dans la maison de Tordek, qui s'était déjà affalé dans son lit et ronflait bruyamment.  Pour avoir un peu plus chaud, les aventuriers mirent quelques vieilles chaises cassées dans l'âtre, et allumèrent un feu, tandis qu'ils commençaient déjà à s'endormir sur leur paillasse respective.&lt;br /&gt;Cyrielle, quant à elle, se retrouva nez à nez avec les joueurs de Bourrée qu'ils avaient rencontré plus tôt. Ils reconnurent tout de suite la jeune fille, et se sentirent tout de suite plus courageux à quatre contre une. Ils se ruèrent sur la jeune moinesse, mais celle-ci les esquiva d'une rapide cabriole, et courut se réfugier à l'hôtel nain. L'hôtelier fut très courroucé de revoir un compagnon de Tordek, mais encore plus de voir débarquer 4 hommes en armes dans son hôtel. Ses cris et menaces firent reculer les malandrins qui ne se sentaient pas d'attaquer un nain chez lui, et Cyrielle réussit à négocier la possibilité de dormir sur place, en invoquant le contrat de protection qu'elle avait passé avec le diplomate demi-elfe. Elle dut cependant réveiller ce dernier, afin de récupérer l'avance que réclamait le maître d'hôtel, s'attirant des remarques acerbes et blessantes, mais qu'importait à la moinesse, elle avait accepté une tâche, et elle la mènerait à bien, quand bien même cela voulait dire tenir compagnie à un être aussi désagréable que cet orgueilleux courtisan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-5371994583996154712?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/5371994583996154712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xiii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/5371994583996154712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/5371994583996154712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/06/la-compagnie-des-bras-casses-part-xiii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XIII'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-4246553027974324459</id><published>2009-05-26T10:26:00.000-07:00</published><updated>2009-05-28T05:05:35.901-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Après une nuit agitée &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;par les excès d'alcool et de violences, la Compagnie se réveille désemparée, dans un hôtel luxueux de la ville natale de Tordek. L'objectif reste le même : s'emparer d'un artefact magique offert en récompense pour la victoire d'un tournoi de sport local (mais terriblement violent) : la Bourrée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XII - Break &amp;amp; Enter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Où :"Et c'est toujours comme ça, les nuits, chez vous?)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le réveil fut comme prévu, difficile pour la plupart des aventuriers. La nuit avait été courte, les contusions multiples, et Ferin avait passé une bonne partie de la nuit à se plaindre du fait que la chambre tournait autour de lui. Personne n'était réellement d'attaque pour une journée agitée... Mais le groupe ne pouvait se permettre de passer du temps à se lamenter sur son sort, l'heure du rendez-vous avec l'entraineur de leur équipe de Bourrée était proche, et les compagnons eurent à peine le temps d'avaler un morceau avant de retourner dans l'auberge, théâtre des plaisirs et festivités de la veille. Devant laquelle ils avaient occis deux personnages.&lt;br /&gt;Mais les craintes furent rapidement apaisées quand ils s'aperçurent qu'aucun dispositif spécial n'avait été mis en place par le Guet (ils apprirent plus tard qu'il était monnaie courante que quelques troublions s'assassinent les uns les autres pendant le grand tournoi de Bourrée, et qu'une année avec moins de 10 décès était réputée porteuse de mauvais augures, les gardes ne réprimandaient donc que peu les excès, tant que la plèbe s'attaquait elle-même, bien sûr. Il n'était pas question de laisser des gueux aux notables de la ville). Une rapide entrevue avec un entraîneur qui semblait payer ses excès de la veille encore plus que les aventuriers leur apprit que le match suivant était programmé pour le lendemain en début d'après-midi. L'équipe qu'ils allaient rencontrer ("Des chacals de mauvais joueurs" selon leur interlocuteur) était une équipe réputée assez solide, mais le hasard voulait que deux membres capitaux de leur effectif se soient tués lors d'une rixe la veille au soir, juste devant l'auberge où ils se tenaient ("ils ont cherché noise à plus fort qu'eux, si vous voulez mon avis" commenta sardoniquement l'entraineur devant le regard gêné des compagnons). Ces quelques informations données, le manager de leur équipe décida qu'il était temps pour lui d'aller préparer des tactiques pour le lendemain, et il retourna de ce fait dans sa chambre d'auberge, le pas trainant.&lt;br /&gt;Les aventuriers n'avaient donc rien de prévu avant le lendemain, et Tordek proposa à l'équipe d'aller visiter sa maison.&lt;br /&gt;"Vous allez voir ce qu'est une maison bien rangée, à la Naine! Elle a certes le défaut d'être assez éloignée du centre ville (sans quoi je vous y aurai mené hier soir), mais le quartier est propre et tranquille, et le voisinage est très respectueux de la propriété personnelle (chose très importante pour les nains)", s'exclamait Tordek. Plus par manque d'autres opportunités que par réel enthousiasme, les aventuriers emboitèrent le pas du guerrier nain, inhabituellement guilleret à l'idée de revoir son foyer.&lt;br /&gt;Sa joie fut de courte durée. Quand ils arrivèrent en vue de la maison de Tordek, nul besoin d'être fin observateur pour constater que la porte avait été forcée, et ils trouvèrent à l'intérieur un mobilier saccagé, où tout ce qui pouvait être retourné l'avait été. Pendant que le nain essayait de se remettre de la crise d'apoplexie qui l'avait saisie à la vue de ses biens endommagés, le groupe fouilla un peu. Une rapide enquête auprès des voisins leur apprit que cela datait de la semaine précédente. Cependant, un profond examen de ses possessions apprit à Tordek que rien de précieux n'avait été volé. Etrange... Cela avait-il un lien avec l'héritage de son oncle? La question méritait d'être posée.&lt;br /&gt;Il était clairement impossible de dormir dans ces locaux sens dessus-dessous, c'est pourquoi les aventuriers décidèrent de retourner en centre ville afin de dormir à l'hôtel où ils avaient trouvé refuge la nuit précédente. Tous, à l'exception de Glanix, qui partit de son côté à l'Eglise de Saint Cuthbert locale, rendre compte à son clergé, et se recueillir en prévision de son match du lendemain. De leur côté, les aventurieres vaquèrent à leurs occupations.&lt;br /&gt;Tordek essaya de se renseigner sur les mesures de sécurité de la banque où était déposé l'artefact tant convoité (il se trouvait que c'était une banque où il avait travaillé, et où il gardait quelques connections, mais il s'avéra que le dispositif de protection était quasiment parfait). Elphyr, de son côté, se renseigna en ville au sujet de Tordek, afin de voir si le nain leur cachait quelque chose. Là encore, chou blanc, il n'apprit rien de compromettant, à part une certaine tendance à l'alcoolisme qu'il avait déjà constaté lui-même. Cyrielle contenta un de ses penchants typiquement féminins et alla faire du shopping (elle fit l'acquisition d'une magnifique paire de tsaïs). Enfin, Ferin et Marcus partirent en ville, et se retrouvèrent melés à une altercation quand ils essaièrent de rentrer dans un établissement de standing dont on leur refusait l'entrée. Après plusieurs refus du videur de les laisser entrer, Ferin tenta de s'emparer subreptiscement de sa bourse, mais se fit remarquer, et les deux compagnons passèrent une bonne demie-heure à essayer de semer une brute en colère. Une journée assez ordinaire, en somme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand Glanix se réveilla, il était frais et dispo. Sa longue période de recueillement et de prières de la veille au soir lui avait fait du bien. Même s'il était de disposition assez sociable et joviale, il avait appris à apprécier ses réguliers moments de solitude où il pouvait se sentir en pleine communion avec le Dieu qu'il avait choisi de servir. Cependant, pendant la nuit, il s'était réveillé à un moment donné avec un grand sentiment d'insécurité. Il avait eu du mal à se rendormir. Sans doute un rien, mais Glanix avait pris l'habitude de ne pas prendre à la légère les impressions qu'il savait envoyées par son Dieu, et il nota dans un coin de sa tête qu'il se devait d'investiguer plus avant.&lt;br /&gt;Il partit de bon matin, après sa prière, rejoindre le reste de l'équipe, qui était restée à l'hôtel. Il se doutait que tout le monde ne serait pas levé, mais Glanix n'aimait pas l'oisiveté. Si jamais les choses tardaient trop, il pourrait toujours aller prêcher dans la rue. C'est quand il arriva à l'hôtel que les choses prirent une tournure bizarre.&lt;br /&gt;"Ha vous êtes le sixième de la bande? Oubliez pas, je veux pas d'histoires avec le Guet, alors vous avez intérêt à vous débarassez de ces corps rapidement, et surtout discrètement!", l'interpella le nain qui était à l'accueil, avant de retourner dans son bureau en claquant la porte.&lt;br /&gt;Des corps? A n'en pas douter, il y avait eu du grabuge cette nuit! Glanix monta quatre à quatre les marches de l'escalier afin de se rassurer sur l'état de ses compagnons, qu'il trouva tous levés, en train de converser dans la première chambre du couloir. Quand il demanda des explications vis à vis de ce qui s'était passé la veille, elles ne se firent pas attendre :&lt;br /&gt;"On était tous allés dormir dans nos chambres, tranquille...&lt;br /&gt;- Ouais enfin nous, on avait échangé notre chambre avec le diplomate demi-elfe, hein!&lt;br /&gt;- Ah mais pourquoi vous avez fait ça?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;- Ben il voulait la lumière du soleil. Puis il a payé, aussi.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et j'ai été réveillé par Ferin qui allait voir Cyrielle?&lt;br /&gt;- Quoi? Mais pourquoi il allait me voir?&lt;br /&gt;- Heu, en fait, c'est pas vraiment ce que je voulais...&lt;br /&gt;- Ben si, tu m'as dit que t'allais rejoindre Cyrielle!&lt;br /&gt;- Oui non mais je... en tout cas, j'ai vu deux mecs qui étaient dans le couloir avec des armes, et quand ils m'ont vu, ils m'ont attaqué!&lt;br /&gt;- C'est ça qui m'a réveillé, moi. Je me suis levé, et j'ai vu un mec qui passait devant la fenêtre dehors!&lt;br /&gt;- Il volait?&lt;br /&gt;- Non, il marchait sur le parapet. Et du coup, il se dirigeait vers la fenêtre de Cyrielle, alors j'ai gueulé.&lt;br /&gt;- Le diplomate?&lt;br /&gt;- C'est là que j'ai été réveillé moi.&lt;br /&gt;- Non, le mec.&lt;br /&gt;- Moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi c'est le cri de Ferin qui m'a réveillé.&lt;br /&gt;- Enfin bon, on est tous sortis avec nos armes, sauf Marcus qui essayait de lancer des sorts par la fenêtre sur le mec du parapet.&lt;br /&gt;- "Essayé"? Ils ont super bien marché mes sorts! Il s'est retrouvé englué dans ma toile d'araignée! Sinon, il aurait rejoint la chambre du diplomate beaucoup plus vite!&lt;br /&gt;- Oui, parce qu'il visait la chambre du diplomate en fait, pas celle de Cyrielle.&lt;br /&gt;- Moi, à sa place...&lt;br /&gt;- Et juste au moment où on avait tapé les deux malfrats du couloir...&lt;br /&gt;- Pas très forts, ceux là.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C'est le diplomate qui transporte la Pierre pour le premier prix. Quand on a ouvert sa porte, il était en train de se faire courser par le type du parapet. Il avait l'air salement costaud.&lt;br /&gt;- Qui, le diplomate?&lt;br /&gt;- Non, le type!&lt;br /&gt;- Ben là, y en a deux autres qui ont surgi de la chambre d'en face. ça a foutu un de ses bordels.&lt;br /&gt;- Surtout quand Tordek s'est jeté comme une brute dans la mélée en donnant des grands coups de hache partout.&lt;br /&gt;- Et là Cyrielle a débarqué pour m'aider à sauver le diplomate, et on a étalé le gros bill.&lt;br /&gt;- Ouais enfin, t'aider, c'est moi qui me suis tapé tout le boulot.&lt;br /&gt;- Nous on finissait les mecs du couloir.&lt;br /&gt;- Oui, en partie grâce à mes sorts, je voudrais le signaler.&lt;br /&gt;- Ouais ben mes coups d'épées, ils ont aidé, aussi.&lt;br /&gt;- Mais ils avaient quasiment tué leur chef, donc moi, je lui ai filé une des potions de soins que j'avais, afin de l'interroger.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- On l'avait ligoté avant. Et moi, j'ai du dormir dans l'autre chambre, parce qu'il prenait le lit et qu'on a du filer le nôtre au diplomate.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;- et après, on a dormi.&lt;br /&gt;- Enfin voilà, c'est plus ou moins ce qui s'est passé. T'as tout compris?&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Glanix, les regardait, pâle. Il se rendait compte qu'il n'avait peut être pas assez dormi en fin de compte. Après avoir repris les explications plus sereinement, avec une personne qui parlait à la fois, Glanix comprit qu'une attaque avait eu lieu cette nuit, qui semblait viser la personne du diplomate demi-elfe qui avait récupéré la chambre destinée à Ferin et Tordek à l'origine. Les aventuriers, grâce à Ferin, avaient surpris l'opération en cours, et y avaient mis un terme, en mettant fin aux jours des deux guerriers présents dans le couloir. Cependant, deux autres bandits avaient surgi d'une chambre, tandis que leur chef, un monte-en-l'air qui avait longé la façade par le parapet, avait réussi à gagner la chambre du diplomate malgré les sorts de Marcus. S'en était suivi une mélée confuse faisant intervenir Elphyr, Tordek et Marcus dans le couloir, dont les aventuriers étaient sortis vainqueurs. Le sauvetage du diplomate, qui s'était fait agresser par le chef des bandits avait été plus délicat, mais l'arrivée de Cyrielle en soutien de Ferin avait été décisive, et ils avaient réussi à vaincre le scélérat.&lt;br /&gt;Marcus avait ensuite eu la présence d'esprit de donner une potion de soin au mécréant pour lui sauver la vie, dans le but de l'interroger afin d'en savoir plus sur ses motivations, et les compagnons l'avaient enchaîné sur le lit.&lt;br /&gt;Ce raffut avait rameuté le propriétaire de l'hôtel, qui, voyant les dégâts, avait prié les aventuriers de mettre un terme à ceci, et assez pragmatiquement, de se débarasser des corps le lendemain au plus tôt (contre son silence). Le diplomate demi-elfe (envoyé du Roi) avait fait preuve d'une reconnaissance toute relative, et avait réquisitionné la chambre de Cyrielle pour dormir tranquille.Ce après quoi, tout le monde était allé dormir en attendant l'arrivée de Glanix. Une nuit bien remplie, en somme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-4246553027974324459?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/4246553027974324459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/05/la-compagnie-des-bras-casses-part-xii.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4246553027974324459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4246553027974324459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/05/la-compagnie-des-bras-casses-part-xii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XII'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-6725347238348589679</id><published>2009-05-21T14:41:00.000-07:00</published><updated>2009-05-21T15:27:41.824-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part XI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après un match de Bourrée endiablé, l'équipe s'en est allée fêter la victoire avec ses nouveaux compagnons dans un bar... Après cette avancée aussi rapide qu'inattendue vers l'accession à l'artefact recherché, il est bien temps de faire relâche!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter XI - Let's Get The Party Started&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Ou "Le GHB, c'est la vie")&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela faisait maintenant quelques minutes que la compagnie avait pénétrée dans la taverne, et déjà Marcus avait de mauvais pressentiments au sujet de la soirée. L'atmosphère était viciée de fumées, d'odeurs de sueurs et de divers tabacs aussi suspects les uns que les autres, et il était entouré d'une masse beuglante et enivrée d'un sport barbare. Les quelques bières que lui avait fait boire Ferin pesaient maintenant lourdement sur son ventre, et il ne se sentait vraiment pas d'attaque pour tenir. Malheureusement, il ne connaissait pas le chemin de l'auberge, et Tordek, entouré d'athlète qu'il avait l'air d'aduler, ne semblait pas déterminer à lever le camp tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marcus se dirigea donc vers la table où était assis plusieurs de ses compagnons. Ferin avait l'air toujours aussi ivre, et continuait à se noyer dans de l'alcool bon marché, dont l'odeur rance ne promettait rien de bon. Glanix, lui aussi, commençait aussi à être imbibé, et si Marcus n'avait pas une grande expérience dans les débits de boisson, il commençait cependant à observer des signes nets et définissables d'une certaine ivresse chez ses compagnons. Même la sage Cyrielle semblait s'être laissée emporter par l'inconscience collective du moment, et avait plongé ses douces lèvres dans un alcool fort local au nom imprononçable, brassé et alambiqué par les nains, ce qui ne promettait rien de bon, tant cette engeance avait pour habitude de concevoir des produits qui ne convenait qu'à elle, rien de bon pour l'organisme d'une jeune moinesse... Seul Elphyr semblait aspirer à une quelconque dignité, et se tenait silencieusemnt dans l'ombre, arborant un air mystérieux, et ne se servant qu'avec parcimonie dans le verre à moitié plein qu'il tenait à la main.&lt;br /&gt;"Enfin quelqu'un sur qui on peut compter!" se dit Marcus.&lt;br /&gt;Soudain, l'entraîneur de l'équipe que Glanix avait rejoint fit son apparition, et se dirigea tout droit vers la table, en s'arrêtant au passage pour féliciter certains de ses hommes. Il transpirait la vulgarité et se puanteur prenait directement au nez. Il s'assit en face de Glanix, et commença à lui parler des tenants et aboutissants du match. Marcus écouta attentivement, et apprit qu'il restait encore 3 matches pour gagner le trophée. Une rendez-vous fut prit le lendemain pour discusser stratégie, et le coach exprima une fois de plus son contentement quant à la prestation enlevée de Glanix. Comme si un membre de l'équipe (hormis ce facétieux nain aux lubies étranges) tenait en quelque estime l'opinion d'un aussi sordide personnage. Marcus soupira.&lt;br /&gt;Tandis qu'il laissait vaguer ses pensées, et songer à aller méditer un peu dans un endroit plus calme, Marcus entendit une phrase qu'il ne pouvait supporter, prononcé par un badaud rougeaud qui se tenait sur sa droite.&lt;br /&gt;"De toutes façons, les mages, c'est vraiment tous des pédés. Sont obligés de se planquer derrière leur magie pour aller au combat. J'suis sûr que ça s'encule dans tous les sens, sous leurs petites robes!"&lt;br /&gt;"Monsieur, intervint Marcus, je vous prierai de vous excuser immédiatement de ses propos diffâmants, ou sinon je devrai vous faire rendre gorge!"&lt;br /&gt;Ces mots ne ressemblaient pourtant pas à son caractère posé habituel, analysa-t-il dans la seconde qui suivit ces propos, mais sans doute étaient-ce les réminescences de l'alcool que lui avait fait ingérer Ferin, ou les conséquences de sa frustration une soirée dans un telle basse proximité sociale.&lt;br /&gt;Toujours est-il que les effets ne se firent pas attendre, et sitôt ces mots prononcés, l'homme, pris de boisson, essaya d'asséner un lent et lourd coup à Marcus, qui rata bien évidemment sa cible, mais bouscula plusieurs personnes dans la foule. Alors que l'alcoolique proférait divers menaces et insultes concernant l'ascendance de Marus, celui-ci prit les devants sur d'éventuels dommages, et lança une flèche acide sur l'homme qui s'écroula de douleur sur le coup.&lt;br /&gt;Cela jeta un froid sur l'ambiance de la soirée, et plusieurs hommes autour de l'apprenti magicien tirèrent leurs armes d'un regard noir, tandis qu'Elphyr avait déjà tiré son arc et se tenait prêt à protéger son jeune ami. Mais Glanix fut le plus rapide, et interposa sa lourde masse corporelle entre les divers bélligérants.&lt;br /&gt;"Mes amis, ceci n'est qu'un malentendu!".&lt;br /&gt;Ceci n'eut pas trop d'effets, et les hommes armés s'approchaient.&lt;br /&gt;"Et pour tout faire oublier... UNE TOURNEE GENERALE!"&lt;br /&gt;Un cri de liesse retentit dans tout le bar, et un vaste mouvement de foule apparut vers le bar. Les gens qui étaient prêts à en découdre les secondes auparavant rengainèrent leurs armes et se dirigèrent vers le comptoir, exception faite de la victime du sort de Marcus, qui continuait à se tordre de douleur au sol, dans l'indifférence générale.&lt;br /&gt;"Ce sera de ta poche, Marcus", lança Glanix, avant de retourner s'asseoir à sa table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elphyr avait gardé une flèche entre ses doigts fins, mais baissait maintenant son arc. L'alerte avait été passagère mais chaude, et on était passé à deux doigts d'un conflit général. La situation n'aurait pas du tout été favorable à son style de combat, et le demi-elfe était content que les choses se soient calmées. La troupe n'avait pas pour l'instant besoin d'une mêlée contre une foule dans un espace confiné, leurs problèmes étant déjà assez nombreux comme ça.&lt;br /&gt;Alors qu'il reprenait sa place dans l'ombre, Elphyr recommença à veiller d'un oeil vigilant sur la foule présente dans le bar. Trop de monde, trop de visages et de gestes brusques, le danger pouvait venir de n'importe où, et cela le mettait mal à l'aise. Autant que l'inconscience de certains de ses camarades, qui ne semblait pas penser au danger potentiel que pouvait représenter cette soirée. Alors qu'il se disait cela, Elphyr vit Cyrielle au loin sortir du débit de boisson en compagnie de deux larges hommes.&lt;br /&gt;"Etrange", se dit le rôdeur, qui se fraya habilement et lestement un chemin à travers la masse alcoolisée pour atteindre une porte. Quand il sortit, il se sentit tout de suite mieux, à la fraicheur de la nuit. La vue des étoiles et du ciel, ainsi que l'étouffement léger des sons de la fête lui permirent de faire un peu le clair dans son esprit, et il resta quelques secondes à profiter de cet instant de relatif partage avec la nature. Quand il reprit ses esprits, il se rendit compte que les deux brutes s'éloignaient, en portant quasiment une Cyrielle inanimée à bras le corps. Elle semblait avoir perdu ses esprits, et Dieu seul savait ce que les malfrats avaient en tête!&lt;br /&gt;"Lâchez ma compagnonne!" cria posément Elphyr en se dirigeant vers eux.&lt;br /&gt;Les deux hommes se retournèrent, et constatant que le demi-elfe était seul, sourirent.&lt;br /&gt;"Retourne t'amuser, sale sous-race, tu veux pas nous mettre en colère."&lt;br /&gt;Ces mots suffirent à Elphyr pour comprendre que l'affrontement était inévitable, et il tira rapidement son épée, bientôt imité par les deux rustres, qui laissèrent choir Cyrielle sur le sol. Le combat s'engagea, et le rôdeur se rendit rapidement compte qu'il ne pouvait gagner ce combat seul. Les deux hommes en face de lui cachaient sous leurs rudes traits et leur masse imposante une vivacité inattendue, et étaient des escrimeurs émérites. Elphyr ne pouvait que ralentir l'échéance, mais ne pourrait lutter longtemps, et surtout pas triompher. C'est quand il arriva à cette conclusion qu'il entendit des gens sortir du bar : c'était Glanix et Marcus qui aidait Ferin à sortir vomir le trop plein d'alcools qu'il avait ingurgité pendant toute la journée (moment inévitable, mais que beaucoup avait pronostiqué pour beaucoup plus tôt dans la soirée). Quand ils virent la situation, ils se lancèrent tout de suite au combat.&lt;br /&gt;Cependant, Elphyr n'aurait pas du détourner son attention pour ceci, car cela eut pour effet de décaler un peu sa garde, ce que ne rata pas un des deux brigands, qui lui planta son épée dans le flanc. Le demi-elfe s'écroula à terre, et son esprit s'embruma. Il vit des bribes de combat : un sort de Marcus frapper une des brutes en pleine tête, Glanix et Tordek (Tordek? Il avait du sortir plus tard) en plein corps à corps, Cyrielle se réveiller et lancer un monumental coup de pied dans les parties génitales d'un de ses agresseurs, ou encore un carreau de l'arbalète de Ferin se figer dans l'épaule d'un de ses ennemis (il avoua plus tard qu'il visait l'autre, mais que sa vision était quelque peu troublée).&lt;br /&gt;Soudain, il sentit un regain drastique de forme et put se relever. Il comprit mieux quand il vit que Glanix avait imposé ses mains sur lui.&lt;br /&gt;"Un jour, je te ferai payer mes soins, et je deviendrai millionnaire", grommelait le prêtre, bougon.&lt;br /&gt;Deux cadavres jonchaient maintenant le sol. Ferin avait renoncé à les dépouiller, titubant trop pour s'approcher sereinement des corps, et une Cyrielle qui avait enfin repris tous ses esprits, lançait de grands coups de pieds dans le corps qui la jouxtait en lançant diverses imprécations dans un langage fleuri.&lt;br /&gt;Tordek, l'oeil mauvais, prit la parole:&lt;br /&gt;"Bon, je pense que nous en avons assez fait pour ce soir. J'avais oublié à quel point les humains tiennent mal l'alcool. Je vous propose d'aller nous reposer dans une auberge naine de qualité qui est toute proche."&lt;br /&gt;Personne ne pouvait vraiment élever d'objections à un tel plan, et toute la troupe se dirigea à l'hôtel, et vécut un reste de nuit sans histoire. Le lendemain serait surement difficile. Au moins pour Ferin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-6725347238348589679?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/6725347238348589679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/05/la-compagnie-des-bras-casses-part-xi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/6725347238348589679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/6725347238348589679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/05/la-compagnie-des-bras-casses-part-xi.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part XI'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-6760772100748719116</id><published>2009-04-19T05:11:00.000-07:00</published><updated>2009-04-19T14:24:26.045-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part X</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Compagnie en a appris un peu plus sur l'œuf magique qu'ils avaient récupéré et vont partir à la recherche des pierres manquantes à l'activation de l'artefact. Cela dit, la tâche n'est pas aisée, et la recherche nécessitera sans doute un travail ardu, et la rencontre éventuelle des assassins d'Angus Von Anorfol.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter X - Let's Play&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ou "Dansons la Bourrée"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, des pierres, il y en a une dans une cité volante, une autre dans une cité sous-marine et l'autre à Banghora. Vous pensez que ce sera laquelle, la plus facile à récupérer?, demanda Elphyr&lt;br /&gt;- Banghora est ma ville natale. J'y connais du monde, et je sais m'y repérer, ce pourrait être un bon début pour notre quête, et elle me parait beaucoup plus accessible que les autres., affirma Tordek d'un ton péremptoire.&lt;br /&gt;- D'autant plus que Maëllstrom Carédas nous a dit qu'elle était sans doute liée à une équipe d'un sport barbare qui se joue dans ces contrées. C'est déjà une bonne piste , acquiesa Glanix.&lt;br /&gt;- La bourrée n'est pas un sport barbare!, interrompit Tordek. C'est tout un art qui demande réflexion, tactique et technique. Les athlètes se doivent d'être affutés aussi bien au niveau de l'intelligence que du physique. Voyez...&lt;br /&gt;Le nain se lança alors dans un monologue, vantant les multiples et divers mérites de la Bourrée, devant un auditoire peu concerné. Il perdit toute attention de quelques minutes, mais ne s'en rendit pas compte, et continuait à exprimer ses vues sur les façons variées de viser la victoire dans ce sport viril, qu'il semblait beaucoup apprécier. Alors qu'il reprenait sa respiration, Marcus réussit à l'interrompre.&lt;br /&gt;- Par quel moyen comptez-vous vous rendre à Banghora? Cette ville se trouve au sud d'Erose si je ne m'abuse, et cela demanderait des semaines de voyages, et impliquerait de repasser dans les régions sauvages que nous avons déjà traversées... Peut-être pourrions nous demander à Maellström de nous offrir ses services afin de nous téléporter directement dans la ville en question?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette solution avait le mérite de la facilité, et surtout de la rapidité. Ainsi, Marcus réussit après quelques négociations dont le reste de l'équipe ne sut pas le détail, à obtenir un parchemin de téléportation. L'apprenti magicien demanda alors au nain de se concentrer sur l'image d'un endroit reconnaissable de Banghora, et lut à voix haute les formules cabbalistiques inscrites en runes d'or sur le parchemin. Sa voix semblait plus profonde et plus grave, et de plus en plus forte au long de la lecture. Sur les dernières syllabes, Marcus criait presque, et quand il prononca le vocable d'éxécution, toute l'équipe put voir...&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;Rien du tout.&lt;br /&gt;Même pas un nuage de fumée.&lt;br /&gt;Tous les compagnons étaient restés au même endroit, tandis que Marcus regardait autour de lui avec un air hagard. Apparemment,  le sortilège n'avait pas marché. Alors que Tordek commençait à grommeler ses éternelles litanies contre la magie, et que Ferin râlait ouvertement, Marcus retourna voir le magicien pour essayer d'obtenir un autre parchemin.&lt;br /&gt;Il revint l'air penaud.&lt;br /&gt;- Bon, j'ai réussi à obtenir deux autres parchemins de téléportation, mais ce sont les derniers. Nous allons essayer de faire marcher ça plus efficacement, il faudrait que Maitre Nain me décrive l'endroit avec précision, afin que je puisse le visualiser aussi pendant que je lis le sort.&lt;br /&gt;- ça nous a couté combien, demanda Tordek, toujours un peu près de ses économies.&lt;br /&gt;- Oh, seulement 2000 pièces d'or sur les 5000 que nous gagnerons avec les pierres.&lt;br /&gt;Il fallut une bonne dizaine de minutes pour que le nain arrive à articuler une phrase, ayant apparemment été victime d'une crise d'apoplexie en entendant le prix qu'avait couté leur premier échec. Après cela, il fallut attendre une petite demie heure pour que le nain arrête de bouder, et consente à décrire l'endroit d'arrivée.&lt;br /&gt;- Le plus facile serait d'arriver au milieu du stade, c'est assez reconnaissable. C'est une grande pelouse de 370 pieds de longs sur 120 de large. Sur les côtés, plusieurs rangées de gradins en pierre, et en bois derrière les points de marquages. Au loin, on peut deviner les Monts Graduels, et au Nord Est, on voit le haut du clocher de l'Eglise d'Oba-haï.&lt;br /&gt;Marcus, le teint concentré, écoutait religieusement ses indications. Une fois qu'il fut sûr de bien visualiser l'endroit, il recommença à incanter de la même façon que précédemment, à la différence près que cette fois, la réalité autour d'eux sembla d'une façon indescriptible se distordre, et ils se retrouvèrent soudain au milieu d'un stade.&lt;br /&gt;Et un homme fonçait sur Glanix, dans la manifeste volonté de l'agresser. Le prêtre, surpris dégaina sa masse d'armes lourde, et tenta de lui en porter un coup, mais il n'en eut pas le temps, l'homme, de forte corpulence et torse nu, se jeta sur Glanix.&lt;br /&gt;Et s'abattit lourdement sur le sol, après s'être apparemment cogné le crâne contre l'armure d'écaille du religieux. Un regard sur le corps inerte étendu à terre suffit pour constater l'évidence : l'homme s'était rompu le cou dans le choc. Et cela ne semblait pas plaire à ses accolytes, d'autres hommes torse nu sur le terrain, qui se rapprochaient à grande vitesse, ni à la foule massée sur les gradins entourant la pelouse où était arrivée la compagnie, qui hurlait, sifflait et criait à tout va, ni à l'homme habillée dans une veste rayée de noir et de blanc, qui soufflait d'un petit outil en bois d'où émanait des bruits stridents, et qui agitait des bras en tous sens.&lt;br /&gt;Alors que toute la compagnie commençait à dégainer ses armes, et à se préparer à un inégal combat, Tordek réalisa où ils étaient, et cria sur ses compagnons:&lt;br /&gt;- Arrêtez, arrêtez! Ne vous servez pas de vos armes! Nous sommes arrivés en plein match de bourrée! Nous ne devons pas abîmer ces gens, ou nous serons lynchés!&lt;br /&gt;Effectivement, la bronca du public était impressionnante, et l'arbitre (car apparemment, c'était la fonctionde l'homme en noir et blanc) et un officiel arrivèrent, et emmenèrent les compagnons dans un couloir taillé sous les tribunes pour discuter au calme.&lt;br /&gt;- Bon, pourquoi vous tuez mes joueurs, vous? demanda le petit homme bourru, apparemment assez convaincu de sa propre importance&lt;br /&gt;- Heu, c'est plutôt lui qui s'est tué tout seul, protesta Glanix&lt;br /&gt;- C'est la même chose! Maintenant, il nous manque un joueur pour finir le match, et il va bien falloir le remplacer! Sinon, on va se faire lyncher par la foule et les spectateurs. Dire qu'en plus, on était bien partis pour le gagner facilement, ce match... Vous avez une solution, messieurs "j'apparais au milieu des matches", ou on vous livre en patûre à la foule en colère?&lt;br /&gt;Même si les compagnons n'aimaient pas trop le ton de l'entraîneur, il apparassait assez clair qu'il allait falloir faire quelque chose pour éviter de subir le courroux d'une foule en délire.&lt;br /&gt;- Nous pourrions peut être vous fournir le joueur qu'il vous manque, pour continuer le match?, proposa Tordek d'un air plein d'espoir.&lt;br /&gt;- Excusez-moi, mais je pense que vous êtes un petit peu petit pour ce genre de sports... Non, lui, il aurait le bon gabarit, répondit l'entraîneur, en désignant Glanix.&lt;br /&gt;- Je ne vais pas m'amuser à jouer à des jeux alors que nous sommes là pour récupérer la pierre!&lt;br /&gt;- Un jeu? C'est pas un jeu la bourrée! Et il y aurait une récompense à la clé! Y a de l'or en jeu.&lt;br /&gt;Tordek reprit la parole:&lt;br /&gt;- Excusez-moi, mais avec le titre de la coupe, il y a pas une pierre précieuse?&lt;br /&gt;- Précieuse? Ben y a bien le caillou vert, mais si il est passé de génération en génération, c'est bien parce qu'il est pas très précieux. C'est plutôt un truc symbolique, j'imagine.&lt;br /&gt;- J'aimerai consulter mes amis!&lt;br /&gt;Le groupe se retira dans une salle dont la porte était gardée.&lt;br /&gt;- Ecoutez, la pierre que nous cherchons, c'est un des trophées qui est transmis avec la victoire de la coupe. Si nous nous infiltrons dans l'équipe, et que nous participons à la victoire, nous rentrerons en possession de la pierre, n'est-ce pas d'une simplicité enfantine? s'excita Tordek&lt;br /&gt;- Sinon, moi, je pense que je pourrais la dérober aisément, hein. dit Ferin&lt;br /&gt;- Ce ne serait pas juste, annonça Glanix. Je pense qu'il est effectivement plus sage de faire les choses dans l'ordre.&lt;br /&gt;- Surtout qu'on ne voudrait pas se mettre toute la ville à dos en s'enfuyant, rajouta Cyrielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi fut décidé. Glanix fut déshabillé de ses armes et armures, tandis que Tordek essayait de lui inculquer les rudiments de la bourrée.&lt;br /&gt;- Il est interdit de frapper, mais tu peux mettre à terre qui tu veux. ça se joue à 7 contre 7, le but étant d'amener la balle dans le cercle qui se trouve au bout du terrain adverse. Toi tu joueras attaquant, c'est à dire que tu es censé amener le ballon de l'autre côté, et si jamais l'autre équipe s'en empare, tu cours derrière celui qui l'a piqué, et tu l'étales. Si tu as le ballon, cours vers le cercle adverse. Si tu ne l'a pas, essaye de protéger ton collègue qui l'a. Vous menez 2-1, et il reste à peine 5 minutes, ça devrait être jouable!&lt;br /&gt;Glanix avait cependant du mal à saisir les subtilités du sport : pour lui, s'il fallait amener la balle de l'autre côté, pourquoi ne pas taper les gens qui l'en empêchaient. De plus, il avait du mal à saisir la notion d'arbitre.&lt;br /&gt;- Je ne vais pas me laisser ordonner des trucs par un espèce d'escogriffe déguisé en zèbre, disait-il à haute voix, non loin de l'arbitre. Il n'est même pas représentant d'une autorité quelconque.&lt;br /&gt;C'est Cyrielle qui trouva les mots justes.&lt;br /&gt;- C'est un espèce de prêtre du sport, si tu préfères. L'autorité morale. Si tu rejoins le sport, tu dois te conformer à ses rites.&lt;br /&gt;A partir de ce moment, Glanix fut à l'écoute de l'arbitre, et lui parla d'un ton extrêmement respectueux, ce qui étonna quelque peu le maître de jeu qui officiait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Glanix se mit sur le terrain, juste en face d'une tranchée profonde et large (comme celle de Cyrielle) d'un mètre, qui délimitait les deux zones de jeu. Il était à côté d'un joueur de son équipe, qui lui dit de l'imiter et de le suivre, étant donné que leurs postes étaient jumelés. Tordek, Cyrielle et Elphyr s'étaient mis sur le bord du terrain pour suivre le match, tandis que Ferin et Marcus étaient montés dans les gradins, et Ferin essayait de faire l'éducation alcoolique de Marcus, et avait déjà commandé des bières.&lt;br /&gt;L'arbitre siffla la reprise du match, et lança le ballon dans les mains de Glanix. Celui-ci, se comportant comme on lui avait conseillé, se lanca directement vers l'avant, le ballon à la main. Il sauta au dessus du fossé avec aisance, et chargea d'un grand coup d'épaule l'adversaire qui lui faisait face, avant d'en écarter un autre d'un raffut de la main. Son coéquipier qui le suivait était en train de mettre un autre joueur à terre. Glanix continuait de courir, et se retrouva en face d'un gigantesque demi-orque, qui le plaqua rudement à terre. Le ballon lui échappa alors des mains, pour aller rouler à quelques mètres. Le demi-orque se releva, et se retrouva nez à nez avec un joueur adverse. Les deux adversaires s'empoignèrent et se roulèrent à terre, aucun des deux ne voulant lâcher l'autre.&lt;br /&gt;Glanix en profita pour se relever, et, titubant encore un peu du choc terrible qu'il venait de recevoir, il récupéra le ballon, et alla dans la zone d'en-but, validant ainsi un point de plus pour son équipe. La foule exultait, tandis que ses coéquipiers le félicitaient, et que Tordek s'égosillait à en perdre la voix sur le bord du terrain.&lt;br /&gt;L'arbitre siffla peu après la fin du match : la victoire était acquise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-6760772100748719116?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/6760772100748719116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/04/la-compagnie-des-bras-casses-part-x.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/6760772100748719116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/6760772100748719116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/04/la-compagnie-des-bras-casses-part-x.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part X'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-7654212188454332560</id><published>2009-04-08T01:15:00.000-07:00</published><updated>2009-04-08T12:31:21.280-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part IX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après la rencontre avec une puissante sorcière qui s'est étonnamment bien passée, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; commençant à savoir maîtriser ses pulsions meurtrières et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Tordek&lt;/span&gt; son caractère difficile, la compagnie avait établi le camp pour la nuit en bordure d'un ancien cimetière Kobold. Le temps était clément, et la voûte céleste étoilée: la nuit s'annonçait tranquille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Chapter&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;IX&lt;/span&gt; - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;The&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Tower&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;of&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Magic&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ou "La nuit des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Morts-Vivants&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde avait tranquillement installé sa paillasse, et les tours de gardes avaient &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;consensuellement&lt;/span&gt; instauré, tout se passait donc bien et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, se sentant rassuré d'être un peu éloigné de l'insistante sorcière, était tranquillement adossé à un rocher taillé dans le temps par une quelconque tribu kobold. Il avait tiré sa bouffarde de son sac, et crachait de grands ronds de fumée en parcourant mentalement son livre de vengeance*, et essayant de déterminer quelle serait sa priorité une fois qu'il aurait fait couler le sang de l'assassin de son oncle.&lt;br /&gt;Les habituels bruits de la forêts furent soudain troublé par un son étrange: une sorte de tremblement résonnait doucement, et s'amplifiait peu à peu. En cherchant la source de cette anomalie, le nain vit que son sac brillait d'une lueur verdâtre : tout ceci provenait de l'oeuf, qui semblait de nouveau déborder de magie.&lt;br /&gt;Conscient (et fier) de son incompétence dans le domaine de la magie, outil méprisable pour les personnes trop lâches pour se battre, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Tordek&lt;/span&gt; partit réveiller &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Marcus&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- Jeune homme, il faut que vous vous réveilliez, il y a quelque chose qui se passe avec mon héritage!&lt;br /&gt;Pendant que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Marcus&lt;/span&gt; se réveillait difficilement, d'autres bruits se firent entendre. Cela ressemblait à des grattements, et provenait du cimetière. En regardant dans la direction des tombes les plus proches, le guerrier nain put voir, grâce à sa nyctalopie, le sol remuer et une main squelettique commencer à se frayer un chemin à travers les amas de terre : les Morts se levaient!&lt;br /&gt;Suivant le regard de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Marcus&lt;/span&gt; vaseux mit quelques minutes à comprendre la situation. Mais une fois l'information ayant percé les brumes de son cerveau encore à moitié endormi, cela fit l'effet d'une douche froide au jeune magicien, qui poussa un cri perçant ("de pucelle", aurait commenté &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Tordek&lt;/span&gt;). Cela eut pour effet de tirer du sommeil tout le groupe, qui eut des réactions diverses devant la situation. Si &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;jaugea&lt;/span&gt; les conditions calmement, à l'image de sa moitié &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;elfique&lt;/span&gt;, et que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; se posa directement avec sa maîtrise habituelle en position de combat, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Ferin&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Glanix&lt;/span&gt; réagirent avec moins de sang froid. Alors que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Ferin&lt;/span&gt; rassembla toutes ses affaires en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Glanix&lt;/span&gt; commença à invoquer toutes sortes de malédiction à l'encontre des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;morts-vivants&lt;/span&gt;, véritable négation de toutes ses croyances.&lt;br /&gt;Toute désordonnée que fut son intervention, son invocation de l'esprit de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Saint-Cuthbert&lt;/span&gt; eut pour effet de stopper (momentanément tout du moins) le retour à la vie des dépouilles Kobold. La compagnie en profita pour se lancer à la suite de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Ferin&lt;/span&gt; dans un retrait stratégique. Ce même &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Ferin&lt;/span&gt; qui, dans son empressement de s'éloigner du danger potentiel, avait trébuché sur une racine, et avait &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;atterri&lt;/span&gt; à quelques centimètres d'une pierre tombale, manquant de peu de se fracturer le crâne. En se relevant, il aperçut un collier serti d'une pierre précieuse d'une valeur moyenne, qu'il empocha par réflexe, avant de recommencer à courir.&lt;br /&gt;L'équipe, qui avait commencé au pas de course, ralentit progressivement le pas, à mesure que le cimetière s'éloignait, et que la fatigue gagnait l'équipe, qui avait très peu dormi. Après trois quarts d'heure de marche forcée, la compagnie se jugea assez loin du cimetière pour pouvoir faire relâche, et refit son campement. Tout le monde essaya de regagner le sommeil sous la garde vigilante de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, trop excité pour dormir.&lt;br /&gt;Le repos ne fut que de courte durée. En effet, à peine une quinzaine de minutes plus tard, une forme &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;éthérée&lt;/span&gt;, flottant doucement dans l'air, s'approcha clairement du groupe. Elle semblait se diriger vers &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Ferin&lt;/span&gt;. Alors que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Glanix&lt;/span&gt; beuglait de sa puissante voix pour réveiller tout le groupe, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Ferin&lt;/span&gt; recula en rampant, en fixant avec des yeux horrifiés l'apparition, qui continuait à se rapprocher de lui. Elle ne semblait pas menaçante aux premiers abords, mais clairement désireuse de quelque chose. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Tordek&lt;/span&gt; essaya de lui donner un coup de hache qui la transperça sans effet, et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Glanix&lt;/span&gt; invoqua l'esprit de son Dieu afin de l'éloigner, mais sans effet.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, saisi d'une impulsion soudaine, prit le collier qui était resté dans sa poche, et le lança en direction d'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Marcus&lt;/span&gt; interloqué. Ceci eut pour effet de dissiper toute attention que l'esprit avait pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, et le rapporter vers le joyau et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Marcus&lt;/span&gt;. L'apprenti magicien, voyant cela, s'écarta au plus vite du bijou ancien. L'ectoplasme ne paraissait plus du tout s'occuper des humains qui l'entouraient, et fixa avec insistance l'objet, qui se souleva du sol lentement, et repartit avec l'esprit dans les profondeurs des bois, laissant les aventuriers seuls et désemparés.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Ferin&lt;/span&gt; fut l'objet de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;moults&lt;/span&gt; reproches de la part de toute l'équipe pour avoir récupéré un objet sans en parler à personne, et l'avoir caché plus tard à tous ses équipiers, mais il promit que c'était la seule et dernière fois que ça lui arriverait, et toute la compagnie, jugeant que le roublard avait fait amende propre, cessa ses reproches.&lt;br /&gt;Ceux qui se sentaient capables de retourner dormir s'y essayèrent, tandis que les autres montaient la garde, après cette nuit extrêmement courte. Au petit matin, ce fut une entière compagnie fatiguée qui reprit la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;route. Il&lt;/span&gt; n'y avait maintenant plus de chemin à suivre, et la communauté devait suivre les instincts de guide &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;d'Elphyr&lt;/span&gt; pour se retrouver dans les bois. Ce qui les amena à se perdre plus d'une fois, et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;moults&lt;/span&gt; reproches s'échappèrent des bouches des aventuriers excédés quand ils se retrouvèrent au marais qu'ils venaient de quitter, sous l'égide hésitante d'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt; égaré. Finalement, ils atteignirent l'orée nord du bois à la demie journée, et purent voir au loin sur un plateau la tour du mage qu'ils recherchaient.&lt;br /&gt;Le plateau semblait extrêmement haut, et difficilement accessible. Un accès avait pourtant été aménagé : un escalier montait le long d'un piton rocheux qui était relié au plateau à l'aide d'un pont. Ne voyant pas d'options pour franchir le dénivelé, les aventuriers grimpèrent les marches une à une, pour arriver à une plate-forme installé au sommet. D'ici, ils pouvaient s'engager sur le pont, qui donnait sur une porte creusée à même la roche, et gardée par un lourd guerrier tenant une hallebarde.&lt;br /&gt;Celui-ci, voyant arriver le groupe demanda d'une voix caverneuse:&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que vous venez faire ici?&lt;br /&gt;- Nous venons solliciter un entretien avec le seigneur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Maellström&lt;/span&gt;, nous avons des questions que seul son immense savoir pourrait appréhender, répondit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;auto-proclamé&lt;/span&gt; diplomate du groupe.&lt;br /&gt;- Attendez là! répondit sèchement le garde, avant de rentrer par la porte qu'il leur claqua au nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les aventuriers attendirent une trentaine de minutes avant de voir revenir le garde, qui leur lança un bref "Suivez moi", avant de tourner le dos, et de les guider à travers de longs couloirs. La marche dura une bonne dizaine de minutes, à travers de nombreux escaliers et couloirs. Tous les compagnons s'étaient perdus, mais ils avaient bien senti qu'il montaient au fur et à mesure. Ils étaient passés de couloirs souterrains à la tour, dans laquelle ils montaient maintenant.&lt;br /&gt;Ils arrivèrent enfin dans une grande salle très haute de plafond, bordée de géantes bibliothèques, et au bout de laquelle siégeait derrière un grand bureau d'ébène, un vieillard de toute apparence magicien.&lt;br /&gt;-Dites moi ce qui vous amène, et partez, je n'ai que faire de la compagnie de gueux de votre espèce.&lt;br /&gt;Cette entrée en matière ne fut du goût de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, déjà mal disposé envers les magiciens à l'origine, et il prit le parti de se taire. Ses compagnons, voyant son mutisme, ne purent se décider à parler à sa place de l'oeuf, et un silence &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;embarassant&lt;/span&gt; suivit.&lt;br /&gt;- Je pense donc que vous venez pour l'oeuf qui est situé dans le sac du petit homme. Donnez le moi.&lt;br /&gt;Ceci n'était pas une question, mais un ordre, et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;Tordek&lt;/span&gt; sentit que l'oeuf commençait à se mouvoir. Plutôt que de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;resubir&lt;/span&gt; l'humiliation qu'il avait vécu dans son &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;dernier&lt;/span&gt; face à face avec un sorcier émérite, le nain prit le parti de tendre délibérément au sorcier son héritage.&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;Moui&lt;/span&gt;, je crois que je vois de quoi il s'agit. Attendez un instant.&lt;br /&gt;Un livre sortit d'une des bibliothèques des étages supérieurs, et atterrit ouvert sur le bureau. Le sorcier le déchiffra rapidement, et reprit.&lt;br /&gt;- Oui, je vois de quoi il s'agit. Mais avant d'en parler, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;expliquez-moi&lt;/span&gt; ce qui vous a mené ici.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57"&gt;Marcus&lt;/span&gt; prit alors la parole, et expliqua son entretien avec son maître (ce qui eut l'air d'intéresser &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58"&gt;Maellström&lt;/span&gt;) et résuma rapidement les circonstances de la découverte de l'oeuf, ainsi que leurs aventures depuis qu'ils l'avaient récupéré (ce qui eut l'air d'ennuyer fantastiquement le magicien, peu doué pour dissimuler son ennui).&lt;br /&gt;- La pierre que vous avez trouvé sur le cadavre du nain est en fait une pierre de Vie. Comme chacun sait, elle attire donc les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59"&gt;morts-vivants&lt;/span&gt;, ce qui explique votre mésaventure avec des squelettes kobolds. La légende qui entoure cet artefact fait état de 5 pierres à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60"&gt;insérer&lt;/span&gt; dans l'oeuf représentant la Vie, le Courage, la Force et la Sagesse.&lt;br /&gt;- Heu ça fait 4, constata un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_61"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, toujours à l'affût.&lt;br /&gt;- Oui, on ignore tout de la cinquième. Quiconque insérerait les cinq pierres dans l'oeuf &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_62"&gt;acquirait&lt;/span&gt; la toute puissance... J'avoue que je suis assez intéressé. Je serais prêt à vous payer une petite fortune si jamais vous me rameniez les pierres...&lt;br /&gt;- Cela ne nous intéresse pas, nous devons désactiver cet oeuf maléfique! répondit directement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_63"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, encore emplie de sa mission&lt;br /&gt;- Ne dites pas de bêtises, chère demoiselle, il serait inutile et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_64"&gt;contre-productif&lt;/span&gt; de désactiver cet oeuf avant de savoir ce qu'il fait.&lt;br /&gt;- De plus, partir à la recherche des pierres pourrait être la meilleure solution pour trouver le criminel qui doit sans doute être lui aussi à la recherche de celles-ci, avança &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_65"&gt;Glanix&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_66"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, à l'écoute de cet argument, déclama d'une voix forte:&lt;br /&gt;- Le sort est scellé, nous partirons à la recherche des pierres, si vous nous dites où elles sont, magicien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ainsi, alors que toute l'équipe était traversée de diverses pensées, la quête des pierres magiques commençait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;*Tradition naine qui consiste à tenir à jour par écrit un récapitulatif de toutes les offenses faites à un nain et à son clan, afin de commémorer l'outrage et de pouvoir demander réparation le moment venu. La vengeance est un plat qui se mange froid, et est une institution chez les nains. Le livre en lui-même est surtout un symbole, les nains ayant une très bonne et longue mémoire en ce qui concerne les rancoeurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-7654212188454332560?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/7654212188454332560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/04/la-compagnie-des-bras-casses-part-ix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/7654212188454332560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/7654212188454332560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/04/la-compagnie-des-bras-casses-part-ix.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part IX'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-6475141027684580178</id><published>2009-04-05T13:22:00.000-07:00</published><updated>2009-04-06T05:15:00.720-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part VIII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après avoir tenté de passer par la montagne, et s'être fait vertement refuser le chemin par des hordes de Gobelins, la Compagnie se retrouve dans la forêt habitée par une redoutable sorcière...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Chapter&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;VIII&lt;/span&gt; - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Witch&lt;/span&gt; in &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;the&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Wood&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ou "Promenons nous dans les bois&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les aventuriers étaient fort fatigués de leur affrontement contre les Gobelins, et le soir commençait à tomber, mais ils décidèrent pour plus de sécurité de s'aventurer un peu plus avant dans les bois. Dès qu'ils trouvèrent une clairière non loin du chemin, pratique à défendre en cas d'attaque et propice à l'installation d'un campement, ils s'arrêtèrent. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Elphyr&lt;/span&gt;, très à son aise dans les bois, partit rapidement, et revint peu après avec deux lapins.&lt;br /&gt;- Cela nous permettra de faire un peu plus bonne chair qu'avec nos rations de survie. Quelqu'un se &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;sent-il&lt;/span&gt; prêt à les accommoder?&lt;br /&gt;- Oui, je peux me targuer d'être assez bon cuisinier à mes heures, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;laissez-moi&lt;/span&gt; faire!, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Glanix&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Après une attente de quelques dizaines de minutes, et que le prêtre ait rejeté toutes les offres d'aide qui lui étaient faites, ce dernier s'avança vers ses camarades.&lt;br /&gt;- Heu, j'ai fini. Bon, j'espère que vous les aimez bien cuits, car je les ai peut-être laissés un tout petit peu trop longtemps sur le feu.&lt;br /&gt;Il s'avéra en effet que les deux lapins étaient maintenant réduits à l'état d'amas de carbone, et étaient simplement immangeables, même pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, pourtant pourvu du peu de discernement gustatif caractéristique à sa race. C'est donc d'assez mauvaise humeur, après avoir mangé du bout des lèvres des fades rations de survie que la compagnie sombra dans le sommeil, après avoir instauré des tours de garde.&lt;br /&gt;Assez rapidement, des mouvements se firent deviner non loin du feu de camp, et des yeux rouges contemplaient la troupe avidement : les loups avaient été attirés par les odeurs, mais se tenait à distance respective du feu. C'est pendant le tour de garde de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Tordek&lt;/span&gt; qu'un loup, plus audacieux que les autres, essaya d'aller mordiller &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Glanix&lt;/span&gt;. Celui-ci, dans un demi-sommeil, saisit sa masse d'armes lourde, éclata la gueule de l'animal, avant de se rendormir en maugréant. Les autres loups en furent effrayés, et le reste de la nuit fut tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, les aventuriers se remirent en route après une nuit peu réparatrice, et d'humeur quelque peu maussade. Ils continuèrent sur le chemin qui menait tout droit vers l'est. Arrivés non loin de midi, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; repartit à la chasse vers le sud du sentier, afin de trouver du gibier capable d'agrémenter le menu. Après quelques heures d'attente, les compagnons virent revenir le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt; par le nord. Il maugréa des excuses inintelligibles pour expliquer son retard (il voulait apparemment cacher le fait qu'il s'était égaré, faisant mentir la réputation des rôdeurs en matière d'orientation), mais avait trouvé un étrange sanctuaire. Entendant cela, toute la troupe décida de s'y rendre, afin de statuer sur l'étrangeté et le danger possible d'un tel site.&lt;br /&gt;Après que le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt; se fut perdu encore une fois en menant la troupe, ils finirent par retrouver les pierres disposées dans des positions étranges, avec divers signes &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;cabalistiques&lt;/span&gt; gravés ça et là.&lt;br /&gt;- C'est ça, votre sanctuaire étrange? se questionna &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Marcus&lt;/span&gt;. C'est un simple cimetière Kobold! Pas de quoi s'étonner plus que ça.&lt;br /&gt;Effectivement, rien de particulier n'attirait l'attention, et il était inutile de s'attarder plus longtemps dans les lieux. De plus, le brouillard et la proximité du marais qui recouvrait visiblement certaines parties de l'ancien cimetière rendaient l'atmosphère oppressante. Les tombes semblaient dater de plusieurs dizaines d'années au moins, et tout ce qu'il y avait à prendre avait sans doute déjà été subtilisé par des maraudeurs de passage. Les compagnons repartirent vers le chemin pour trouver une terre plus accueillante pour manger la perdrix et le lapin qu'avait tué &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; au gré de ses promenades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un bon repas (préparé par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; qui avait la main plus heureuse que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Glanix&lt;/span&gt; en matière de cuisine), la troupe arriva bientôt à une intersection : deux chemins partaient, un vers le sud, qui repartait vers &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Erose&lt;/span&gt;, et l'autre vers le Nord, où l'on pouvait voir une pancarte "DANGER : passez votre chemin". Les aventuriers se concertèrent: la nuit allait tomber d'ici une heure ou deux, et il paraissait dangereux d'arriver à la tombée de la nuit dans le domaine inconnu de la sorcière. Sur la carte que possédait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, un campement de bûcherons était indiqué, un peu plus loin vers le sud, et la compagnie décida de s'y rendre pour prendre quelques renseignements et un peu de repos avant un parcours sûrement compliqué.&lt;br /&gt;Ils arrivèrent à ce campement à la tombée de la nuit, et y trouvèrent bon accueil : les travailleurs locaux, quoique rustres, étaient hospitaliers, et offrirent gîte et nourriture aux voyageurs pour une somme réduite. Ils purent même obtenir des renseignements sur la sorcière de la forêt.&lt;br /&gt;- Ah ça pour sûr, elle est pas commode quand on lui manque de respect. Elles nous embauchent une fois l'an pour lui refaire son potager, voyez. Et vaut mieux y aller, c'est comme ça &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;qu'ça&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;s'passe&lt;/span&gt;. On lui fait son potager, elle nous paie un peu, et le reste du temps, elle nous laisse tranquilles. Moi ça &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;m'dérange&lt;/span&gt; pas de l'avoir loin de moi, hein. C'est le Roger, un an, il était pas bien content du salaire, et l'est allé le dire à la vieille. Pas la meilleure idée qu'il est eue, mais faut dire, il taquinait un peu de la bouteille un peu trop tôt le matin, ça aide pas à réfléchir. Et ben, à la place de Roger, y avait un lapin après. Sacrément &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;goutu&lt;/span&gt;, d'ailleurs. Y a pas grand monde qui l'a regretté, hein, surtout pas sa femme qui a pas tardé à le remplacer, mais bon, tout ça pour dire que la vieille, faut s'en méfier et être poli mais sinon ça va.&lt;br /&gt;Après une soirée à manger et à boire avec des bûcherons contents d'apprendre les nouvelles de la région, les aventuriers partirent assez tôt se coucher dans les différentes couchettes qui leur avaient été prêtées. La nuit fut reposante (même si les gémissements bruyants provenant de la chambre des propriétaires des lieux gêna les aventuriers, surtout &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Marcus&lt;/span&gt; qui fut fort troublé) à s'endormir.&lt;br /&gt;Le lendemain à l'aube, la troupe repartit de bon pied vers le Nord, et après quelques heures de marche, s'engagea profondément dans les marais, sur un chemin parsemé d'écriteaux menaçants. Arrivés dans un secteur où des planches de bois vermoulues servaient de ponts entre les divers &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;îlots&lt;/span&gt; du marais, un  singulier décor leur apparut. A une quinzaine de mètres, il y avait une intersection, et sur le chemin qui s'écartait ostensiblement du sentier principal, des planches disposées au petit bonheur la chance sur les marais amenait à une petite maison assez vétuste. Devant le carrefour, au milieu du chemin, se tenait immobile une vieille dame habillée en noir, qui les fixait du regard.&lt;br /&gt;Elle semblait assez vieille, et avait du être très belle à son époque, et surtout emplie d'un certain pouvoir. D'une voix autoritaire, alors que l'équipe s'était arrêtée en silence, elle demanda&lt;br /&gt;- Vous prendrez bien le thé chez moi?&lt;br /&gt;Et sans attendre une quelconque réponse, elle se dirigea d'un pas leste et précis vers la maison. Après un instant d'hésitation, les aventuriers la suivirent, soucieux de ne pas vexer leur hôte. Mais si le passage sur les planches ne posa pas de problème au roublard ou au mage, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Tordek&lt;/span&gt; glissa de la planche, et tomba dans les marais poisseux, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;entraînant&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; dans sa chute. Alors que les deux aventuriers remontaient péniblement sur les planches, aidée par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; qui leur tendait un bâton, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tordek&lt;/span&gt; se fit mordre à la cuisse par un énorme serpent, qui devait faire en longueur deux fois la hauteur du nain.&lt;br /&gt;- Je serais vous, j'éviterai de jouer avec les serpents, ils sont assez agressifs, dit la sorcière sans se retourner, avant d'entrer dans la maison.&lt;br /&gt;Les compagnons la suivirent, et entrèrent dans la maison pour trouver une table entièrement dressée pour le thé, avec une place pour chacun d'eux. Ils engagèrent la conversation d'un ton respectueux, et la sorcière se montra assez amicale, répondant aux politesses de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Glanix&lt;/span&gt; et aux questions sur le thé de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; assez cordialement. Elle eut même tendance à être très proche d'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Tordek&lt;/span&gt; de plus en plus mal à l'aise, tandis que la dame étudiait sa blessure avec &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;moult&lt;/span&gt; caresses. Cependant, après un silence de quelques secondes dans la conversation, le ton de sa voix se durcit, et elle reprit la parole:&lt;br /&gt;- J'aimerais maintenant que vous me disiez ce que vous venez faire dans la région. Les visiteurs sont rares et je m'en &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;accommode&lt;/span&gt; bien, et je n'aimerais pas que n'importe qui passe par chez moi pour faire n'importe quoi.&lt;br /&gt;- Nous sommes à la recherche d'un mage, ancien ami de mon maître, commença &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Marcus&lt;/span&gt; avant que quiconque n'ait pu l'arrêter.&lt;br /&gt;- Vous êtes mages? demanda la sorcière d'un ton soudain glacial.&lt;br /&gt;- Heu ce jeune homme est juste apprenti, et comme vous pouvez le voir, nous autres ne sommes pas mages, nous n'avons même pas de chapeau! s'empressa de répondre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, peu rassuré.&lt;br /&gt;- Je n'aime pas trop les mages. Et encore moins &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Maellström&lt;/span&gt;, puisque j'imagine que c'est de lui que vous parlez.&lt;br /&gt;- Ah vous le connaissez?, s'enquit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Glanix&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- Je l'ai connu. Autrefois, il me rendait souvent visite, quand il venait chercher des cadavres Kobold dans le cimetière, et nous vivions une relation passionnée.&lt;br /&gt;Elle continua quelques minutes dans un récit passionné des divers détails de ses relations sexuelles d'antan avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;Maellström&lt;/span&gt;, description qui fit rougir &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;Glanix&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;Marcus&lt;/span&gt; jusqu'aux oreilles.&lt;br /&gt;- Mais depuis une dizaine d'années, plus rien. Trop vieille, j'imagine. Plus intéressante. Si vous allez le voir, dites lui bien que je l'emmerde profondément, ce vieux con!&lt;br /&gt;Elle s'enferma alors dans un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;semi-mutisme&lt;/span&gt;, et ne répondit aux questions que par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;syllabes&lt;/span&gt;, et la Compagnie ne tarda pas à prendre congé, en multipliant les politesses et les compliments avant de se retrouver sur le chemin du retour. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Tordek&lt;/span&gt; confirma ses talents d'agilité en retombant dans le marais, mais réussit à éviter cette fois la morsure de serpent. Toute la troupe établit ensuite un campement pour la nuit non loin du cimetière, comme conseillé par la sorcière pour passer la nuit. Le soulagement était cependant palpable : ils avaient réussi à ne pas énerver la femme colérique, et pouvait prévoir la fin de leur voyage d'un œil plus tranquille.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-6475141027684580178?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/6475141027684580178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/04/la-compagnie-des-bras-casses-part-viii.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/6475141027684580178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/6475141027684580178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/04/la-compagnie-des-bras-casses-part-viii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part VIII'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-5139802235487835997</id><published>2009-03-30T07:18:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:42:43.432-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part VII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Compagnons ont triomphé sans coup férir d'une bande de brigands rencontrés en chemin, guidé par un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Marcus&lt;/span&gt; survolté. Les héros se congratulent en constatant les dégâts causés par le raid des bandits.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Chapter&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;VI&lt;/span&gt; : &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Make&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;my&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;bad&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou (un gobelin, ça va. Six gobelins, ça fait un pack)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le sol était jonché de cadavres autour du chariot des marchands. Certains étaient ceux de pauvres commerçants qui avaient essayé tant bien que mal de résister, d'autres ceux des hommes de mauvaise vie qui avaient rencontré leur destin en ce jour. Tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Ferin&lt;/span&gt; était rentré dans le chariot faire un état des biens utilisables, les autres rassemblèrent les corps des personnes honnêtes, et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Glanix&lt;/span&gt; fit pour eux une prière, recommandant leur âme à Saint &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Cuthbert&lt;/span&gt; qui pourrait leur conter la vengeance subie par les malfrats.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Ferin&lt;/span&gt; trouva vite la caisse des marchands contenant la modique somme de 400 Pièces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;d'Or&lt;/span&gt;, qu'il vida dans une de ses bourses, déjà remplie de pièces qu'il avait détroussées aux passants dans les rues &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;d'Erose&lt;/span&gt; avant son départ. A part ça, il ne trouva que quelques fioles remplies de potions de différentes couleurs, quelques flèches, et une tonne d'objets inutiles de piètres valeurs, que les marchands vendaient sans doute en usant de quelque escroquerie.&lt;br /&gt;- Qu'as-tu trouvé, ami &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Ferin&lt;/span&gt;? demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; d'un ton joyeux.&lt;br /&gt;- Quelques flèches, des fioles que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Marcus&lt;/span&gt; ou &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Glanix&lt;/span&gt; devront étudier, et un tas d'objets inutiles.&lt;br /&gt;- N'y avait-il pas la caisse de ces négociants?, demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, d'un air soupçonneux.&lt;br /&gt;- 40 Pièces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;d'Or&lt;/span&gt; que je m'apprêtais à vous remettre, Maître Nain. Je pense, et je crois que mes camarades en conviendront, que vous serez le plus à même de conserver notre Or afin qu'il ne soit pas dépensé inutilement!&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Tordek&lt;/span&gt; opina, et empocha rapidement les 40 Pièces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;d'Or&lt;/span&gt; que lui tendait le roublard. Et resta ensuite pensif d'un air souriant, et il fut par la suite beaucoup moins critique dans ses propos envers le roublard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ils décidèrent de reprendre la route, les aventuriers soucieux de gagner du temps, prirent avec eux le chariot (vidé au préalable de toutes babioles superflues), qui pourrait au futur leur servir d'abri potentiel en cas de pluie, ou de permettre à certaines personnes de se reposer (si les aptitudes de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Tordek&lt;/span&gt; ou &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; aux longues marches n'étaient pas à remettre en question, les capacités d'endurance de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Marcus&lt;/span&gt; ou de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Glanix&lt;/span&gt; restaient à confirmer). De plus, les deux boeufs attelés au chariot avaient l'air robuste, et pourraient éventuellement faire plus tard une bonne monnaie d'échange sur un quelconque marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois le brasier chargé de consumer les corps purs allumé, la compagnie repartit, tandis qu'une épaisse et noire fumée montait vers le ciel. Il était alors aux alentours de midi quand ils repartirent d'un pas assuré vers les montagnes, maintenant plus proches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures de route plus tard, alors que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Glanix&lt;/span&gt; avait repris son débit sempiternel de prêches et cantiques divers, ils commencèrent à monter, et arrivèrent sur une route étroite, bordée par la vallée sur la droite, et par une longue plaine fortement pentue, qui amenait aux roches plus haut, où on pouvait apercevoir quelques grottes qui se dessinaient.&lt;br /&gt;- L'endroit serait tout approprié pour une embuscade, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; d'un ton nerveux tandis qu'il longeait cette pente. J'espère que les gobelins ne résident pas trop près dans la région, ou ils auraient tôt fait de nous attaquer.&lt;br /&gt;Ces mots à peine dits, de gros roulements de tambour se firent entendre, et des formes se dessinèrent sur les hauteurs, semblant courir vers le chariot.&lt;br /&gt;- Ils arrivent, chuchota &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, tiraillé entre le sentiment de piège, et son ancestrale envie d'en découdre avec l'ennemi héréditaire de sa race.&lt;br /&gt;-&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Yaaaaah&lt;/span&gt;, cria &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, qui était aux rênes, et mit les boeufs au galop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attaque des gobelins avait été préméditée, le gros des troupes arriveraient en bas avec un lourd retard sur le chariot, qu'il leur faudrait combler en courant, mais une poignée d'autres gobelins descendaient déjà la pente pour intercepter le chariot au loin devant. Tandis que la carriole accélérait, et semblait souffrir du contacts avec les diverses pierres qui parsemaient le chemin, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Marcus&lt;/span&gt; eut l'idée d'utiliser les bouteilles d'huile comme projectiles :  il commença donc à déchirer les tentures, afin de constituer des projectiles explosifs.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Soudain&lt;/span&gt;, une roue arrière explosa littéralement, après un contact de trop, et la deuxième la suivit rapidement. Le chariot continuait sur sa lancée, freiné par les contacts répétés de l'essieu arrière avec le sol. Sentant que le véhicule pouvait rapidement se disloquer, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Glanix&lt;/span&gt; fit freiner les boeufs. Une croisée de chemins apparaissait non loin de là, un chemin montant plus avant dans la montagne, et l'autre descendant vers la vallée, tout droit vers une large forêt qui se tenait en contrebas.&lt;br /&gt;Attiré par la haine de l'ennemi, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tordek&lt;/span&gt; profita du ralentissement de la course pour sauter de la carriole, se réceptionna d'une petite roulade, et se tint prêt à accueillir les créatures répugnantes qui se rapprochaient maintenant dangereusement.&lt;br /&gt;Mal lui en prit, car ce fut exactement le moment que choisit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Marcus&lt;/span&gt; pour lancer son projectile inflammable improvisé, qui éclata juste devant le nain, qui se retrouva avec une barbe en feu. Tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, horrifié, commença tout de suite à préparer un autre projectile afin de rattraper son erreur, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Tordek&lt;/span&gt; se roulait dans l'herbe pour essayer d'éteindre le feu. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; était descendu à son tour, mais d'une manière plus agile, et arrosait de flèches quelques gobelins qui arrivaient trop près. A l'avant, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Glanix&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; descendirent à leur tour, et se dirigèrent vers l'avant pour réceptionner les gobelins qui descendaient droit de la pente. A l'intérieur, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Ferin&lt;/span&gt; s'assurait qu'il n'avait rien oublié de précieux dans le véhicule avant de l'abandonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte était inégale : malgré leurs piètres performances au corps à corps les gobelins arrivaient en grand nombre, et s'ils étaient assurés de subir de lourdes pertes, ils étaient une quinzaine à l'avant contre seulement une moine et un prêtre, et ils étaient non loin d'une centaine qui courraient à l'arrière. Le pillage allait être beau, et les récompenses grasses, pour ceux qui survivraient. De plus, il y avait un nain à torturer, une joie toujours largement appréciée chez les gobelins, et le barbu était déjà en train de se rouler par terre de peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que disait un des gobelins du groupe de tête des poursuivants qui étaient sur le point de se jeter sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, quand une bouteille explosa non loin d'eux, provoquant un soudain déluge de flammes et de douleur sur les créatures méprisables qui se débattaient pour éviter une mort certaine.&lt;br /&gt;Le gros nuage de flamme qui venait d'apparaître grâce à la vivacité d'esprit de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Marcus&lt;/span&gt; laissait un répit de quelques minutes, tant cette explosion avait désorganisé les gobelins. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, suivant son instinct, ne réfléchit pas trop, et courut tout droit vers la forêt, bientôt suivi par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, et enfin &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Tordek&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;Glanix&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, de leur côté, couvraient leur fuite en massacrant les quelques gobelins qui arrivaient par le haut au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;compte-goutte&lt;/span&gt;, et dont l'ardeur se faisait plus tempérée au fur et à mesure que les cadavres s'accumulaient. C'est quand &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, emporté par son mouvement, asséna un violent coup de masse d'armes sur la nuque de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; qu'ils jugèrent bon de rebrousser chemin à leur tour.&lt;br /&gt;La troupe courut jusqu'à la forêt, et se dissimula non loin de l'orée. Les quelques gobelins qui osèrent les suivre jusque là furent rapidement éliminés, mais la majeure partie n'eut pas la témérité de pénétrer sous les arbres qui leur étaient hostiles, et retournèrent participer au pillage des restes du chariot et à la mise à mort des bovins qui leur serviraient de repas lors des prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les aventuriers se retrouvèrent vite seuls. Ils étaient saufs et fatigués. Ils pouvaient voir au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;loin&lt;/span&gt; les monts ensoleillés qui semblaient se moquer d'eux : ils avaient été vaincus, et ne passeraient pas par la montagne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-5139802235487835997?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/5139802235487835997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-vii.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/5139802235487835997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/5139802235487835997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-vii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part VII'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-7284908304932055158</id><published>2009-03-30T03:17:00.000-07:00</published><updated>2009-06-21T12:58:11.165-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des bras cassés - Anecdote II</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName"&gt;&lt;/o:smarttagtype&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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 &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et c’est la qu’il lui expliqua tout. Il était tranquillement en train de lire un livre sur les collaborations runiques entre les flammes de la montagne blanche et les vagues de l’île Isidore, documentation très intéressante à une heure aussi tardive de la nuit, quand soudain il l’avait sentie. Ce fut très prononcé dans un premier temps, très profond, puis plus diffus, plus lointain. Il avait immédiatement tenté de percevoir l’envergure de cette perturbation. Après quelques secondes de concentration, il n’en apprit guère plus. Il ne pouvait pas identifier la source, ni l’alignement de celle-ci, mais c’était très puissant. Et tout proche. Cela s’était produit à Erose même, il en était certain. Il avait pu identifier aussi une certaine onde incontrôlable. Pour sûr que la brièveté de la perturbation et sa soudaineté démontrait un manque total de maîtrise. Encore un étudiant à la recherche de découverte qui s’était plongé un peu trop profondément dans une lecture de Van Houten ? Cela n’apparaissait pas être la bonne hypothèse à première vue, car l’école était restée calme. Et cela n’aurait pas été aussi soudain et intense. La préparation d’une évocation de Van Houten nécessitait un créneau arcanique plus long et plus linéaire. Un objet magique ? Impossible, une telle puissance enfermée en son sein aurait été détectée lors de son entrée dans l’enceinte de la ville. Et un tel objet n’avait pas franchi les portes d’Erose sans être annoncé depuis des lustres. Il n’y avait aucune explication cohérente et plausible à cette soudaine perturbation des champs arcaniques de sixième niveau. C’est pourquoi Juste Carré-Das, troisième chancelier de &lt;st1:personname productid="la Tour" st="on"&gt;la Tour&lt;/st1:personname&gt; d'Argent de l'Université Visible d’Erose, vice-président de la confrérie des mages de Bargonie et d’Eradie Occidentale, se précipita aussitôt dans le bureau du directeur de l’Université Visible. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Celui-ci avait verrouillée magiquement la porte de son bureau à une heure aussi tardive. Il devait dormir, mais Juste ne dû même pas s’en rendre compte. Désamorcer l’envoûtement d’une porte faisait partie des premiers sorts qu’il avait appris durant sa scolarité, aussi aujourd’hui ce sort se déclenchait instantanément dès qu’il avait une porte à franchir. Il s’était trop entraîné à l’époque, pour impressionner ses professeurs. Et depuis, lors de ses aventures il avait du le lancer un bon millier de fois. Et a présent son corps s’était tellement imprégné de ce sort et de magies en tout genre que pour lui, les portes étaient toujours « ouvertes ». Il était entouré de ce que l’on aurait pu appeler une « aura » arcanique, qui lui conférait de nobles avantages en plus des portes « ouvertes » : la pluie ne le mouillait plus, les torches et les lustres s’allumaient instantanément autour de lui, il « entendait » les pensées des gens… Tous ces étranges pouvoirs lui valaient d’être très respecté auprès des étudiants de l’Université.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il entra donc dans le bureau du directeur qui se réveilla en sursaut, alerté par son hibou grand-duc.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « L’as-tu sentie ? Demanda Juste encore enivré de la puissance de la perturbation.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Senti quoi ? Balbutia son interlocuteur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- La perturbation dans les champs arcaniques !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Ne t’inquiète pas Juste, demain nous trouverons l’étudiant qui a joué avec un grimoire de Van Houten. Dit-il rassuré, et en se recouchant. Ce bon vieux Juste lui avait foutu une sacrée frayeur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Une perturbation de sixième niveau pour une « Vanite » (c’est une expression qui était couramment utilisée pour qualifier les évocations de Van-Houten), cela m’étonnerait ! Rétorqua-t-il.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- De sixième niveau dis-tu ? Dit-il en se relevant, intrigué et quelque peu perturbé. Quand est-ce arrivé ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Il y a une heure de cela, à peine.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Comment est-ce possible ? Un magicien capable d’une telle puissance serait venu se présenter à l’Université dès son arrivée ! Bon ou mauvais ? &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Je n’ai pas pu le déceler, trop bref. Peu être une relique…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Nous aurions senti son aura dès qu’elle aurait franchi les portes de la ville, tu le sais bien !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Oui… c’est très étrange… dit Juste calmement en ressortant du bureau, tout en marmonnant.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le vieux est peut être devenu fou, pensa le directeur. Il trouvait son comportement bizarre parfois, il pensait qu’il ne devait plus avoir toute sa tête, même si cela restait sans conteste un excellent magicien, et de surcroît ses apprentis s’avéraient souvent être les meilleurs à la fin de chaque cycle. Il ne devait plus trop avoir les pieds sur Terre (certes il lui arrivait parfois de léviter en marchant pendant quelques minutes). &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Bon je verrais ça demain, il aura sûrement oublié qu’il est venu me voir ». Se dit le directeur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Juste Carré-Das, quant à lui, essaya à nouveau de questionner les champs arcaniques, mais sans grand succès. Ils étaient redevenus calmes…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le directeur pense peut-être que j’ai perdu la tête, hé bien il va être servi cette fois ! Pensa Juste. Et c’est à peine trois minutes plus tard que le directeur fit irruption dans son bureau comme il l’avait prédit, s’exclamant :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « C’est la même signature ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Oui… ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le soleil était levé depuis une heure, et ils sentirent tout deux que les champs arcaniques devinrent brouillés. Une aura magique venait de pénétrer dans l’enceinte de la ville, sûrement un objet. C’est ainsi que le directeur se précipita dans le bureau de Juste pour lui demander s’il s’agissait du même phénomène que la nuit précédente. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Ce n’est pas aussi intense, mais c’est la même signature, assurément… ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Juste entendit le directeur se dire : « &lt;i style=""&gt;Mince, il a eu raison cette fois, il est peut être pas si fou que…&lt;/i&gt; ». Ce dernier vit le chancelier le fixer&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;avec un air content, et il comprit très vite qu’il avait omit de taire ses pensées, ce qu’il fallait toujours faire en présence de Maitre Carré-Das. Il se contenta de sourire d’un air niais, et il dit :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Je vais aller voir de quoi il en retourne ! » Cette phrase sonna un peu comme une excuse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Laissez, laissez. C’est un de mes élèves qui possède l’objet, il va venir à moi de lui-même » dit Juste d’un air satisfait et hautain.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Comment peut-il en être sûr ? Pensa le directeur en sortant du bureau, non sans taire cette pensée cette fois.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Une vingtaine de minutes plus tard, la perturbation s’approcha de l’Université. Juste concentra son énergie arcanique autour de la perturbation, afin de la masquer aux étudiants qui n’auraient été que trop curieux s’ils l’avaient sentie. Juste était un brin égoïste en ce qui concernait les reliques, il voulait être le premier à voir cet objet qui avait pu autant perturber la magie depuis l’extérieur de la ville ! &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il la senti s’approcher peu à peu, et lorsqu’elle fut suffisamment proche, sa curiosité l’emporta sur sa patience, et d’un coup de main sec il ouvrit la lourde porte de son bureau, pourtant a une bonne quinzaine de mètres de lui, à l’autre bout de son bureau. C’est là qu’il aperçu Marcus Frélian, un de ses élèves de troisième cycle – &lt;i style=""&gt;Ouah ! J’espère qu’il va nous apprendre comment on ouvre les portes à distance l’année prochaine !&lt;/i&gt; – Il était accompagné d’une femme qui ne se disait absolument rien, ah ces moines, toujours à intérioriser leurs pensées, ils sont pénibles ! Et accompagné aussi d’un nain – &lt;i style=""&gt;Grmlf, j’aime pas cet endroit, des portes qui s’ouvrent toutes seules, ça sent mauvais. S’il essaie de me piquer mon œuf, je lui pourfends le crâne moi à ce « chef mage » !&lt;/i&gt; Ah, il avait pensé « chef mage » ! Juste ne supportait pas qu’on l’appelle comme ça ! Marcus n’aurait pas pu lui dire que je ne suis pas un « chef mage » !! Mais ce soudain énervement de Juste se transforma très vite en une concentration hors norme. L’objet était la ! Dans le sac de ce malheureux nain ! Juste concentra toute sa magie et sa puissance sur le nain. Ce dernier ne sut jamais à quel point il fut pendant quelques minutes entouré d’une magie surpuissante et ultra destructrice. Il ne sut jamais que si Juste Carré-Das, troisième chancelier de &lt;st1:personname productid="la Tour" st="on"&gt;la Tour&lt;/st1:personname&gt; d'Argent de l'Université Visible d’Erose, vice-président de la confrérie des mages de Bargonie et d’Eradie Occidentale, avait levé le petit doigt, il aurait implosé, ou bien été projeté sur le mur opposé de la pièce dans un fracas assourdissant, ou bien encore été téléporté instantanément dans le monde dimensionnel des démons et autres diablotins dans lequel il aurait subit d’atroces tortures pendant plus de cent ans. Non le nain n’en sut rien, et fort heureusement pour lui. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Que me vaut cette visite jeune apprenti ? Entama Juste ne voulant pas que son enthousiasme soit démasqué.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Alors… comment lui annoncer… &lt;/i&gt;Bonjour Maître Carré-Das, troisième chancelier…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Epargnez moi les formalités jeune Frélian, venez-en au but de votre visite !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Ca y est il nous la joue autoritaire… pff sale « chef magicien » !&lt;/i&gt; pensa le nain, qui ne sut pas non plus qu’il passa a cet instant précis a deux doigts de la mort par strangulation magique, heureusement que Juste était vieux, et que son petit doigt n’était plus aussi mobile que dans sa jeunesse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Désolé de vous importuner en cette belle matinée Maître, mais nous aurions besoin mes comparses et moi-même de connaître la nature d’une relique magique que nous avons…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Montrez la moi ! Annonça Juste qui n’en pouvait plus d’attendre.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Va mourir sorcier, tu toucheras pas à mon héritage !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Vas-y montre lui Tordek, ne t’inquiète pas c’est un homme de confiance. &lt;i style=""&gt;Et dépêches toi, c’est un homme assez impatient ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tordek grogna, tel un nain mécontent. Mais il s’exécuta, il sorti un œuf en mithril de son sac, et le montra de loin au magicien, le serrant de toutes ses forces. Il senti soudainement que l’œuf était comme attiré par le magicien, mais il ne voulait pas le lâcher.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- « Non ! Tu ne toucheras pas à mon héritage ! Tu peux toujours courir je le lâcherais pas ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Sur quoi Juste lui-même se mit à répondre à Tordek par la pensée. Bien entendu, aucun de nos comparses ne l’entendit :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- « Si tu ne lâches pas cet œuf, je te métamorphose en pigeon espèce de nain obtus !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- Oula ! T’en veux vraiment sorcier ! Tu tires de plus en plus fort hein ? Mais tu m’auras pas avec tes maléfices de jeune pucelle ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il est vrai que Juste avait doublée l’intensité de son sort d’attirance. Mais le nain ne perdait pas prise, il s’accrochait à cet œuf comme un enfant s’accroche à son doudou.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- « Lâche ça !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- Par ma barbe je ne lâcherais pas ! » &lt;/i&gt;Malgré que l’œuf commençait à lui glisser des doigts sous la force d’attraction.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En fin de compte, ce fut le mage qui eut raison du nain, l’œuf s’envola vers le milieu de la pièce et s’arrêta.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- «  Faites y attention quand même, c’est fragile. Dit le nain la main postée sur sa hache, et la barbe toute hérissée. &lt;i style=""&gt;Si tu y fais une égratignure, mon oncle m’en est témoin je te fend en deux ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mais Juste n’entendit pas cette dernière pensée, il était trop occupé à étudier l’artefact. Il demanda par la suite à Marcus de lui raconter comment ils avaient pu mettre la main sur cet artefact. Marcus lui raconta leur périple, omettant volontairement d’évoquer leurs péripéties avec les gardes. Sauf que Juste entendit quant à lui toute l’histoire dans le moindre détail. Bah ils avaient tué quelques gardes, parfait, cela allait faire de Marcus un apprenti bien plus intéressant qui saurait dorénavant gérer son stress de magicien. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Par contre le vieux Anorfol avait bien caché son jeu ! Voila pourquoi cet objet n’avait jamais été découvert, il était enfermé sous terre ! Et dire que durant leurs entretiens avec le vieux nain, ce dernier lui avait juré ne posséder aucun objet magique. Ne jamais croire un nain, c’était une règle de base qu’il n’avait pas respectée. En tout cas cela expliquait pourquoi il avait sentie la perturbation venir de l’intérieur de la ville.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Et c’est alors que nous l’avons apparemment activé. Il y a eu une forte lueur verte qui s’en est dégagée et… &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Oui, j’ai ressenti une perturbation dans les champs arcaniques cette nuit. C’était donc cette relique… intéressant…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Nous voudrions savoir comment il est possible de le désactiver, car je sais de source sûre que de mauvaises choses vont se produire suite à cette activation ». Dit la moine qui était restée muette jusque la, aussi bien par la parole que par la pensée. Juste attendit d’ailleurs quelques secondes pour voir si une pensée suivrait ces belles paroles, mais il n’en fut rien. Satanés moines…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Oui je comprend votre crainte ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il venait d’analyser cet œuf sous tous les angles, réalisé toutes sortes de tests magiques dessus, mais il ne pu en déceler le pouvoir, comme si une sorte de bouclier magique le protégeait. Malheureusement Juste ne s’était jamais spécialisé dans l’étude des reliques, et il en faisait les frais aujourd’hui. Cela le vexa quelque peu. D’autant plus qu’il n’y avait plus de personne capable d’étudier un tel objet depuis plusieurs longues années au sein de l’Université Visible. Le dernier en date avait malheureusement été banni de l’Université car il s’essayait à la magie noire, il y a plusieurs longues années de ça. Maelstrom Ponticus était un magicien aussi puissant que Juste Carré-Das, ils avaient tout deux étudié plusieurs années ensembles durant leur jeunesse, ils étaient tout deux les nobles créateurs de l’Université Visible d’Erose. Quand ils atteignirent tout deux la perfection magique, et que Juste se concentra un peu plus au transfert de son savoir aux nouvelles générations, Maelstrom quant à lui voulu continuer a explorer tous les aspects de la magie, sa soif de savoirs magiques n’étant pas complètement assouvie. C’est alors qu’il se plongea dans l’étude des magies obscures pour parfaire sa connaissance. Il fut dès lors banni de l’université qui ne pouvait tolérer de telles pratiques en son sein. Maelstrom s’était donc retiré aux dernières nouvelles dans une tour, dans les montagnes au nord. Et Juste n’avait depuis lors plus aucune nouvelle de son ami, cela faisait quinze ans de cela. Mais comme lui, cela devait être un vieux monsieur aujourd’hui, qui était sans doute rongé par la magie obscure. Mais de temps en temps, des marchands itinérants affirmaient avoir aperçu un vieux monsieur non loin de cette tour, donc il devait être toujours en vie, et qui plus est il ne semblait pas agressif selon ces marchands. Juste se dit que cela pourrait être une bonne expérience pour ce jeune apprenti Marcus d’aller lui rendre visite. Il apprendrait comme cela la vie d’aventurier, et cela lui ouvrirait l’esprit, lui ferait découvrir le monde. Il n’en serait plus tard qu’un bien meilleur magicien. Et ce serait très formateur pour lui d’être confronté a la magie obscure… Oui cela ferait vraiment de lui l’un des meilleurs apprenti de son cycle. Et de surcroît, Juste se dit qu’il aurait au moins quelques nouvelles de son ami lorsque Marcus reviendrait. Et cela valait bien de risquer la vie de cet apprenti. S’il revenait vivant, ce serait le meilleur de son cycle, et il pourrait faire de lui son apprenti privilégié. Après tout il lui faisait donc une fleur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- « Malheureusement je ne suis pas en mesure de vous éclairer plus sur cet objet&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Bon bin rend moi mon héritage alors, sorcier !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- &lt;/i&gt;Très bien maître… je comprends.&lt;i style=""&gt; Mince même le maître ne sait pas ce que c’est ! Je ne comprend pas c’est incroyable !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- …, » toujours aucune pensée ne sortait de l’esprit de la moine, même si Juste pu lire à cet instant de la crainte et une certaine déception dans ses yeux.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le nain commença à se rapprocher de son œuf, la main sur sa hache.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- « fais pas de connerie sorcier… tout doux… Si tu me rend pas mon œuf, t’es mort ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Juste ne ressenti qu’un peu de dégoût face à cette créature des plus basique. Le vieux Anorfol était plus cordial dans ses souvenirs. Il lui rendit d’un coup de main son œuf. Il ne méritait même pas de mourir…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- « Aahahaha, le nain aura triomphé du sorcier ! Tarlouze de mage ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- &lt;/i&gt;Mais Maître, savez-vous où nous pourrions trouver quelqu’un qui soit en mesure de nous aider à élucider le mystère de cet œuf ? &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Oui, il y a quelqu’un. Mais méfiez-vous de lui en toute circonstances, vous ne pourrez pas lui faire confiance. C’est un ancien de l’Université qui a été banni pour utilisation de magie noire. Il s’appelle Maelstrom Ponticus, il vit dans une tour dans les montagnes au nord d’Erose. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Oula mais ça a l’air plutôt dangereux cette histoire, et je risque de manquer de temps pour finir mon exposé sur l’effet entropique des possessions élémentaires sur les auras démoniaques dans le cadre des lois Van Houten - Nestaffé sur les invocations mineures ! Cela ne m’interresse pas d’y aller ! &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;Maître cette mission a l’air très intéressante, mais pensez vous que je suis en mesure de…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Allez sans crainte jeune apprenti, cela fera une très bonne initiation pour vous, et votre exposé pourra attendre. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;…comment il a su pour mon exposé ? &lt;/i&gt;Merci Maître.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Vous avez encore beaucoup de choses à apprendre, et c’est une bonne occasion. Maintenant laissez-moi ! J’ai à faire ! Vous m’avez fait assez perdre de temps comme cela ! » Rétorqua Juste qui préférait rester sur cette dernière impression de mystère autour de lui, plutôt qu’ils les questionnent à nouveau sur cet objet, duquel il n’avait vraiment rien pu tirer. Il était assez vexé envers lui-même comme ça.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Merci Maître, je ne vous décevrai pas. &lt;i style=""&gt;Je vais jamais y arriver !! C’est trop dangereux ! glups… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Génial, on est tombés sur un sorcier qui n’y connais rien en magie… pff, même pas capable de justifier son salaire, escroc !&lt;/i&gt; Pensa Tordek en sortant de la pièce.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Bon cette impression de mystère voulue n’était pas très réussie en ce qui concernait le nain. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il fallait vraiment qu’il étudie de plus près cette race un peu primaire à ses yeux…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-7284908304932055158?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/7284908304932055158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-anecdote.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/7284908304932055158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/7284908304932055158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-anecdote.html' title='La Compagnie des bras cassés - Anecdote II'/><author><name>Gab</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01209754942092528744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-4472536097674952254</id><published>2009-03-24T08:44:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:41:08.561-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part VI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après avoir triomphé sans démériter d'une gargouille pour certains, et de certaines dissensions et autres méfiances pour les autres, l'équipe a pu mettre la main sur l'oeuf magique que détenait Angus Von Anorfol, et tient maintenant un indice déterminant dans la recherche du meurtrier du nain. Cependant, dans la lutte, la puissante magie de l'oeuf a été activée, et cela peut avoir de funestes conséquences, si on en croit l'avis de Cyrielle. Pour en savoir plus sur la magie de cet oeuf (et donc sur qui pouvait bien le convoiter), la Compagnie a décidé de faire confiance à Marcus, et d'aller voir son maître magicien, détenteur de grands savoirs oubliés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter VI - I'm on my way&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou "Aïe, Pas sur la tête!"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Compagnons étaient détrempés de leur court séjour dans la rivière souterraine, et essayait péniblement de sécher au soleil du petit matin. Ils avaient émergés de la Grotte pour découvrir qu'ils y avaient passé plus de temps qu'il n'y semblait, et il tardait maintenant à Tordek d'aller plus avant dans l'investigation.&lt;br /&gt;"Sorcier, guide nous jusqu'à ton maître qu'il révèle le nom de celui qui a fait ça!&lt;br /&gt;- Je suis apprenti Magicien, en fait. Vous savez la sorcellerie et la magie ne sont pas exactement semblables car les vortex d'énergie thaumaturgique sont drastiquement différents selon qu'on les...&lt;br /&gt;-Assez! Guide nous à ton chef magicien, et qu'on en finisse!"&lt;br /&gt;Marcus allait reprendre la parole pour expliquer à Tordek que son maître, troisième chancelier de la Tour d'Argent de l'Université Visible n'était pas un "Chef Magicien", mais quand il vit l'air déterminé et obtu du nain, il préféra se retenir.&lt;br /&gt;Avant de se diriger vers la ville, l'équipe se concerta. Marcus, malgré son statut d'étudiant de troisième année de troisième cycle, ne pouvait faire rentrer 6 personnes dans l'Université Visible sans susciter de lourdes interrogations. Il fut donc décidé qu'il emmènerait Tordek (qui ne voulait pas se séparer de son oeuf) et Cyrielle, qui savait garder son calme, tandis que le reste de l'équipe les attendrait.&lt;br /&gt;Alors qu'ils pouvaient voir l'équipe du Nain se diriger vers les portes de la Ville, Glanix, Elphyr et Ferin prirent la décision d'attendre des résultats à la Taverne de l'Ours Bourré. En passant devant la caserne de la Milice, ils purent entendre une certaine agitation, quelque peu normale le lendemain de l'assassinat du Capitaine de la garde. Quand ils arrivèrent à la taverne, les trois compères commencèrent à s'abreuver de bières tout en se mettant au courant des affaires locales auprès du tavernier.&lt;br /&gt;Quelques litres de bières plus tard, alors que Glanix pérorait sur l'importance de la foi devant un Ferin et un Elphy assoupis, leurs compagnons entrèrent par la porte de la Taverne, et leur expliquèrent ce qu'ils avaient appris, c'est à dire assez peu. De ce que Glanix comprit des explications décousues du Nain, coupé régulièrement par Marcus qui apportait des précisions assez opaques, l'oeuf était en effet un artefact assez puissant, mais que même le savoir pourtant profond du Maître de Marcus n'était pas en mesure d'identifier. Il avait cependant conseillé à la compagnie de s'adresser à un autre maître magicien, plutôt versé dans la Magie Noire, qui résidait dans une tour par delà les montagnes , et qui possédait sans doute des renseignements sur un tel objet.&lt;br /&gt;La route de la tour du mage en question était assez longue et périlleuse : elle nécessitait de passer soit dans les hauts cols des Monts de Brouillard, réputés pour être infestés de Gobelins, soit par la Forêt de la Malchance qui était de notoriété publique le repaire d'une sorcière aux puissants pouvoirs. Cependant, la Compagnie, échaudée par ses précédents succès, et voulant (chacun pour ses propres motifs) en savoir plus sur cet oeuf, décida d'entreprendre dès le lendemain ce périple, et convenut après une rapide discussion de passer par les Hauts Cols, dont la route était censée être plus fréquentée (et la perspective d'occire quelques gobelins ne pouvait qu'égayer Tordek, qui haïssait cordialement tout orc et assimilé, comme tout bon nain qui se respecte).&lt;br /&gt;Après que chacun ait vaqué à ses occupations durant la soirée et la nuit (Tordek ayant montré la capacité de descente légendaire des nains au reste de la Taverne pendant la soirée), la Compagnie se réunit de bon matin pour partir à l'aventure.&lt;br /&gt;Alors qu'ils marchaient depuis plusieurs heures, et que Glanix alternait entre sermons et cantiques que seule Cyrielle supportait vaillamment, le groupe arriva à une croisée des chemins. Sur celui qui ne les intéressait pas, à quelques centaines de mètres de là, une bataille avait lieu : une carriole de marchands étaient apparemment attaquée par un groupe de bandits. Des bruits de lames retentissaient, et on entendait des cris. Les marchands se faisaient apparemment dominer, et ne présentaient qu'une faible résistance aux brigands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant que les aventuriers aient pu convenir de la démarche à suivre, Glanix partit en courant, brandissant sa masse d'armes, pour essayer de sauver les victimes, et surtout punir les hors-la-loi. Ses compagnons le suivirent, mais alors qu'ils étaient encore à une centaine de mètres, un des vagabonds les vit, et alerta ses comparses, qui commencèrent à se préparer à l'assaut, les uns en préparant leurs armes, les autres en sortant arcs et flèches. On ne voyait pour l'instant que quelques unes de ces crapules.&lt;br /&gt;Les premières flèches fusèrent de part et d'autres, et à ce jeu là, les brigands se montrèrent nettement moins efficace que les aventuriers : leurs flèches ne touchèrent aucune cible, et un d'eux brisa même son arc en tirant. De l'autre côté, Elphyr fit mouche et toucha un homme en pleine poitrine, tandis que Marcus envoya une flèche acide se loger dans le visage d'un archer, qui lâcha son arme en criant sous l'effet de l'insupportable douleur.&lt;br /&gt;Dans un fracas de métal, Tordek et Glanix arrivèrent au contact, et un farouche corps à corps s'engagea. Tordek tenait les crapules à distance respectueuse en faisant d'amples mouvements avec sa hache, tandis que Glanix essayait d'abattre sans succès sa pesante masse sur le crâne de son vis à vis. Qui fut tout à coup tué d'un coup de tranchant de la main de Cyrielle, qui était arrivée sans bruit par le côté.&lt;br /&gt;Mais si l'équipe arrivait à mener ce combat sans trop de problèmes pour l'instant, grâce aux tirs  d'Elphyr et de Ferin, qui tenait quelques brigands à distance, d'autres arrivèrent de derrière le véhicule, et ils n'étaient plus loin d'une dizaine, autour de leur chef, un homme massif dans une grosse armure de bronze. C'est alors que Marcus usa d'un sort de Charme, et un des bandits se retourna contre un de ses accolytes, semant le trouble dans ses rangs. Ceci profita à Tordek, qui trancha rapidement le ventre de son ennemi d'un coup de hache, et à Cyrielle, qui affligea un déluge de coups sur les brigands aux alentours, frappant par erreur Glanix au passage. Ferin et Elphyr continuaient à larder de flèches les ennemis à portée. En moins d'un instant, le chef des brigands se retrouva décontenancé et entouré de cadavres. Et se tourna pour trouver en face de lui Cyrielle, qui toujours mûe par sa fureur meurtrière, lui asséna un terrible coup de pied sauté, le laissant à moitié assommé debout. C'est alors qu'un carreau provenant de l'arbalète de Ferin lui transperça la gorge.&lt;br /&gt;Il tomba raide mort, entouré de ses ennemis, qui en profitèrent pour reprendre leur souffle. Le brigand charmé se tenait debout quand Glanix fondit sur lui, et lui réduit le crâne à l'état de pulpe d'un grand coup de masse.&lt;br /&gt;"Mais vous êtes fous! On aurait pu l'interroger! Il ne nous attaquait même pas!!, protesta Cyrielle.&lt;br /&gt;- Ces créatures de peu de foi ne méritaient pas de vivre. Il a mérité une punition, et ceci était un juste châtiment.", répondit Glanix, soudain calme.&lt;br /&gt;Et la compagnie se retrouva seule, autour du chariot, dans la campagne soudain bien calme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-4472536097674952254?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/4472536097674952254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-vi.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4472536097674952254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4472536097674952254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-vi.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part VI'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-8925158641682752838</id><published>2009-03-19T10:01:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:41:08.561-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part V</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La compagnie est arrivée par des passages souterrains dans des grottes obscurs, garnies de divers chausse-trappes et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;entourloupes&lt;/span&gt; variés. Et de rats géants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Chapter&lt;/span&gt; V - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Don't&lt;/span&gt; stop me &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;now&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou comment rester de marbre?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Effectivement, dans la  grande grotte qui s'ouvrait en bas des escaliers, on pouvait distinguer deux rats géants, qui se tenaient à l'extrême limite de la zone éclairée par les flammes. Et un peu plus loin, deux yeux rouges qui semblaient bien plus gros.&lt;br /&gt;"Hum. Peut-être &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;faudrait-il&lt;/span&gt; analyser la situation avant d'avancer plus loin? Il n'est jamais trop tard pour rebrousser chemin!", proposa courageusement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Ferin&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Mais, alors qu'il disait ces mots, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Glanix&lt;/span&gt; (qui voulait visiblement purger la frustration des combats &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;auxquels&lt;/span&gt; il n'avait pu prendre part) et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Tordek&lt;/span&gt; (belliqueux et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;têtu&lt;/span&gt; comme un nain) commencèrent à foncer vers les rats, leurs armes respectives brandies. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; leur &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;emboîta&lt;/span&gt; le pas, et un combat acharné commença contre des rats un peu surpris, un peu effrayés, mais tentant de se défendre. Ils furent cependant submergés par le nombre, les renforts ayant rejoint leurs camarades plus fougueux.&lt;br /&gt;Une fois les deux rats trépassés (et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; guérie par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Glanix&lt;/span&gt; de la méchante morsure qu'elle avait reçue du rat de droite), les aventuriers se tournèrent vers le dernier rat. Il semblait nettement plus gros, et s'approchait à petit pas, tout en restant à distance respectueuse.&lt;br /&gt;"Pourquoi ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;s'avance-t-il&lt;/span&gt; pas plus? ,demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, intrigué.&lt;br /&gt;- Il a visiblement peur des flammes, lui expliqua &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; à qui on ne la faisait pas à propos des animaux, même des bêtes aussi citadines et repoussantes que les rats.&lt;br /&gt;- Mais alors, qu'est-ce qui nous empêche de le cribler de flèches à distance?, demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, plaçant le sens pratique avant la témérité et l'envie de combattre.&lt;br /&gt;- Cela manquerait d'honneur! affirma &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Tordek&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Je n'ai plus qu'un seul sort de guérison mineure, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Glanix&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- Mais on peut parfois vivre sans honneur, assura alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Ferin&lt;/span&gt;. ça fait bizarre au début, mais je vous promet qu'on s'habitue assez vite."&lt;br /&gt;Cela dit, les compagnons sortirent leurs armes de jet, et tirèrent tous les projectiles nécessaires pour achever la bête, qui n'eut pas le temps d'arriver au corps à corps une fois la douleur surpassant la colère, et agonisa dans des petits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;chicotements&lt;/span&gt;. Et les aventuriers purent laisser les cadavres des bêtes répugnantes dans la grotte pour continuer : en effet, au fond, une porte menait à un petit couloir débouchant sur une porte à double battants.&lt;br /&gt;Avant que quiconque n'ai pu essayer &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;d'instaurer&lt;/span&gt; les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;prémices&lt;/span&gt; d'une organisation, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; ouvrit la porte, et toute l'équipe put voir une grande statue de bête ailée à cornes ("ça change des chevaux, mais on reste dans le mauvais goût", s'exprima &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Elphyr&lt;/span&gt;), et derrière, sur un petit autel situé au milieu de la pièce, un objet brillant de forme &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;ovaloïde&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;A la vision de l'oeuf, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Marcus&lt;/span&gt; ne se sentit plus de joie, et ouvrant la deuxième porte, s'avança vers l'autel... avant de se faire attaquer par la statue, qui se révéla être une gargouille. Heureusement, celle-ci était attachée par la patte à une chaîne attachée au réceptacle où était posé l'oeuf, et son coup de patte monolithique rata le visage du jeune mage de quelques centimètres.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, faisant preuve d'une initiative ne pouvant être provoquée que par l'appât du gain, courut tout droit,  fit une &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;légère&lt;/span&gt; cabriole afin d'éviter la gargouille, et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;récupéra&lt;/span&gt; l'oeuf dans sa main, tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Glanix&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tordek&lt;/span&gt; s'essayaient à attaquer la statue animée, avec peu de succès, leurs armes ricochant avec fracas sur le dur derme de la créature.&lt;br /&gt;Cette dernière sentit immédiatement le vol de l'objet par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, et essaya de sauter sur le roublard, mais trébucha avec force, percuta de plein fouet l'autel détruit intégralement sous l'impact, et finit sa course dans le mur du fond de la pièce, les cornes engoncées dans la roche du mur. Tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Glanix&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Tordek&lt;/span&gt; continuèrent leur attaque et réussirent à détacher quelques morceaux de statue à grands coups d'objets &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;contendants&lt;/span&gt;, les autres aventuriers se désintéressèrent totalement du combat. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Ferin&lt;/span&gt; essaya de s'enfuir avec l'oeuf, mais quand il passait à côté &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;d'Elphyr&lt;/span&gt;, ce dernier lui saisit habilement des mains en lui criant "Faites moi confiance". &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Ferin&lt;/span&gt; n'en avait aucune envie, mais ne put récupérer son oeuf. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, par contre, essaya de s'emparer à son tour de l'oeuf.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, impuissant, assista l'air désemparé à la lutte silencieuse entre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; tirant tous les deux sur l'oeuf pour essayer de se l'approprier, tandis que le course de la bataille changeait au fond de la  pièce: la gargouille avait réussi à se &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;désempêtrer&lt;/span&gt; du mur, et avait asséné des terribles coups aux deux guerriers, qui avaient du mal à résister.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; réussit finalement à déséquilibrer la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;moinesse&lt;/span&gt;, et ainsi établir une prise solide sur l'oeuf. Il sortit alors un petit objet de sa poche, dont la forme ressemblait à celles des rares trous brisant la perfection de l'oeuf, et inséra l'objet dans l'oeuf, provoquant une réaction magique intense. Un grand halo vert emplit la sale pendant quelques instants puis disparut, laissant l'équipe désemparée.&lt;br /&gt;C'est alors que la Gargouille arriva sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; de plein fouet, et commença à s'acharner sur le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt;, qui avait laissé échapper l'oeuf. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Marcus&lt;/span&gt; essaya de donner un coup de pied dans l'objet pour l'éloigner, mais ne réussit qu'à se fracturer le gros orteil.&lt;br /&gt;Alors que la gargouille s'acharnait sur le pauvre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt;, toutes les personnes à portée commencèrent à porter des coups à la créature de roche. Même &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, qui avait effectué un repli stratégique d'une dizaine de mètres, sortit son arme de jet afin d'essayer de sauver le rôdeur. Ce fut &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, prit d'une rage toute naine à la vue de personnes portant leurs mains sur son héritage, qui fracassa finalement le crane de la statue, qui vola alors en morceaux. Le calme retomba sur la compagnie, tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Tordek&lt;/span&gt;,  encore fulminant, ramassa l'oeuf de son oncle, et le garda contre lui, en jetant des regards furibonds à ses compagnons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;Glanix&lt;/span&gt; s'agenouillait à côté &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;d'Elphyr&lt;/span&gt;, qui semblait plus près de la mort que de la vie, afin de lui porter des soins de première urgence.&lt;br /&gt;"Je me demande si je vais y passer, se demandait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;Elphyr&lt;/span&gt;, qui ne ressentait même plus la douleur, alors qu'un voile lui tombait devant les yeux.&lt;br /&gt;- TÔT OU TARD, C'EST UNE ASSURANCE, TOUT LE MONDE FINIT PAR ME RENCONTRER, affirma une voix caverneuse qui semblait venir de son crâne. MAIS &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57"&gt;PEUT-ETRE&lt;/span&gt; PAS TOUT DE SUITE."&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; ouvrit alors les yeux, pour voir ses compagnons qui le regardaient d'un air anxieux. Et la douleur revenant, le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt; s'évanouit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il se réveilla, quelques heures plus tard, il allait déjà mieux. Le prêtre de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60"&gt;Saint-Cuthbert&lt;/span&gt; ayant pu se reposer, il avait de nouveau invoqué la bénédiction de son Dieu, et avait pu ainsi stabiliser puis améliorer l'état du rôdeur. L'équipe avait mis à profit ce temps de répit forcé pour dévoiler les petits secrets de chacun, et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_61"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; eut tôt fait d'ajouter sa version : Il avait en effet trouvé un petit objet dans les poches du cadavre de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_62"&gt;Angus&lt;/span&gt;, qu'il avait gardé pour lui, et il avait répondu à une pulsion en insérant l'objet dans l'oeuf, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_63"&gt;espérant&lt;/span&gt; ainsi arrêter la gargouille. ("Ben bien joué", lui dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_64"&gt;Ferin&lt;/span&gt;). &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_65"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, quant à elle, s'était joint à l'équipe sur ordre de ses supérieurs hiérarchiques, elle devait à tout prix empêcher quiconque d'activer la magie de l'artefact magique qui était en possession &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_66"&gt;d'Angus&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_67"&gt;Von&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_68"&gt;Anorfol&lt;/span&gt;, qui pouvait provoquer des désastres avec sa magie surpuissante. Elle avait ainsi échoué dans sa quête, et avait l'air assez traumatisée. Enfin, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_69"&gt;Tordek&lt;/span&gt; avait reçu une lettre de son oncle qui s'inquiétait de sa sécurité, et demandait l'aide de son neveu pour assurer sa protection. Il semblait maintenant évident que cet oeuf était la cause du crime.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_70"&gt;Marcus&lt;/span&gt; proposa qu'on amenât l'artefact à son maître en magie, qui saurait sans doute dire à quoi correspondait l'effet qu'ils avaient pu apercevoir, et ainsi essayer de retrouver qui aurait intérêt à entrer en possession de l'oeuf. Et du même coup, essayer de désactiver l'oeuf, si les conséquences de son activation s'avéraient après études aussi désastreuses que celles prévues par le monastère de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_71"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il restait cependant le problème de la sortie, l'appareil élévateur étant détruit. Après étude, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_72"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; émit la possibilité d'étudier la rivière souterraines qui coulait dans la grotte aux rats. Elle partit, à la nage pendant de longues minutes à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_73"&gt;contre-sens&lt;/span&gt; du courant. Au moment où tous ses camarades commençaient à s'inquiéter, elle revint pour leur dire qu'elle avait trouvé une sortie quelques dizaine de mètres en amont.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_74"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, de son côté, partit dans le sens du courant, et revint après quelques secondes, en affirmant à ses compagnons qu'il avait tout visité, et qu'il n'y avait strictement aucune possibilité de s'échapper de ce côté. L'équipe convint donc (même si &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_75"&gt;Tordek&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_76"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, avec leurs armures d'écaille, semblaient vraiment rechigner à nager) d'essayer par la sortie trouvée par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_77"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils partirent tous un par un, et même s'il fallut plusieurs essais à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_78"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, peu à l'aise dans l'eau, et si &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_79"&gt;Tordek&lt;/span&gt; manqua de se noyer, ils arrivèrent finalement tous à l'air libre dans une petite grotte, non loin de l'entrée &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_80"&gt;d'Erose&lt;/span&gt;, d'où ils pourraient facilement regagner la ville, afin d'en apprendre un peu plus sur cet artefact.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-8925158641682752838?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/8925158641682752838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-v.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/8925158641682752838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/8925158641682752838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-v.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part V'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-1551117021676160420</id><published>2009-03-16T07:48:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:41:08.561-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part IV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les fiers compagnons viennent de faire (encore) passer de vie à trépas quelques gardes de la maréchaussée, mais en ont laissé échapper deux, qui vont sans doute revenir avec force renforts. Par quel stratagème &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;arriveront-ils&lt;/span&gt; à s'échapper?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Chapter&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;IV&lt;/span&gt; - No &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Answer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Ou "Heu... c'est quoi la question, déjà?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le silence retombait doucement sur la maison, tandis que les aventuriers se remettaient du bref moment d'action qui venait d'avoir lieu. Tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Glanix&lt;/span&gt; répétait à mi-voix "on a tué le capitaine, on a tué le capitaine, ô mon dieu, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;pardonnez-nous&lt;/span&gt;, on a tué le capitaine" d'un ton troublé, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Tordek&lt;/span&gt; transportaient le corps inanimé du premier garde dans le cagibi, avant de fermer celui-ci. Et la question se posa : "Que faire?"&lt;br /&gt;"Heu, je ne sais pas pour vous, mais je pense qu'il serait bon d'aller se coucher. Il est déjà très très tard, et on a pas trouvé grand chose, et en fait, finalement, il était pas trop important pour mes études cet objet, je devrais avoir des résultats significatifs avec cet oeuf de poule maudit trouvé dans la région de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Tintagelle&lt;/span&gt;..., marmonnait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, avec une voix blanche.&lt;br /&gt;- Oui, nous avons fait assez de mal comme ça, partons tant que nous avons encore la chance, et allons faire pénitence!, ajouta &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, qui sortait petit à petit de sa torpeur.&lt;br /&gt;- Non, je dois entrer en possession de mon héritage, et venger l'honneur de ma famille, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, le visage fermé et impassible.&lt;br /&gt;- Ouais, puis on a encore rien trouvé de bien précieux", glissa &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Ferin&lt;/span&gt; visiblement mal à l'aise en présence du guerrier nain qui le fusillait du regard.&lt;br /&gt;La troupe se déplaca donc prudemment vers la pièce située de l'autre côté du couloir, la seule de la maison qui n'avait pas encore été visitée. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Ferin&lt;/span&gt; analysa rapidement la porte, constata qu'elle n'était pas piégée, et l'ouvrit ensuite silencieusement. Tout le monde entra dans la grande salle à manger, même &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Glanix&lt;/span&gt; qui fermait la marche et montrait ostensiblement son mécontentement quant au déroulement de la mission.&lt;br /&gt;Quand &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Marcus&lt;/span&gt; vit les étagères où reposaient des statues de cheval et des pierres de météorites qui semblaient étrange, il prit la parole avec un peu plus d'assurance qu'à son habitude.&lt;br /&gt;"Hum, cela sent la magie, je vais lancer un sort de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;DÉTECTION&lt;/span&gt; DE MAGIE!!"&lt;br /&gt;Et il se lança ensuite dans une invocation rapide, très impressionnante et accompagnée de grands gestes des bras. Une fois finit, un silence s'établit.&lt;br /&gt;"Ben alors?" demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, qui faisait une confiance toute relative à la magie.&lt;br /&gt;"Heu, ben pas grand chose, en fait, il y avait quelques traces de magie sur les pierres, mais rien d'important", répondit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Marcus&lt;/span&gt; d'un ton boudeur avant de s'enfermer dans le silence.&lt;br /&gt;Ferin essaya alors, avec le consentement de Tordek, de crocheter la serrure qui fermait les portes vitrées des étagères. Après 2 minutes d'efforts inutiles où Ferin n'arriva pas à accrocher le loquet quel qu'il soit, son crochet accrocha la vitre, qui s'ouvrit.&lt;br /&gt;"Heu, j'avais peut-être oublié de vérifier si ces vitres étaient ouvertes, avoua Ferin d'un air gêné". Alors qu'il fixait Ferin d'un regard coupable, le regard de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Tordek&lt;/span&gt; s'illumina quand il aperçut la hache de guerre naine qui était accrochée au mur. Et le visage de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Ferin&lt;/span&gt; aussi, quand il vit que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Tordek&lt;/span&gt; regardait dans une autre direction, et qu'il put escamoter une pierre dans son sac d'une main leste.&lt;br /&gt;"Maître &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Elphyr&lt;/span&gt;, pouvez vous me dire si cette hache est protégée par un quelconque mécanisme?"&lt;br /&gt;Après une courte étude, le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt; constata de manière catégorique :&lt;br /&gt;"Il n'y pas de piège, ici, mais un mécanisme qui s'enclenche en appuyant sur la hache de haut en bas. Et qui, apparemment, a souvent été utilisé."&lt;br /&gt;Entendant ceci, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Tordek&lt;/span&gt; poussa la hache vers le bas, et un bruit sourd se fit entendre, alors que le fond de la cheminée se poussait pour laisser place à un escalier qui descendait vers une grotte.&lt;br /&gt;"Vite, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;descendons-y&lt;/span&gt; avant que la garde ne revienne" conseilla le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt;, et toute la compagnie le suivit dans ce passage secret: &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Tordek&lt;/span&gt;, qui avait saisi la hache de guerre et la contemplait d'un air attentif à la recherche d'éventuels défauts, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, qui rangeait discrètement les quelques objets qu'il avait "trouvé" sur les étagères dans son sac, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, le visage toujours impassible, et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Marcus&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, qui maugréaient tous les deux. Ils prirent cependant soin de fermer la porte secrète derrière eux, après s'être assurés que celle-ci pouvait se rouvrir de l'intérieur.&lt;br /&gt;Les aventuriers arrivèrent alors dans une salle ronde, au milieu de laquelle siégeait une grande statue de cheval, qui reposait apparemment sur un socle rond qui était séparé du reste de la pièce. A son côté, un mécanisme à base de leviers et de poulies. Quand &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tordek&lt;/span&gt; tourna un peu le levier, le niveau du socle central s'abaissa de quelques centimètres.&lt;br /&gt;"Il s'agit sans doute d'un quelconque dispositif magique pour nous faire descendre, constata &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, je conseille que quelques personnes se mettent dessus, et nous les descendrons, ils pourront ainsi repérer le terrain."&lt;br /&gt;Ainsi fut fait, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;l'ascenseur&lt;/span&gt; menait à un niveau inférieur, où un levier similaire permettait de monter le socle. Ainsi, le reste de l'équipe put descendre à son tour.&lt;br /&gt;En bas, un couloir permettait de s'éloigner du socle et de la statue du Cheval, et de l'autre côté de celle-ci, une boule de pierre imposante se tenait, et semblait pouvoir rouler vers le couloir à n'importe quel moment. Elle se tenait immobile pour l'instant, par on ne savait quelle magie occulte, l'air menaçante. Et ronde.&lt;br /&gt;"&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Mouais&lt;/span&gt;, ça sent le coup fourré, ça, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Glanix&lt;/span&gt; en regardant la grande sphère d'un air réprobateur."&lt;br /&gt;"J'avais connu cet archéologue réputé, très connu pour son chapeau et son fouet, il m'avait parlé d'une sphère semblable... C'était un piège en fait, et il en avait réchappé de peu. Je préconise donc la méfiance à son encontre", dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; d'un ton circonspect.&lt;br /&gt;"Il suffirait de remonter la plate-forme d'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;demi-mètre&lt;/span&gt;, et ça empêcherait la pierre de rouler, non?", proposa &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Ferin&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Cette proposition ayant le mérite de la prudence et de la simplicité, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Glanix&lt;/span&gt; actionna le levier, et s'arrangea pour bloquer le passage du couloir à la boule, et l'équipe put ainsi continuer son chemin dans le couloir. Plusieurs petites alcôves se tenaient à intervalles réguliers sur le côté, jusqu'à une salle un peu plus grande et assez particulière, le sol étant en dalles colorées à la façon d'un damier. Il suffit d'un rapide regard à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; pour constater que sur les dalles de la première rangée, les blanches avaient l'air usées, et les noires non, et sans doute reliées à un mécanisme. Il s'aventura donc sur la première dalle blanche et tenta de regarder les suivantes. Et là, il lui fut impossible de déterminer quelles dalles étaient piégées ou utilisées. Il y avait donc forcément une logique derrière tout cela.&lt;br /&gt;"Hum, je suis sûr que nous avons dû voir des indices nous permettant de deviner où marcher..., &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;lança-t-il&lt;/span&gt; à la &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;cantonade&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Ah ouais, pas bête, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;Tordek&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Effectivement, c'est même sûr..., ajouta &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Ferin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Ouais mais quoi? Y a juste des statues de chevaux et des cailloux dans cette baraque. Et je parle même pas de la grotte, rétorqua &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;Tordek&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Et les chevaux ne voient pas en couleurs, il n'y a donc que peux de chance qu'il y ait un rapport entre le cheval et le damier, ajouta &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Marcus&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- Ah pas sûr, dans les courses à Chevaux de l'hippodrome du Royaume de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;Suranie&lt;/span&gt;, le gagnant a le droit de porter une casaque en damier, avança &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Ferin&lt;/span&gt; d'un ton hésitant.&lt;br /&gt;- Pas sûr qu'il y ait un rapport...&lt;br /&gt;- Peut-être la boule? demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- La boule, elle était plutôt claire.&lt;br /&gt;- Pas noire en tout cas.&lt;br /&gt;- Peut-être qu'il faut passer sur les parties claires, alors?&lt;br /&gt;- Ben je vois que ça...&lt;br /&gt;- Pourtant, je suis sûr que le cheval, ça doit dire quelque chose, continuait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;Glanix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Ah non, monsieur le prêtre, les chevaux ne parlent pas. Ou alors, il faut tenter un sort &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;d'antropomorphie&lt;/span&gt;, mais c'est assez compliqué. Ou animer la statue, peut-être?, répondit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Marcus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Oubliez pas que c'est un nain, hein, faut pas chercher trop compliqué, dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;Elphyr&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;En voyant l'air furibond de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;Tordek&lt;/span&gt; qui le regardait, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; jugea bon de ne pas continuer sur ce chemin scabreux, et décida d'avancer sur les dalles blanches. Dès le premier pas, un bruit  assourdissant de mécanisme se mettant en route résonna, et un gros fracas leur parvint par derrière. Ils virent au loin que la plate-forme était détruite par la boule, avec leur (pour l'instant) seul moyen de sortie.&lt;br /&gt;"Bon, ça, c'est fait. constata &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57"&gt;Ferin&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- Ah mais si, ce n'est pas un damier, c'est un échiquier! Donc nous aurions du avancer comme les chevaux aux échecs. C'était pourtant simple!"&lt;br /&gt;Les échecs étant le jeu de société le plus répandu dans la région, la réponse paraissait maintenant évidente. Et tous les aventuriers de se regarder d'un air gêné, de tousser ou de baisser les yeux.&lt;br /&gt;"Bon, de toutes façons, c'est fait, hein. On avance?" dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58"&gt;Elphyr&lt;/span&gt;, désireux de passer à autre chose. Et la troupe continua pour arriver devant un escalier descendant, troué d'un fossé de 50 cm, creusé de main humaine (ou naine) dans une marche. Trop petit pour être un piège, quelle pouvait donc être son utilité?&lt;br /&gt;Alors que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; se demandait cela à voix haute, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60"&gt;Ferin&lt;/span&gt; trouva la réponse...&lt;br /&gt;"Peut-être pour empêcher les rats géants de sortir?"&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-1551117021676160420?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/1551117021676160420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-iv.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/1551117021676160420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/1551117021676160420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-iv.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part IV'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-7878783146780558936</id><published>2009-03-15T12:03:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:42:37.258-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La compagnie des bras cassés - Anecdote I</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;Anecdote I : Back in Erose butchery.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La matinée était pas mal. Le soleil était la, discret mais bien la, accompagné d’un petit vent frais matinal, ce petit vent frais qui vous caresse le visage alors que vous l’exposez au soleil.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ouais c’était une belle matinée. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Même que les oiseaux s’étaient donné rendez-vous sur les toits des maisons pour accueillir l’arrivée du printemps dans un bordel pas possible ! Des étourneaux probablement. Ma fois, tant que ca masquait le gloussement de ces putains de pigeons. De vrais parasites ces pigeons, ca vous chiait dessus sans prévenir, ca vous piquait votre bouffe si vous la laissiez plus d’une minute sans « protection », et ca vous gloussait dans les oreilles toute la journée. Et un gloussement bien particulier juste après vous avoir lâchée une belle fiente sur l’épaule, en vous regardant avec leurs yeux vides et ineptes, d’un air de dire : « et ouais, je t’ai chié dessus… ». Fort heureusement, ils se cachaient ce jours la, surement par honte de ne pas savoir chanter comme ces étourneaux.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ouais c’était une belle matinée.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Un son de cloche au loin. La voix mélodieuse des femmes qui discutaient dans la rue en allant acheter des patates, les bruits de pas des enfants qui galopaient dans la rue.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ouais c’était une belle matinée. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Si ce con de nain ne s’était pas fait tuer hier, j’aurais probablement été de corvée&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;de gardiennage des geôles de la caserne aujourd’hui. » pensait Arnoul.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ouais c’était vraiment une belle matinée. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’est du moins ce qu’il pensait jusqu'à ce qu’il rouvre les yeux.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Devant lui se tenait un jeune homme, qui avait le regard d’un chien abattu. Le genre de gars qui se lave les mains après avoir pissé. Avec son espèce de « manteau-cape » à capuchon, ses boutons d’acné sur le visage et ses mains tremblantes à l’idée de devoir adresser la parole à un représentant de la garde, cela ne pouvait être qu’un de ces catéchumène soi-disant sorciers qui apprenaient à l’école de magie comment se servir de leurs doigts pour allumer une torche sans briquet, ou bien comment on lis un livre en entier sans s’endormir. Que des trucs utiles. Et celui-là, il devait être en quatre ou cinquième année, car son visage commençait à avoir une forme humain, et aussi parce qu’il n’avait pas fui lorsqu’Arnoul avait ouvert les yeux, de peur d’être réprimandé.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Bonjour, j’aurais voulu savoir si, dans votre grande circonspection commune à tous les gardes de cette ville, il aurait été possible de pouvoir pénétrer – de la sueur commençait à perler sur son front – dans cette demeure ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- T’es pas plus con qu’les autre non ? Tu sais lire, donc t’as surement dû voir c’panneau sur lequel y a écrit… ».&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Telle une récitation apprise par cœur sur la profondeur de champ d’une lunette arcanique de deuxième niveau, il répondit :&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « DEFENSE D'ENTRER DURANT &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname productid="LA PERIODE D'INVESTIGATION"&gt;LA PERIODE D'INVESTIGATION&lt;/st1:personname&gt; DU MEURTRE…. Cela veut dire que le vénérable monsieur qui habite ici est décédé ?&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- T’es perspicace nabot !&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Ah mais c'est-à-dire que cela m’arrange pas trop à vrai dire puisque je suis actuellement étudiant de troisième cycle de magie à l’Université Visible de la ville… »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;« Merde, c’était pas loin ! » pensa Arnoul.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « … et je devais rencontrer monsieur Anorfol pour une étude que je mène sur un œuf… sur un… pour parlementer avec lui de l'effet entropique des possessions élémentaires sur les auras démoniaques dans le cadre des lois Van Houten - Nestaffé sur les invocations mineures. ».&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Cette phrase sortie comme une libération.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Ah alors c’est pour un cas de force majeure ! Fallait le dire ! On va peut être te laisser entrer alors ! » Répondit Arnoul, qui n’avait absolument rien compris de ce qu’avait rétorqué le grouillot. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le visage du grouillot commença à s’éclairer. Il devait se dire qu’il n’était pas si mauvais que ca en diplomatie après tout. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Ou pas… » &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Comme Arnoul s’y attendait, son collègue Caribert en poste devant la maison du nain allait se prêter au jeu ! Ils étaient du moins tous les deux sur la même longueur d’onde, ce grouillot n’allait pas s’en tirer sans quelques boutades. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le grouillot se décomposa. Il s’adressa immédiatement à Arnoul.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Pourriez vous expliquer a votre collègue le cas de force majeure qui nous concerne, afin qu’il puisse me laisser entrer ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Sinon quoi ? Une boule de feu va sortir de ton cul ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- heu…. Probabl… non, enfin… les boules de feu ne sortent pas par… là… monsieur… » Répondit de manière déconcertée le grouillot.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Comment ? Tu oses reprendre un représentant de la loi ? Que dirais-tu d’aller tester tes diableries sur les rats des geôles de la caserne ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Ouais il parait qu’ils adorent ca ! ahahah… Tu vas bien t’entendre avec eux ! Ils sont très câlins !&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- NON ! Je n’aime pas trop les rats… Mais comment dois-je procéder pour entrer… ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- T’es sourd en plus ? On t’a dit qu’on ne laissait pas entrer les grouillots ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Arnoul regarda furtivement Caribert qui était à la limite de l’éclat de rire. Ils se comprirent, et dégainèrent aussitôt leurs armes, histoire de faire une petite frayeur à ce mage un peu trop téméraire. Et cela fonctionna plutôt bien, le mage déguerpi a grandes enjambées avant même que la lame de leurs épées ne soit visible. Quelle bande de bons a rien ces apprentis mages. Des trouillards qui se masturbaient devant leurs collections de grimoires en ruine. Celui la en tout cas ne reviendrait pas de si tôt. Il avait eu sa dose de frayeur pour le reste de sa scolarité. Cela avait été tellement facile de le faire fuir, mais tellement plaisant.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ouais, cette matinée était de mieux en mieux.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Restais plus qu’à la fin de son service la belle Cynthia, la plus cochonne des filles de joie de la taverne de l’ours bourré soit disponible, et cette journée finirait en beauté.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Mais le destin en avait décidé autrement.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Une dizaine de minutes plus tard, un groupe vint troubler la beauté de cette matinée. Et quel groupe. Un nain hargneux et moche (quels nains n’était pas moches ?) qui se prétendait être le neveu du macchabé – Un prêtre, enfin plutôt Le prêtre le plus casse rouston de la ville, celui qui pouvait passer une journée entière à gueuler dans la rue que Saint Cuthbert punirait tous les pécheurs… merde il n’aime pas le poisson ce gars, et alors ? – Un demi-benêt, un bâtard qui devait encore penser qu’il n’avait récupéré que le meilleur des deux races – Une espèce de femme habillée en haillons et en bandelettes, surement une moine qui pensait que le seul endroit serein et calme de la ville se trouvait sur le toit de la maison du macchabé, comme par hasard ! – Et puis toujours ce grouillot trouillard qui avait sauté en opportuniste sur l’occasion de pouvoir entrer dans la maison avec ce groupe !&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Merde laissez-moi profiter en paix de cette belle journée, pensa Arnoul.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Bof de toute manière que pouvait-il bien se passer en pleine nuit dans le quartier riche. Ca servait vraiment a rien de rester la, comme des cons, a rien faire au beau milieu du quartier riche, un quartier ou il se passait bien entendu rien du tout en pleine nuit. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et voila comment Arthur et Agilmar se retrouvèrent devant la maison du vieux Anorfol, à discuter de la pression quotidienne qu’ils subissaient dans les rangs de la milice d’Erose.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’est a ce moment la qu’ils aperçurent au fond de la grande rue des lueurs de torches qui se rapprochaient. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « On doit déjà être relayés ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Bin non, le capitaine a dit qu’on y avait droit jusqu'au lever du soleil parce qu’on est des bons a rien… » Cette phrase sonna comme un reproche d’après le timbre de sa voix.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Il a peut être eu des regrets… » Bizarrement, aucun de nos deux compères ne cru cette affirmation. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;- « Tu crois vraiment que le capitaine puisse avoir des regrets ?&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Grmlf… Mais… chut ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Un long silence s’ensuivi.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « T’as pas entendu un grincement ?&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Non… par contre c’est bizarre ces gars la bas ils avancent vraiment sans bruits. On les entend même pas marcher.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Ca doit encore être ces foutus prêcheurs itinérants du monastère de Saint Cuthbert qui font une marche silencieuse, pour faire pénitence… Tu te rappelles, c’est comme la dernière fois ou on avait dû faire taire l’un d’entre eux qui gueulait en pleine nuit.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- ah ouais tu m’avait raconté, mais j’étais en permission c’te fois la.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Chuuut !... t’as pas entendu c’te fois ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;A nouveau un long silence d’outre tombe.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Laisse tomber, quand ils seront la on leur dira d’aller prêcher la bonne parole à l’ours bourré. »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Mais Agilmar était sûr que le grincement était bien plus proche.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Cependant ils se remirent à parler de leurs problèmes au sein de la milice. Quelques minutes plus tard, il y eu un petit cri strident venant de la maison abandonnée a coté.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Putain, cette baraque doit être infestée de rats.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- C’est clair. Depuis le temps qu’elle est abandonnée. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Bah de discuter de notre solde, moi ça me donne envie de pisser. Je vais faire ça dans la ruelle, là. »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Il fut très surpris de constater qu’un épais brouillard venait de se lever de ce coté de la maison, étrange vu que le temps était assez sec depuis quelques jours.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Ho mais c'est quoi cette merde de purée de pois ? J'vais de l'autre côté. »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et c’est à cet instant que les torches au loin s’éteignirent.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Hé t’as vu, les prêcheurs se sont barrés !&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Normal avec ta sale gueule t’as dû leur faire peur ! Héhé…&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Pfff, allez va pisser et tais toi faquin ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ce qu’il fit prestement. Et à son retour le brouillard avait disparu.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Merde le temps se détraque ou quoi ? Y avait pas un brouillard y a deux minutes ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Un rat a dû péter trop fort ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et ils éclatèrent de rire. Et reprirent de plus belle leur discussion sur leurs problèmes de miliciens.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’est une vingtaine de minutes plus tard que leur nuitée fût perturbée par une lourde explosion derrière eux, dans la maison du vieux nain. Une grosse détonation qui fit vibrer le sol et les murs de la maison. Les vitres de la fenêtre de l’étage volèrent en éclats qui leur tombèrent dessus. Une pluie de verre qui leur entailla les mains. La surprise les firent se jeter au sol, le ciel leur tombait sur la tête.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « PUTAIN DE MERDE ! C’était quoi ça ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Agilmar alla très vite constater les dégâts sur le coté de la maison, d’où s’échappait une épaisse fumée noire. C’est la qu’il vit la corde tendue entre les deux maisons. Il entendit aussi des voix en panique qui venaient de l’étage. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Putain y a des gars à l’intérieur ! La maison se fait cambrioler sous notre nez !&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Et merde vite faut aller les intercepter, sinon le capitaine va nous tuer !&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Vite vite vite !! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ils ouvrirent la porte de la maison, non sans difficultés, tellement leur pouls s’était emballé. Arthur ne réfléchi pas trop, il se jeta dans les escaliers pour monter à l’étage, sa lourde épée en main. Derrière lui, Agilmar vit la femme lui tomber dessus dans les escaliers. Fort heureusement, elle avait raté son coup, et Arthur leva son épée bien haut pour lui assener un coup fatal. Il ne pu même pas achever son geste qu’une espèce de boule de lueur vive vint le frapper entre les omoplates. Laissant une grosse tâche noire et roussie dans son armure matelassée. Il ne pu même pas se reprendre qu’un homme fit irruption devant lui, et lui trancha la poitrine. Une gerbe de sang éclaboussa le sol de l’escalier. Arthur s’effondra sur les marches. Ces dernières prirent feu contact de la torche qu’Arthur venait de lâcher. Merde mais ils sont combien la haut, pensa Agilmar !! Barre toi de là en vitesse mon vieux Agilmar sinon tu va finir comme Arthur ! Et sur cette belle pensée philosophique, il prit ses jambes à son coup pour aller chercher de l’aide ! C’est quelques mètres après le pas de la porte qu’il entendit un bruit sourd derrière lui. Tout en courant il regarda derrière lui pour vérifier s’il était suivi ou pas. Et à cet instant une énorme douleur lui parcouru tout le bras jusqu'à l’épaule. Il venait d’être touché par une flèche, cette dernière étant complètement plantée dans son épaule. Cela le fit trébucher, mais il se releva vite, la peur de mourir était suffisamment intense pour décupler ses forces. C’est avec horreur que la seconde qui suivi il aperçu une flèche toute bleue provenir de l’intérieur de la maison pour venir frapper l’homme qui avait tiré la flèche. Malheureusement pour Agilmar, cette flèche bleue ne s’arrêta pas, et elle vint finir sa course dans son avant bras déjà en sang. Il ne comprenait pas trop ce qu’il se passait. Manifestement des personnes étaient aussi là pour l’aider, la femme qui avait sauté sur Arthur gisait au sol, et l’homme qui l’avait achevé était a terre sur ses genoux, se tenant le bras en grimaçant de douleur. Il n’allait finalement peut être pas finir comme Arthur. Et c’est la qu’il vit que le nain qui avait achevé la femme s’approchait de lui. Sûrement un ami du vieux nain défunt qui ne supportait pas que l’on cambriole cette maison. Mais ils sortaient d’où tous ces gens ! Agilmar laissa le nain s’approcher, pensant qu’il venait l’aider à arrêter l’hémorragie qui lui avait maintenant couvert la main de sang. Malheureusement, la dernière chose qu’il vit de ce monde, ce fut une hache plantée dans son torse, et des gerbes de son sang qui s’écoulaient sur le sol.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Puis tout devint noir.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Arnoul était sur le point de se coucher à la caserne, après cette journée de merde. En effet, à la fin de son service devant la maison il était allé à la taverne de l’ours bourré, pour se taper la belle Cynthia avec ses économies du mois. Mais il y avait retrouvé le capitaine Actarus déjà en possession de la belle. Il s’était fait renvoyer aux geôles, pour surveiller un « éminent » criminel qui avait volée une pomme sur un étalage. Et voila une nouvelle après midi à compter les rats et les pierres abimées de la geôle… En repensant à l’humiliation subite devant la belle Cynthia… Et la il fallait aller se coucher au beau milieu d’un dortoir rempli de ronfleurs professionnels. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Quelle journée de merde.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et à peine les yeux fermés, le capitaine Actarus entra en trombe dans le dortoir en gueulant :&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « REGIS, ARNOUL, HUBERT ! AVEC MOI AU PAS DE COURSE ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Même la nuit s’annonçait pourrie.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et voila, en pleine nuit, il fallait courir. Une explosion s’était produite dans le quartier riche. Et quelle surprise en voyant la maison du macchabé encore fumante, les vitres explosées. Ce satané nain, même mort, était manifestement plus efficace pour protéger sa maison que les gardes. D’ailleurs merde, ils étaient où les gardes ? &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Ces deux cons vont m’entendre demain s’ils ont abandonné leur poste ! » maugréa le capitaine.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ce dernier fit des gestes à Arnoul et Hubert pour leur indiquer d’entrer dans la maison et de monter voir ce qu’il en était à l’étage. La porte était ouverte, ils entrèrent tous. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Oui c'est bien là, regarde les corps... il serait étonnant que les criminels soient encore là, mais on ne sait jamais. Séparons-nous pour fouiller cette maison! » Annonça le capitaine. Les deux gardes au sol étaient bel et bien morts. Ils baignaient dans leur sang, ils avaient du être sauvagement massacrés.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Arnoul et Hubert se précipitèrent à l’étage, non sans crainte d’y trouver un monstre exterminateur. Merde les deux autres s’étaient fait massacrer, il fallait faire gaffe. A l’étage, tout était détruit, un mur était tombé, les vitres avaient été soufflées, et des morceaux de coffre étaient plantés un peu partout dans les murs encore debout. Et des pièces d’or éparpillées partout par terre ! Finalement c’est peut être mon jour de chance, pensa Arnoul, qui commença à vouloir en ramasser quelques-unes. Hubert le retint immédiatement en lui soufflant à l’oreille qu’ils allaient se retrouver de corvée de geôle pendant un mois si le capitaine s’en apercevait. Et repensant à cette merveilleuse après midi qu’il avait passée à se lire les lignes de la main tout seul, Arnoul se ravisa en soupirant. Ils regardèrent autour d’eux à la lueur de la lampe, mais il n’y avait pas âme qui vive, ni même de morceau d’homme éparpillé. Le coffre avait peut être pété tout seul après tout. Quoi que… par la fenêtre qui donnait sur le coté de la maison, il y avait une corde tendue vers la maison d’en face. Les cambrioleurs tuent des gardes maintenant ? Putain il ya plus de respect envers l’ordre de nos jours ! Au moment de regarder de plus près cette corde, Arnoul entendit un « Tu te fous de ma gueule ? » venant du rez-de-chaussée. C’était la voix de Régis, mais la tirade ressemblait plus à du « capitaine ». S’ensuivi un bruit de craquement. Un peu comme la fois ou Arnoul c’était tapée la grosse Martine toujours a l’auberge de l’ours bourré (et oui cette fois la, il n’avait pas assez d’économies pour Cynthia, il avait du se rabattre sur la grosse Martine, et il en était pas très fier), et qu’elle s’était mise sur la table, qui avait croulée sous son poids. Oui, c’était le même bruit de craquement. Mais alors… Ce serait Martine qui était la à cambrioler la maison ? Non elle n’aurait jamais pu tenir sur la corde. Impossible. Mais fichtre, cela devait être quelqu’un d’énorme ! S’ensuivi un échange de paroles entre le capitaine et Régis, qu’ils entendirent mal. Mais il y eu une voix de femme, Arnoul en était certain. Elle avait dit un truc du genre qu’elle faisait tomber des plats parce qu’ils étaient foutus… Arnoul ne voyait pas le rapport avec le cambriolage mais bon. Tout se recoupait, cela ne pouvait être que la grosse Martine. Il devait en avoir le cœur net. Car si Martine se retrouvait aux geôles, cela égaierait surement ses prochains jours à la caserne. Pendant qu’ils descendaient l’escalier avec Hubert, il y eu un bruit de combat, et d’un corps s’abattant lourdement sur le sol. Il faut dire que la carrure de Martine lui conférait surement suffisamment de force pour assommer ou tuer quelqu’un ! Arrivé en bas, Hubert dit :&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Bordel, Régis et le Capitaine sont allés tous les deux dans la cuisine, et y a plus aucun bruit maintenant.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Sûr qu'il y a un putain de guerrier là dedans. Moi j'y vais pas tout seul. »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Il ne voulait pas paraitre idiot en parlant de Martine, et surtout il ne voulait pas que ces exploits s’éventent.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « &lt;span class="blsp-spelling-error"&gt;Ptetre&lt;/span&gt; un troll ou un truc dans le genre. Bon, je vais aller chercher des renforts, toi garde la maison et assure toi que personne en sort! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Hubert se trompait, Arnoul le savait. Même si Martine ressemblait effectivement à un troll. Et il ne voulait surtout pas se retrouver à nouveau face à elle, il gardait un plutôt très mauvais souvenir de sa dernière expérience avec elle. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Non non non, je viens avec toi moi, je reste pas tout seul dans le coin avec je sais pas quoi. »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ou avec Martine…&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Nos deux gardes prirent leurs jambes à leur coup pour aller prévenir les copains de la garde.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Oui, la nuit était bel et bien pourrie. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Quatre gardes abattus, c’était une vraie boucherie comme il n’y en avait pas eu depuis longtemps à Erose.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Quand ils revinrent un quart d’heure plus tard avec la moitié des gardes de la ville, tout était calme dans la maison. Plus aucune trace de Martine, ou d’un quelconque troll. Il ne restait que trois cadavres, dont deux sauvagement massacrés, baignant dans leur sang. Le capitaine avait aussi été assassiné. Et le quatrième garde n’était quant a lui pas complètement mort. Salement amoché, mais pas mort. Il respirait encore, inconscient. Le docteur de la garde était aussi venu, il s’occupa de lui prestement. A priori rien ne maquait dans la maison, les pièces d’or n’avaient même pas été emportées. Quel cambrioleur pouvait se barrer sans les pièces d’or ? Fallait être con ! Surtout après avoir fait péter le coffre et tué trois gardes ! Arnoul était déconcerté. Toute cette boucherie pour rien. Pourquoi Martine aurait-elle fait ça ? Arnoul préféra garder ça pour lui, personne ne le croirait de toute manière. La corde tendue entre les deux maisons fut récupérée, et la maison abandonnée d’en face fouillée. C’était un vrai pro qui avait fait le coup, la porte d’entrée n’était même pas fracturée et était fermée de l’intérieur. Il avait même détruite l’échelle qui montait à l’étage pour pas que l’on puisse le suivre ! Ca ouais, c’était un vrai pro, avec deux gardes en faction en plus pour surveiller… Martine cachait bien son jeu. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et voila comment passer une nuit de merde, a chercher des indices et a ramener les cadavres des collègues a la caserne. Finalement, au bout de plusieurs longues heures de merde, Arnoul décida de retourner se coucher jusqu’au lever du soleil. Il ne lui restait pas beaucoup de temps, mais ce serait déjà ça. Car il sentait que le lendemain serait un branle bas de combat dans toute la caserne. Encore une journée pourrie en perspective. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et c’est le sous capitaine qui vint réveiller tout le dortoir aux aurores. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Bon les gars, le capitaine étant décédé cette nuit, c’est moi qui prend la relève ! Alors au boulot bande de fiottes !! Me faut deux gars pour la relève de la maison d’Anorfol ! Pour les autres, il y a les entrées de la ville, la recherche d’indices, les questions au voisinage, les geôles et les chiottes !! Alors grouillez-vous bande d’incapables ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et voila tous les gardes, se croyant encore dans leurs cauchemars, qui se levèrent péniblement.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « ARNOUL ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Merde je vais avoir droit aux geôles, se dit-il.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Oui mon capitaine ! &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Tu remplaceras le sergent Régis qui nous a quitté aussi hier soir. Bravo, tu es maintenant sergent ! Puisse-tu mourir dans d’atroces souffrances comme lui ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Puis le nouveau capitaine repartit aussi vite qu’il était arrivé, laissant derrière lui un Arnoul complètement décomposé. Prendre des décisions ce n’était pas trop son truc, puis être toujours en première ligne pour se faire engueuler par le capitaine ne l’enchantait pas trop. Et merde j’ai rien demandé moi, se dit-il. Il ne pensait pas que cette journée pourrait être plus pourrie que la précédente, mais cela apparaissait bien engagé… Bof au moins il n’irait plus compter les tâches de vin sur la table des geôles.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Bon en tout cas, il n’avait toujours pas reçu d’ordres pour son nouveau job. Du coup il se dit qu’il méritait bien une petite pinte de bière, histoire de noyer son malheur dans l’alcool. Avec un peu de chance, le capitaine le choperait en train de picoler, et il reviendrait sur sa décision de le nommer sergent. Et donc il partit le pas pesant jusqu’a taverne de l’ours bourré. Il s’assit au comptoir, complètement abattu. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « qu’est c’que j’te sert l’avorton ? Demanda le tavernier.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Comment tu parles à un sergent de la garde espèce de vaurien ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Finalement, ça pouvait avoir du bon d’être sergent. Le tavernier, décontenancé devant tant d’autorité, se fit tout petit, et lui proposa de lui offrir des verres pour s’excuser, visiblement troublé par l’annonce. Putain n’importe qui est promu chef de nos jours, pensa-t-il.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Puis une main délicate vint se poser sur l’épaule d’Arnoul.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Bonjour sergent… »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Il se retourna comme l’éclair, et son sang ne fit qu’un tour. Sa gorge se fit sèche instantanément. Et son corps se raidit. Il n’avait jamais vu Cynthia d’aussi près. Et elle était tellement belle. Et elle avait un décolleté plongeant des plus fantastiques et surnaturels. Sa bouche s’ouvrit et se fit béante. Il se serait bien jeté la tête la première dedans.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Voyant qu’il restait bloqué sur son décolleté, la belle lui releva la tête.&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « tu les veux ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Elle s’approcha de lui et lui susurra à l’oreille :&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- « Si tu m’offres un verre, tu m’auras toute entière. »&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et elle se rapprocha encore en collant son front contre sa tempe et en poussant un petit soupir de plaisir. Arnoul se figea de plus belle, ses aisselles se firent moites, des goûtes de sueurs froides perlèrent entre ses omoplates et sa bouche devint complètement sèche. Ca à du bon finalement d’être sergent se dit-il. C’est à ce moment là qu’il aperçu Martine au fond de la taverne en compagnie d’un soudard. Une table allait souffrir avant midi. Mais il se dit qu’il allait la laisser tranquille pour le moment, après tout il lui devait beaucoup. Si elle n’avait pas cambriolée cette maison cette nuit, et tué ces gardes, il ne serait pas sergent à l’heure actuelle, et il n’aurait pas Cynthia entre les jambes. &lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’était une belle matinée, qui annonçait une très belle journée…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-7878783146780558936?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/7878783146780558936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-annexe-i.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/7878783146780558936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/7878783146780558936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-annexe-i.html' title='La compagnie des bras cassés - Anecdote I'/><author><name>Gab</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01209754942092528744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-4934481824561279339</id><published>2009-03-13T05:33:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:41:08.562-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part III</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Résumé des épisodes précédents : La Compagnie a réussi à pénétrer dans la maison de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Angus&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Von&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Anorfol&lt;/span&gt;, mais les piètres talents &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;d'Elphyr&lt;/span&gt; en détection de pièges a provoqué une lourde explosion, attirant des gardes à l'intérieur, que la compagnie a réussi à réduire au silence. Définitivement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Chapter&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;III&lt;/span&gt; - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Hail&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;to&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;the&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Thief&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou Quand y en a plus, y en a encore&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Tordek&lt;/span&gt; venait de porter le coup fatal au deuxième garde dans la rue déserte. Un silence de mort retomba sur la cité, à peine troublé par quelques chants d'ivrognes qu'on pouvait entendre au loin. Pendant que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Glanix&lt;/span&gt; s'occupait de soigner &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; de ses multiples blessures provoquées par la chute naine, le guerrier se chargea de rentrer les cadavres à l'intérieur de la maison, tout en maugréant sur l'incapacité de ses compagnons à être efficaces. Alors qu'il passait le pas de la porte, le nain aperçut non loin, grâce à sa vision nocturne, un homme silencieux, caché non loin, qui l'espionnait.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Tordek&lt;/span&gt; réprima sa première impulsion qui était de foncer sur le malandrin, et préféra évacuer rapidement le corps, pour ne pas attirer l'attention d'éventuels passants. Il serait toujours temps de s'occuper des malvenus plus tard. Il pensa toutefois à signaler la présence étrangère à ses compagnons au moment où il fermait la porte d'entrée derrière lui.&lt;br /&gt;Les compagnons débattirent ensuite de la conduite à adopter. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, visiblement troublé par le trop plein d'émotion semblait vouloir quitter la maison aussi vite que possible tandis que d'autres, tels que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Glanix&lt;/span&gt; avait la volonté de continuer les investigations, afin de trouver un indice pour mener à bien l'enquête. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Tordek&lt;/span&gt; était d'accord avec ceci, son oncle se devait d'être vengé, et il ne partirait pas sans son leg que lui avait forcément laissé son parent. Alors que la décision semblait être prise, des coups se firent entendre. Quelqu'un frappait à la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Tordek&lt;/span&gt; prit une voix menaçante : "Qui va là?&lt;br /&gt;-Cela fait quelques temps que je surveille cette maison aussi, ne pensez pas que vous pouvez vous tirer de là sans soucis sans partager le butin!&lt;br /&gt;- De quel butin parlez vous?&lt;br /&gt;-  Ben du pillage de la maison. Je sais pas comment vous avez fait pour vous &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;débarrasser&lt;/span&gt; du vieux cinglé, mais c'est bien joué! Je parie qu'il y en a pour tout le monde, là dedans, alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;laissez-moi&lt;/span&gt; entrer, ce sera mieux pour tout le monde!"&lt;br /&gt;Alors que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Tordek&lt;/span&gt; cherchait des mots en langue commune qui pourraient lui permettre d'exprimer sa fureur, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; ouvrit &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;prestement&lt;/span&gt; la porte et fit entrer le roublard, avant de se positionner derrière lui afin de le maîtriser le plus vite possible. Mais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Glanix&lt;/span&gt; prit la parole avant que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Tordek&lt;/span&gt; puisse prendre la parole:&lt;br /&gt;"Nous ne sommes pas de vulgaires voleurs comme vous, infâme brigand! Nous cherchons à résoudre le mystère de la mort du vénérable &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Angus&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Von&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Anorfol&lt;/span&gt;, et cela a résulté en une malheureuse et fatale rencontre avec la maréchaussée, dont nous ne sommes pas fiers. Nous n'avons pas besoin de l'aide de personne de votre espèce.&lt;br /&gt;- Attendez cher &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Glanix&lt;/span&gt;, s'immisça &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, nous avons quand même eu quelques problèmes avec des pièges, et il me semblerait que cette personne pourrait nous être utile pour s'assurer que les portes ne déclenchent pas des mécanismes &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;létaux&lt;/span&gt; à l'image du coffre de l'étage.&lt;br /&gt;- Je rejoins cette analyse, déclara &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Elphyr&lt;/span&gt; le laconique &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;demi-elfe&lt;/span&gt; qui se tenait non loin."&lt;br /&gt;Et il était difficile de ne pas partager cet avis, tant la quête avait été compliquée par des aléas qui auraient pu être évités en présence d'un roublard. Même le courroux de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Turdek&lt;/span&gt; ne cachait pas cette évidence, et il accepta la proposition d'aide de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, le roublard un peu gêné d'être tombé sur des personnes plus honnêtes qu'il ne pensait, mais qui pensait bien pouvoir tourner la situation à son profit, d'une façon ou d'une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Ferin&lt;/span&gt; se dirigea rapidement vers la porte de gauche qui se tenait dans le couloir, l'analysa rapidement et confirma qu'il n'y avait aucun mécanisme lié au loquet ni à la monture de la porte. Quand il l'ouvrit, la compagnie put découvrir une cuisine banale, avec plan de travail, une table longeant le mur du fond, et une petite porte dans le fond, qui menait apparemment à une petit cagibi servant de réserve.&lt;br /&gt;C'est à ce moment que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Glanix&lt;/span&gt; lança d'une voix stressée un avertissement à ses camarades :&lt;br /&gt;"Il y a des gardes qui arrivent! Vite, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;cachez-vous&lt;/span&gt;!"&lt;br /&gt;Cela fut rapidement fait. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Ferin&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;soudain&lt;/span&gt; très vif en présence de danger, éteignit la torche et se jeta dans le cagibi. Toute l'équipe le suivit  et se cacha, immobile, dans le placard refermé derrière eux. Toute l'équipe sauf &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, qui était allé se terrer sous la table, dans le noir complet.&lt;br /&gt;Retenant leur souffle, ils entendirent des gardes entrer dans la maison, et des voix chuchoter...&lt;br /&gt;"Oui c'est bien là, regarde les corps... il serait étonnant que les criminels soient encore là, mais on ne sait jamais. Séparons nous pour fouiller cette maison!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Marcus&lt;/span&gt; devina alors une présence entrer dans la cuisine, dans le noir total. De légers bruits de son armure parvenait, et il entendait sa respiration saccadée, sans doute conséquence d'une course récente. Un léger bruit s'échappa du placard, et le garde se raidit tout de suite.&lt;br /&gt;Préférant éviter un autre combat inutile, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;Marcus&lt;/span&gt; essaya le plus silencieusement du monde un sort de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;Charme-Personne&lt;/span&gt; sur le garde, pour s'attirer ses bonnes grâces. Et il sentit immédiatement un changement certain dans l'attitude de la personne qui se tenait non loin de lui.&lt;br /&gt;"Les criminels sont sortis!" &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;chuchota-t-il&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;"TU TE FOUS DE MA GUEULE?" rugit le garde, avant d'asséner un coup de sa lourde épée sur la table, qui se fracassa sous le choc. Le sort avait apparemment été un échec. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Marcus&lt;/span&gt;, en tentant de se protéger, asséna un coup de bâton dans les jambes du garde, qui s'effondra sous cette attaque inattendue. et se fit &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;assommer&lt;/span&gt; d'un coup sec dans la nuque porté par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt; qui était sorti du placard dès qu'elle avait entendu un bruit de combat.&lt;br /&gt;"Mais vous pouvez pas vous retenir d'assassiner des représentants de la loi, vous?" chuchota un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;Glanix&lt;/span&gt; visiblement décontenancé.&lt;br /&gt;C'est alors qu'un cri retentit "ça va Régis? C'est quoi ce bordel?"&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Marcus&lt;/span&gt; fut rapide, et répondit, en prenant la voix la plus grave dont il était capable "C'est rien, c'est ces foutus rats qui m'ont fait tomber!&lt;br /&gt;- Ta voix est bizarre, t'es sûr que ça va?&lt;br /&gt;-Ouais ouais, T'en fais pas!"&lt;br /&gt;Mais alors qu'il répondait à la deuxième question, le timbre de la voix de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;Marcus&lt;/span&gt; le trahit, et reprit le ton fluet qui était dans sa nature, trahissant ainsi irrémédiablement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;l'apprenti-mage&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Et la conséquence fut rapide, un autre garde arriva rapidement dans la cuisine, tandis que des bruits de pas résonnait à l'étage. Le combat fut bref, le garde se jeta de toutes ses forces sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, qui se débattit. Après une lutte de quelques secondes, un des deux corps en lutte fut projeté inerte à terre.&lt;br /&gt;Pensant que sa nouvelle camarade avait été vaincue, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Ferin&lt;/span&gt; lâcha un carreau de son arbalète en direction de la personne se tenant en face de lui. Pour s'apercevoir qu'il s'agissait en fait de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;Cyrielle&lt;/span&gt;, qui était rapidement arrivée à bout du Garde, et qui tenait maintenant de la main droite son bras gauche rendu inerte. Tandis que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;Glanix&lt;/span&gt; essayait de retirer le carreau pour guérir la plaie de ses pouvoirs, et que le reste de la compagnie se tenait prête à accueillir les gardes qu'on entendait descendre de l'étage, ceux-ci s'arrêtèrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bordel, Régis et le Capitaine sont allés tous les deux dans la cuisine, et y a plus aucun bruit maintenant.&lt;br /&gt;- Sûr qu'il y a un putain de guerrier là dedans. Moi j'y vais pas tout seul.&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;Ptetre&lt;/span&gt; un troll ou un truc dans le genre. Bon, je vais aller chercher des renforts, toi garde la maison et assure toi que personne en sort!&lt;br /&gt;- Non non non, je viens avec toi moi, je reste pas tout seul dans le coin avec je sais pas quoi"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte d'entrée claqua, et le silence retomba petit à petit alors que les sons d'une course folle s'éteignaient petit à petit au loin. L'équipe se retrouvait à nouveau seule à l'intérieur, mais à quel prix?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-4934481824561279339?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/4934481824561279339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-iii.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4934481824561279339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/4934481824561279339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-iii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part III'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-2185827934568561109</id><published>2009-03-08T14:32:00.000-07:00</published><updated>2009-03-31T00:41:08.562-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part II</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Résumé des épisodes précédents : en gros, une équipe a mis un gros épisode à se former, et c'est super original, y a un guerrier nain, un rôdeur demi-elfe, une moinesse, un prêtre et un mage. Waooow, Z'ont de l'imagination les mecs qui ont fait ça!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter II - Break in (or Breakdown)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou de l'art de rentrer dans une maison close. Enfin fermée quoi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée dans le quartier chaud fut assez impressionnante pour Marcus. Ce jeune étudiant en magie avait passé beaucoup plus de temps le nez dans des livres obscurs ou dans des incantations mystiques qu'à profiter de la vie étudiante que s'offraient certains de ces condisciples, et son teint blanchâtre n'était pas dû aux excès de la veille mais plutôt au manque de sorties.&lt;br /&gt;Ainsi, en arrivant dans les bas quartiers, en voyant des gens à l'allure plus ou moins louche qui les regardaient, et les jeunes femmes du quartier qui lui faisaient des petits signes, il se demanda si c'est lui qui était frileux, car la plupart des femmes étaient assez courtement vêtues pour la saison. Elles avaient cependant l'air très accueillantes, et Marcus se réjouit d'être dans un voisinage sympathique. La vue de la taverne de l'Ours Bourré le laissa un petit peu plus perplexe. Une personne était en train de vomir sur un mur extérieur, et quand il s'en inquiéta et proposa au prêtre guérisseur de lui porter assistance, celui-ci se contenta d'éclater d'un rire bruyant, et de s'exclamer que le seul remède à ce mal était le mal lui-même. Cette sentence hautement philosophique donna à réfléchir à Marcus quelques minutes, et il se promit d'en analyser la portée à l'avenir pour en rediscuter avec le ministre de Saint Cuthbert, car de tels remèdes pourraient peut-être avoir certaines applications thaumaturgiques.&lt;br /&gt;L'entrée dans la taverne fut une toute autre épreuve : l'atmosphère était viciée de fumée, d'odeurs nauséabondes et d'humidité moite, qui provoqua des hauts-le-cœur en Marcus. Quand celui-ci demanda d'une petite voix s'il était possible d'avoir un verre d'eau, pour faire passer la nausée, un grand gaillard couvert de tatouages s'esclaffa bruyamment et répéta ceci à voix haute, et la maigre assistance du débit de boisson se mit à railler. L'établissement n'était pas grand, et la plupart des tables étaient vides. Contre le mur du fond, un personnage haut en couleurs qui devait être le capitaine Actarus, dirigeant en chef de la Milice, était en pleine conversation avec deux jeunes filles à peine vêtues et quelques pichets de bières.&lt;br /&gt;Sans se poser de question, Glanix alla au comptoir commander quelques boissons, et se dirigea tout droit vers le commandant pour lui proposer à boire.&lt;br /&gt;Le commandant était un homme grand, gras, et rougeaud. Son élocution était quelque peu étrange, et il avait une certaine tendance à bafouiller et à tanguer, et Marcus se demanda si cet homme n'était pas souffrant, et s'il était vraiment en état de diriger sa milice de cet endroit comme Glanix avait laissé entendre qu'il le faisait.&lt;br /&gt;"Salut Glanix! Qu'est-ce que tu fais dans le coin, encore en train de vouloir répandre la vengeance un peu partout?&lt;br /&gt;- Capitaine Actarus, mes respects. Je vous présente un mien ami, Maître Tordek."&lt;br /&gt;Les deux personnes se saluèrent et Tordek, avec son franc-parler nain, ne tourna pas autour du sujet longtemps.&lt;br /&gt;"Je suis le neveu d'Angus Von Anorfol, et j'aimerais m'assurer de ne pas me faire léser de mon héritage, c'est pourquoi je vous demanderai de me laisser l'accès à la maison qui est maintenant mienne.&lt;br /&gt;-Hop hop hop, tout doux l'ami! On ne peut décemment pas vous en laisser l'accès tant que l'affaire n'est pas réglée! Qu'est-ce qui me prouve que vous êtes son neveu d'ailleurs?&lt;br /&gt;- J'ai ici une lettre signée de la main de mon oncle qui mandait mon arrivée imminente!&lt;br /&gt;- Ah! Un nain qui sait lire! Quelle blague!"&lt;br /&gt;Marcus jugea bon d'apporter une précision à ce sujet.&lt;br /&gt;"Ah mais si, vous savez, contrairement à ce qu'on pourrait croire, les études de Togrul Vent-Du-Nord ont prouvé que le taux d'alphabétisation dans les sociétés naines était un des meilleurs si on tient compte de...&lt;br /&gt;- Hola, mais c'est qu'il parle, le puceau! Cynthia, occupe toi du monsieur, s'il te plait"&lt;br /&gt;Avant que Marcus ait le temps de finir sa phrase, une des deux jeunes filles s'approcha de lui, et commença à apposer ses mains sur lui, d'une façon assez étrange et à des endroits particuliers, et Marcus trouva les pires peines du monde à se concentrer sur la conversation dans les minutes qui suivirent. Le capitaine continuait à parler:&lt;br /&gt;"Et qu'est-ce qui me prouve que ce n'est pas vous qui l'avait tué, votre oncle, pour avoir l'héritage? ça me parait un peu louche, votre arrivée au moment là, aussi..."&lt;br /&gt;En voyant le visage furibond du nain, le capitaine comprit qu'il avait été un peu loin.&lt;br /&gt;"Non, je dis ça, je dis rien, hein,  on déconne. Mais bon, vous comprenez bien que pour les biens de l'enquête, je ne puis ouvrir les lieux avant quelques temps. Votre héritage est en lieu sûr, la maison est gardée nuits et jours. Ecoutez, laissez la police faire son travail et soyez sûrs que dès que nous aurons de plus amples informations, vous serez les premiers informés. ça devrait pas mettre plus de deux mois de toutes façons."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyant qu'il était impossible de faire changer d'avis le Capitaine, et que Marcus commençait à se trouver dans une situation qu'il avait du mal à gérer, l'équipe se décida à se retirer du troquet. Une fois dehors, ils avisèrent.&lt;br /&gt;" Je pense qu'il est important de pouvoir entrer dans la maison, il y a sans doute des indices à l'intérieur, dit Elphyr.&lt;br /&gt;- Force m'est d'avouer que la milice locale est assez inefficace... Si nous nous en remettons au Capitaine et à ces hommes, ils ont plus de chances de retrouver un pichet de bière qu'un criminel, nous devons agir nous-mêmes, acquiesa Glanix&lt;br /&gt;- Et je veux m'assurer de récupérer l'intégralité de mon héritage avant que ces sales pattes d'humains se collent sur mon or! ajouta le nain."&lt;br /&gt;C'est alors que Cyrielle, qui était pour l'instant silencieuse, prit la parole :&lt;br /&gt;" Je pourrais sans doute monter sur le toit de la maison abandonnée qui se tient de l'autre côté de la ruelle vis à vis de la maison d'Angus. Si nous avions un grappin et une corde, je pourrais ensuite sauter sur le toit adverse, et tendre la corde, afin de vous faire passer, et nous pourrions ainsi tous rentrer par la fenêtre."&lt;br /&gt;Cette proposition audacieuse avait le mérite d'être applicable assez rapidement. Glanix assura qu'il était simple pour lui d'entrer en possession d'un grappin et d'une corde, en empruntant le matériel du monastère utilisé pour nettoyer la tour. Cyrielle, pas convaincue, conseilla d'aller en acheter en ville, et Elphyr se proposa de l'accompagner dans une boutique appropriée. Marcus, quant à lui, assez anxieux à l'idée que quelqu'un s'introduise dans la maison et vole les artefacts qui l'intéressaient, voulait retourner devant la maison d'Angus en compagnie de Tordek pour surveiller les allées et venues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, chacun vaquit à sa tâche. Au bout de deux heures, ils se retrouvèrent non loin de la maison, et firent un état de leurs progrès respectifs. Glanix avait récupéré le matériel promis, Cyrielle avait négocié pour un grappin pendant une heure, réussissant à baisser le prix de 8 pièces d'or avant d'avouer au négociant qu'elle n'avait de toutes façons pas les moyens de se payer le matériel proposé même avec la ristourne, et le nain avait essayé de convaincre la relève des gardes de le laisser rentrer dans la maison, sans succès. Il avait aussi testé discrètement la poignée de porte de la maison abandonnée, qui était fermée à clef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cela va poser problème, il faudra nous ouvrir de l'intérieur, Cyrielle..., continua-t-il.&lt;br /&gt;- Pas de problème, mais il faudra attendre que la nuit tombe..."&lt;br /&gt;Et donc attendre encore quelques heures. Glanix partit prêcher la bonne parole de Saint-Cuthbert non loin de là, d'une voix puissante et enragée qui retenait l'attention des passants. Tordek repartit à la Taverne, et descendit une petite dose de bière (pour un nain, soit juste un litre ou deux). Cyrielle continua ses emplettes avec Elphyr, et se fit emmener chez une personne louche qui lui offrit un matériel de crochetage, en appuyant quelques regards lubriques sur le corps de la moine, et en n'oubliant pas de faire des propositions osées qui firent quelque peu rougir l'asthète.&lt;br /&gt;Et le jeune Marcus se promena dans les rues de la cité, un peu stressé par la vie citadine, pas assez calme à son goût. Il changea toutefois d'avis une heure plus tard, quand le ciel s'assombrit et que les ruelles se vidèrent, il se rendit compte tout à coup que le bruit de la ville était assez sécurisant, et de loin préférable au silence. Il se dirigea donc assez vite vers les vociférations partisanes du prêtre qu'on entendait encore au loin, afin de ne pas être seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure de la nuit noire arriva enfin.&lt;br /&gt;"Quand tu seras derrière la porte, imite deux fois de suite le cri de l'alouette pour qu'on se tienne prêt derrière l'huis. J'userai de la magie que m'accorde Saint Cuthbert pour nous dissimuler aux yeux des gardes." dit Glanix.&lt;br /&gt;Cyrielle se dirigea d'un pas léger et silencieux le long du mur. Afin de faire diversion, Marcus expérimenta un sort de sa concoction qui allumait des lumières semblables à des torches qui se mouvaient, de l'autre côté de la rue. Cela détourna l'attention des gardes le temps que Cyrielle monte le long de la gouttière jusqu'à la fenêtre de l'étage. Malgré quelques grincements qui firent se figer la moine, elle réussit à s'introduire dans la maison sans se faire repérer.&lt;br /&gt;Le problème dans la maison était l'absence totale de lumière. Et la présence de rats. Cyrielle se broya deux trois fois les orteils avant de trouver l'échelle qui menait en bas, et qui paraissait bien fragile. C'est quand elle arriva devant la porte qu'elle se rendit compte qu'elle ignorait totalement le bruit que faisait une alouette. Elle lança dont un cri strident deux fois de suite, et pria pour que ses compagnons l'entendent et comprennent la signification, et débloqua ensuite le loquet de la porte, à tâtons.&lt;br /&gt;Ses compagnons l'avaient entendue, et Glanix lança un sort de brouillard aux alentours de la maison abandonnée... L'équipe se dirigeait vers la porte quand ils entendirent dans le silence de la rue un garde s'écrier&lt;br /&gt;"Ho, envie de pisser, je vais faire ça dans la ruelle, là."&lt;br /&gt;Toute l'équipe se figea, en espérant ne pas être trahis par la vessie d'un garde de la milice. Mais alors que les bruits de pas se rapprochaient, le garde parut renoncer&lt;br /&gt;"Ho mais c'est quoi cette merde de purée de pois? J'vais de l'autre côté."&lt;br /&gt;Réprimant un soupir de soulagement, les compagnons se dirigèrent silencieusement vers la porte, et entrèrent dans la maison abandonnée. La présence d'un nain et d'un demi-elfe rendit les choses plus faciles, et ils purent ainsi se faire guider dans le noir par ces êtres nyctalopes. Le passage de l'échelle fut un petit peu plus compliqué. Si la plupart des gens montèrent sans problème, Glanix, et sa centaine de kilos (additionnés au poids de l'armure qu'il portait sous sa bure) eurent raison de quelques barreaux d'échelle. Alors qu'il tombait vers le bas, il s'accrocha à la cheville de Marcus, qui montait devant lui. Après quelques secondes de lutte silencieuse, Marcus arriva à se détacher, envoyant Glanix lourdement chuter sur le sol quelques mètre plus bas, effrayant les rats. Quand Glanix se releva, avec quelques marques dues à la chute, il retenta l'ascension de l'échelle, pour retomber derechef. Finalement, avec l'aide du grappin et de la corde en plus de l'échelle, il put enfin monter à l'étage, rejoindre ses compagnons qui s'impatientaient.&lt;br /&gt;"Quand monsieur aura fini de s'amuser avec les échelles, on pourra peut-être avancer?&lt;br /&gt;- C'est pas ma faute s'ils construisent des trucs aussi fragile, maugréa Glanix d'une humeur noire".&lt;br /&gt;Une fois sur les toits, Cyrielle sauta prestement sur les tuiles du toit de la maison d'Angus Von Anorfol, le grappin dans le dos. Elle accrocha le grappin à une cheminée, et renvoya la corde au reste de l'équipe, qui l'accrocha bien tendue, et put ainsi rejoindre la moine. Pendant ce temps, Cyrielle ne perdait pas le sien, et avait réussi à ouvrir le loquet de la fenêtre pour entrer dans la chambre d'Angus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute l'équipe rentra tour à tour dans la chambre, une pièce en L, munie d'un bureau, d'un lit jouxté par un coffre et d'une porte à double battants. Tordek se dirigea tout de suite vers le coffre, et demanda à Elphyr d'étudier celui-ci afin de détecter les pièges. Pendant ce temps, Marcus étudiait les notes du bureau dans l'espoir de trouver une remarque sur les artefacts qui l'intéressait, Glanix se tenait au milieu, toujours en train de ressasser son douloureux épisode de l'échelle, et Cyrielle se dirigeait déjà vers la porte, qu'elle était en train d'ouvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à ce moment que, tentant d'ouvrir le coffre sans déclencher de piège, Elphyr dérapa avec son crochet, et provoqua une déflagration assourdissante. Le temps que tout le monde reprenne ses esprits et récupère le sens de l'ouïe, Tordek et Elphyr gisaient sur le sol, et un pan entier du mur était effondré. Glanix se précipita pour soigner Elphyr, qui semblait mal en point (Tordek se relevait déjà, empochant au passage des pièces d'or qui avaient été projetées en tous sens). Mais tout le monde se raidit quand se firent entendre des bruits de bas qui venait de rez-de-chaussée. Evidemment, un tel bruit avait automatiquement provoqué la venue des miliciens. Quand un garde fit son apparition dans l'escalier et que Glanix allait l'apostropher pour essayer de trouver une solution diplomatique avec ce représentant des forces de l'ordre, Cyrielle se jeta sur lui, et lui assena un violent coup dans la nuque.&lt;br /&gt;Sans effet autre que celui d'énerver le garde qui tira son épée. Tout se passa alors très vite, tandis que Glanix regardait autour de lui avec un air indigné, Marcus jeta un projectile magique qui sonna le garde quelques secondes, le temps pour Elphyr de se relever, et de trancher un profond sillon mortel dans la poitrine du garde avec son épée. Le milicien s'écroula dans les escaliers, laissant tomber sa torche sur le sol, qui commença à enflammer l'escalier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième garde arrivant, voyant son camarade tombé entourés d'une troupe d'aventuriers, prit la fuite directement. Cyrielle et Elphyr lui emboitèrent le pas pour tenter de le rattraper, tandis que Glanix jetait une drapure par terre pour étouffer les flammes.&lt;br /&gt;Pendant qu'une course poursuite s'engageait au rez-de-chaussée, Marcus, loin de toute cette agitation, s'intéressait aux salles du bas, afin de voir s'il discernait un objet de quelconque intérêt.&lt;br /&gt;C'est alors que le garde sortait par la porte d'entrée, Cyrielle sur les talons, que Tordek, qui s'était fait oublier, mis son plan à exécution, et sauta de la fenêtre du premier étage pour asséner une fulgurante attaque plongeante sur le milicien qui les avait surpris. Mais les nains, bien que pourvus de nombreuses qualités, ne sont pas des sauteurs très adroits. Tordek atterrit lourdement sur Cyrielle qui perdit connaissance sur le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'eût au moins le mérite de faire se retourner le garde, qui put ainsi apprécier la vision courte mais intense d'une flèche tirée par Elphyr lui arriver dans l'épaule. Marcus, voyant de loin tout ceci, lança de sa main droite avec une invocation rapide un rayon de givre pour régler son compte au garde, mais dans sa précipitation, il toucha Elphyr de plein fouet, et à peine le fonctionnaire érosien, assez cependant pour le ralentir quelques peu. Et quand ce dernier voulut repartir, il vit une petite ombre sauter à son côté, entendit "Kharam-Badûr Kazir" (cri de guerre nain), et se prit un grand coup de hache qui l'acheva sur le coup.&lt;br /&gt;Malgré tout le bruit qui avait été fait, et qui avait sans doute réveillé une bonne partie du quartier, la rue était encore déserte, les compagnons eurent donc le temps de rapatrier le cadavre à l'intérieur, Glanix de soigner Cyrielle à l'aide d'une bénédiction de son crû, et tous de rentrer dans la maison, fermant la porte, le temps de rapidement fouiller la maison avant de prendre la fuite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-2185827934568561109?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/2185827934568561109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-ii.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/2185827934568561109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/2185827934568561109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-ii.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part II'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1744932397617251558.post-5722143826545635355</id><published>2009-03-06T04:08:00.000-08:00</published><updated>2009-03-31T00:41:08.562-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tales of the Krypt-onic'/><title type='text'>La Compagnie des Bras Cassés - Part I</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Une ptite histoire d'Héroic-Fantasy comme il y en a déjà eu 10.000. Oui mais là c'est la mienne, et je vous emmerde (cordialement, bonjour chez vous et mort aux cons).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapter I : Several Meetings&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;oui je mets les titres en anglais, ça fait un style&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour commençait à se lever sur les forêts entourant Erose. Cela faisait déjà quelques heures que les oiseaux avaient recommencé à chanter et que Elphyr marchait dans les bois. Bien qu'habitué au rythme de la ville où il avait grandi, il appréciait tout particulièrement ces moments où il pouvait profiter de la communion avec la nature que pouvait lui permettre sa nature métissée. Et l'aube, où la vie nocturne laissait place aux activités des divers rongeurs et oiseaux avait tendance à faire ressurgir son côté elfe hérité de son père elfe qu'il avait peu connu. Et même si son côté humain se sentait un peu ridicule de s'extasier devant un papillon ou une jolie fleur, c'était ce qui plaisait vraiment à sa sensibilité elfique exacerbée. C'est en réfléchissant à cela qu'Elfyr tomba sur le cadavre.&lt;br /&gt;"Les nains ne sont pas beaux à voir vivants, mais font vraiment de piètres cadavres" fut la première pensée d'Elphyr, avant de se reprendre. L'état du corps ne laissait aucun doute sur l'état de santé, et les diverses marques de coups, ainsi que les taches de sang montraient bien que le nain avait été battu à mort, puis trainé dans la forêt. Les traces allaient directement vers la ville, ce qui n'était pas étonnant, Erose étant le seul vrai centre d'activités de la région. Elphyr retourna le cadavre pour voir s'il pouvait se fixer sur l'identité du défunt, et il ne fut pas surpris de reconnaître Angus Von Anorfol, le nain le plus connu dans la région, tant pour son âge (il était parait-il aussi vieux que la ville) que pour son excentricité, tant il était réputé pour ses manies, ses collections d'objets étranges et ses sautes d'humeur à répétition qui en avait fait un pilier du folklore Erosiens.&lt;br /&gt;D'un pas leste, Elphyr reprit le chemin de la ville, peu distante maintenant, pour aller prévenir la milice locale de ce qui ne pouvait être qu'un crime. Cela risquait de faire jaser, la ville étant usuellement assez calme, et avare en crimes autres que les vols, rackets et autres prostitutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il arriva à la milice, Elphyr trouva le garde de permanence (qui exceptionnellement, était à son poste) en pleine discussion avec un nain. "Trop de Nains pour passer une bonne journée", se dit-il, en se rapprochant. Et tenta vite de cacher sa surprise en entendant le nom de la victime qu'il avait découverte dans la conversation.&lt;br /&gt;"Je vous dis que j'avais rendez-vous avec mon oncle, et qu'il ne s'est pas montré! Il faut absolument enquêter le plus vite possible!&lt;br /&gt;- Vous savez, votre oncle n'est pas connu ni pour sa ponctualité, ni pour sa présence régulière en ville... Nous n'allons pas engager des recherches pour un vieux fou qui se pointera d'ici 5 jours avec un autre objet bizarre qu'il aura été acheter en Bargonie!&lt;br /&gt;- Si vous tenez à votre misérable vie, vous feriez bien de faire attention à ce que vous dites sur le compte d'un honorable nain d'une famille respectée!&lt;br /&gt;- Et si vous tenez à votre petite vie de petit Nain tranquille, vous devriez faire attention à ce que vous dites à un représentant de l'ordre!"&lt;br /&gt;C'est alors que les débats commençaient à s'envenimer qu'Elphyr s'engagea dans la conversation.&lt;br /&gt;"Excusez-moi, mais il me semble vous avoir entendu parler d'Angus von Anorfol? Je viens juste de le trouver...&lt;br /&gt;- Vous l'avez vu? Où est-il donc, que je puisse aller voir mon oncle, plutôt que de perdre avec un gras fonctionnaire obtu! , coupa le nain&lt;br /&gt;- Je l'ai vu, certes, mais je ne pense pas qu'il serait plaisant pour vous de l'aller voir. Il a été assassiné, voyez-vous."&lt;br /&gt;Le nain chancella devant cette démonstration de tact elfique, avant de se retourner vers le garde&lt;br /&gt;"Je vous l'avais bien dit, espèce d'incapable!", et de se murer ensuite dans un sombre silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quelques heures qui suivirent furent remplies de remplissages de formulaires absconts à faire palir un inventeur gnome, et permirent à Elphyr et au nain de se présenter. Le petit être à barbe s'appelait Tordek Munschkin, et était originaires des Lointaines Montagnes appartenant aux Nains, et titulaires d'au moins 15 noms nains aussi imbitables que les autres. Il était apparemment venu rendre visite à son oncle sur demande de celui-ci, mais s'avéra aussi ouvert à la discussion qu'un usurier nain à un prêt à taux zéro quand Elphyr lui demanda la raison de l'appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les gardes leur permirent enfin de partir du poste de garde, Tordek demanda à Elphyr de l'amener à la maison de son oncle, afin  de s'assurer de la préservation de son héritage, dit-il avec une lueur avide (courante chez les nains) dans les yeux. Elphyr, grand oisif à ses heures, n'ayant pas grand chose d'autres à faire (ses compétences de rôdeur étant assez peu requises ces derniers temps) accepta sans rechigner.&lt;br /&gt;C'est alors qu'ils s'apprétaient à partir qu'un grand et large personnage en bure s'adressa à eux:&lt;br /&gt;"Excusez-moi messires, mais j'ai cru comprendre que vous étiez à la recherche du criminel qui a tué le sieur Angus. Si cela point ne vous importune, il me serait d'un grand contentement de pouvoir me joindre à votre quête".&lt;br /&gt;Tordek regarda d'un regard noir le prêtre qui se tenait devant eux.&lt;br /&gt;"- Ouais, et en quel honneur?&lt;br /&gt;- Afin de faire triompher la loi du Talion, Sainte Loi Transmise à Nous par Saint Cuthbert! Je suis un de ces porte-paroles, et essaie de faire régner la loi, et de punir ceux qui la transgresse. J'ai maintes fois aidé la milice locale dans leurs oeuvres, mais jamais crime aussi odieux n'avait été commis dans l'enceinte de notre bourgade, et je me dois de vous aider dans votre quête, Noble nain! Nul ne doit transgresser la loi sans recevoir un juste châtiment!"&lt;br /&gt;La voix du prêtre s'amplifiait au fur et à mesure, et son regard semblait s'emplir d'une volonté à toute épreuve, tandis qu'il pérorait à n'en plus finir des sentences toutes faites sur le châtiment.&lt;br /&gt;Elphyr avait déjà cessé d'écouter ce religieux depuis quelques minutes quand Tordek l'interrompit : "Tu parles un peu trop, Curé".&lt;br /&gt;Il avait cependant apparemment rassuré Tordek sur une chose: ce n'était visiblement pas l'appât du gain qui animait le curé à vouloir les accompagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une jeune personne rejoint alors la discussion, d'une manière très discrète.&lt;br /&gt;" Seigneurs, j'ai entendu votre conversation, et serait prête à me joindre à vous. Nous autres moines avons des compétences qui pourraient vous rendre service, et je suis en quête d'aventures. De plus, il me siérait assez de rendre service à un Prêtre de Saint Cuthbert, ordre cher à mes yeux pour les avoir accompagnés dans leurs dévotions par un temps passé, je me joindrais donc à vous si jamais cela ne vous dérangeait pas."&lt;br /&gt;Cela en fut trop pour Tordek, qui avait visiblement déjà perdu trop de temps à bavasser devant le poste de garde, alors qu'il était déjà le début d'après-midi.&lt;br /&gt;"Venez si vous voulez, ne comptez seulement pas sur moi pour une quelconque rétribution, et ne vous mettez pas en travers de mon chemin."&lt;br /&gt;Cela dit, Elphyr repartit vers la maison d'Angus, dans les hauts quartiers, tandis que la troupe lui emboitait le pas. Pendant la marche, le prêtre, qui semblait fort bavard, fit la conversation. Il travaillait dans le monastère avoisinant, et s'appelait Glanix. Il semblait impossible à faire taire, tandis que la moinesse à ses côtés n'ouvrit les lèvres que pour donner son prénom, Cyrielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ils arrivèrent devant la maison, ce fut pour y trouver deux miliciens qui montaient la garde devant la porte présentant une note "DEFENSE D'ENTRER DURANT LA PERIODE D'INVESTIGATION DU MEURTRE". Un jeune prépubère aux yeux d'Elphyr se tenait l'air renfrogné devant les miliciens.&lt;br /&gt;"Excusez nous, gardes, pourriez-vous nous laisser le chemin afin que je puisse prendre possession de la maison de mon oncle?", dit Turek, montrant à son tour un sens certain de la diplomatie.&lt;br /&gt;"On laisse personne passer pendant l'enquête, même les pas très grands, circulez, y a rien à voir!&lt;br /&gt;- Mais il s'agit de la maison de mon oncle, vous n'avez pas le droit de m'interdire d'entrer!&lt;br /&gt;- Faut voir avec le Capitaine. Moi, on me dit de garder, je garde, et y a personne qui passe!&lt;br /&gt;- C'est ce qu'ils me répètent depuis une demie heure, ils ne veulent rien entendre!, dit alors le jeune homme.&lt;br /&gt;- Et pourquoi tu voudrais rentrer, toi? demanda Tordek d'un air soupçonneux.&lt;br /&gt;- Je suis en étude de troisième cycle de magie à l'Université Visible. Je fais actuellement une recherche sur l'effet entropique des possessions élementaires sur les auras démoniaques dans le cadre des lois Van Houten - Nestaffé sur les invocations mineures, et il s'avère que Angus Von Anorfol possédait des objets très intéressants à ce sujet,  que j'aurais beaucoup aimé étudier. En apprenant sa mort, j'ai vite pris la décision de venir étudier ces objets avant que d'éventuels pilleurs prennent posssession des lieux.&lt;br /&gt;- Tu t'intéresses à mon héritage???"&lt;br /&gt;Sentant le ton houleux du nain, le jeune étudiant tempéra très vite ses propos :&lt;br /&gt;"Non, je voulais juste étudier leur aura et leur spectre... Si il m'était juste possible d'étudier ces objets, en particulier l'oeuf de... heu, je voulais dire, je pourrais juste les regarder, sans les abimer, et il ne leur arriverait rien. Si vous permettez de les voir, je mettrai ma puissante magie à votre service...&lt;br /&gt;- Mouais... On verra. Toujours est-il que nous devons trouver un moyen de rentrer dans cette maison."&lt;br /&gt;Au moment où Tordek disait ceci, les gardes perdirent patience, et exortèrent l'équipe à dégager le chemin. Glanix fit alors une proposition :&lt;br /&gt;"Pour avoir travaillé en partenariat plusieurs fois avec la police, je connais un peu les habitudes du Capitaine Actarus, et il est à cette heure-ci généralement dans la Taverne de l'Ours Bourré en train de planifier les travaux de son équipe. Je vous propose d'aller le voir pour lui demander s'il est possible de pénétrer dans la maison, et ainsi arriver à entrer par voie légale dans la demeure."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette décision prise, l'équipe se dirigea vers les quartiers un peu moins chics afin de trouver la Taverne de l'Ours Bourré...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1744932397617251558-5722143826545635355?l=bracass.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bracass.blogspot.com/feeds/5722143826545635355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-i.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/5722143826545635355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1744932397617251558/posts/default/5722143826545635355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bracass.blogspot.com/2009/03/la-compagnie-des-bras-casses-part-i.html' title='La Compagnie des Bras Cassés - Part I'/><author><name>Che</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05861985966634408938</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://4.bp.blogspot.com/_yrtuO-h8Es8/SZPo539vUJI/AAAAAAAAAAM/qjft4wWCbNg/s1600-R/2008712110.2.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
