Après avoir tenté de passer par la montagne, et s'être fait vertement refuser le chemin par des hordes de Gobelins, la Compagnie se retrouve dans la forêt habitée par une redoutable sorcière...
Chapter VIII - Witch in the Wood
ou "Promenons nous dans les bois"
Les aventuriers étaient fort fatigués de leur affrontement contre les Gobelins, et le soir commençait à tomber, mais ils décidèrent pour plus de sécurité de s'aventurer un peu plus avant dans les bois. Dès qu'ils trouvèrent une clairière non loin du chemin, pratique à défendre en cas d'attaque et propice à l'installation d'un campement, ils s'arrêtèrent. Elphyr, très à son aise dans les bois, partit rapidement, et revint peu après avec deux lapins.
- Cela nous permettra de faire un peu plus bonne chair qu'avec nos rations de survie. Quelqu'un se sent-il prêt à les accommoder?
- Oui, je peux me targuer d'être assez bon cuisinier à mes heures, laissez-moi faire!, dit Glanix.
Après une attente de quelques dizaines de minutes, et que le prêtre ait rejeté toutes les offres d'aide qui lui étaient faites, ce dernier s'avança vers ses camarades.
- Heu, j'ai fini. Bon, j'espère que vous les aimez bien cuits, car je les ai peut-être laissés un tout petit peu trop longtemps sur le feu.
Il s'avéra en effet que les deux lapins étaient maintenant réduits à l'état d'amas de carbone, et étaient simplement immangeables, même pour Tordek, pourtant pourvu du peu de discernement gustatif caractéristique à sa race. C'est donc d'assez mauvaise humeur, après avoir mangé du bout des lèvres des fades rations de survie que la compagnie sombra dans le sommeil, après avoir instauré des tours de garde.
Assez rapidement, des mouvements se firent deviner non loin du feu de camp, et des yeux rouges contemplaient la troupe avidement : les loups avaient été attirés par les odeurs, mais se tenait à distance respective du feu. C'est pendant le tour de garde de Tordek qu'un loup, plus audacieux que les autres, essaya d'aller mordiller Glanix. Celui-ci, dans un demi-sommeil, saisit sa masse d'armes lourde, éclata la gueule de l'animal, avant de se rendormir en maugréant. Les autres loups en furent effrayés, et le reste de la nuit fut tranquille.
Le lendemain, les aventuriers se remirent en route après une nuit peu réparatrice, et d'humeur quelque peu maussade. Ils continuèrent sur le chemin qui menait tout droit vers l'est. Arrivés non loin de midi, Elphyr repartit à la chasse vers le sud du sentier, afin de trouver du gibier capable d'agrémenter le menu. Après quelques heures d'attente, les compagnons virent revenir le demi-elfe par le nord. Il maugréa des excuses inintelligibles pour expliquer son retard (il voulait apparemment cacher le fait qu'il s'était égaré, faisant mentir la réputation des rôdeurs en matière d'orientation), mais avait trouvé un étrange sanctuaire. Entendant cela, toute la troupe décida de s'y rendre, afin de statuer sur l'étrangeté et le danger possible d'un tel site.
Après que le demi-elfe se fut perdu encore une fois en menant la troupe, ils finirent par retrouver les pierres disposées dans des positions étranges, avec divers signes cabalistiques gravés ça et là.
- C'est ça, votre sanctuaire étrange? se questionna Marcus. C'est un simple cimetière Kobold! Pas de quoi s'étonner plus que ça.
Effectivement, rien de particulier n'attirait l'attention, et il était inutile de s'attarder plus longtemps dans les lieux. De plus, le brouillard et la proximité du marais qui recouvrait visiblement certaines parties de l'ancien cimetière rendaient l'atmosphère oppressante. Les tombes semblaient dater de plusieurs dizaines d'années au moins, et tout ce qu'il y avait à prendre avait sans doute déjà été subtilisé par des maraudeurs de passage. Les compagnons repartirent vers le chemin pour trouver une terre plus accueillante pour manger la perdrix et le lapin qu'avait tué Elphyr au gré de ses promenades.
Après un bon repas (préparé par Cyrielle qui avait la main plus heureuse que Glanix en matière de cuisine), la troupe arriva bientôt à une intersection : deux chemins partaient, un vers le sud, qui repartait vers Erose, et l'autre vers le Nord, où l'on pouvait voir une pancarte "DANGER : passez votre chemin". Les aventuriers se concertèrent: la nuit allait tomber d'ici une heure ou deux, et il paraissait dangereux d'arriver à la tombée de la nuit dans le domaine inconnu de la sorcière. Sur la carte que possédait Marcus, un campement de bûcherons était indiqué, un peu plus loin vers le sud, et la compagnie décida de s'y rendre pour prendre quelques renseignements et un peu de repos avant un parcours sûrement compliqué.
Ils arrivèrent à ce campement à la tombée de la nuit, et y trouvèrent bon accueil : les travailleurs locaux, quoique rustres, étaient hospitaliers, et offrirent gîte et nourriture aux voyageurs pour une somme réduite. Ils purent même obtenir des renseignements sur la sorcière de la forêt.
- Ah ça pour sûr, elle est pas commode quand on lui manque de respect. Elles nous embauchent une fois l'an pour lui refaire son potager, voyez. Et vaut mieux y aller, c'est comme ça qu'ça s'passe. On lui fait son potager, elle nous paie un peu, et le reste du temps, elle nous laisse tranquilles. Moi ça m'dérange pas de l'avoir loin de moi, hein. C'est le Roger, un an, il était pas bien content du salaire, et l'est allé le dire à la vieille. Pas la meilleure idée qu'il est eue, mais faut dire, il taquinait un peu de la bouteille un peu trop tôt le matin, ça aide pas à réfléchir. Et ben, à la place de Roger, y avait un lapin après. Sacrément goutu, d'ailleurs. Y a pas grand monde qui l'a regretté, hein, surtout pas sa femme qui a pas tardé à le remplacer, mais bon, tout ça pour dire que la vieille, faut s'en méfier et être poli mais sinon ça va.
Après une soirée à manger et à boire avec des bûcherons contents d'apprendre les nouvelles de la région, les aventuriers partirent assez tôt se coucher dans les différentes couchettes qui leur avaient été prêtées. La nuit fut reposante (même si les gémissements bruyants provenant de la chambre des propriétaires des lieux gêna les aventuriers, surtout Marcus qui fut fort troublé) à s'endormir.
Le lendemain à l'aube, la troupe repartit de bon pied vers le Nord, et après quelques heures de marche, s'engagea profondément dans les marais, sur un chemin parsemé d'écriteaux menaçants. Arrivés dans un secteur où des planches de bois vermoulues servaient de ponts entre les divers îlots du marais, un singulier décor leur apparut. A une quinzaine de mètres, il y avait une intersection, et sur le chemin qui s'écartait ostensiblement du sentier principal, des planches disposées au petit bonheur la chance sur les marais amenait à une petite maison assez vétuste. Devant le carrefour, au milieu du chemin, se tenait immobile une vieille dame habillée en noir, qui les fixait du regard.
Elle semblait assez vieille, et avait du être très belle à son époque, et surtout emplie d'un certain pouvoir. D'une voix autoritaire, alors que l'équipe s'était arrêtée en silence, elle demanda
- Vous prendrez bien le thé chez moi?
Et sans attendre une quelconque réponse, elle se dirigea d'un pas leste et précis vers la maison. Après un instant d'hésitation, les aventuriers la suivirent, soucieux de ne pas vexer leur hôte. Mais si le passage sur les planches ne posa pas de problème au roublard ou au mage, Tordek glissa de la planche, et tomba dans les marais poisseux, entraînant Elphyr dans sa chute. Alors que les deux aventuriers remontaient péniblement sur les planches, aidée par Cyrielle qui leur tendait un bâton, Tordek se fit mordre à la cuisse par un énorme serpent, qui devait faire en longueur deux fois la hauteur du nain.
- Je serais vous, j'éviterai de jouer avec les serpents, ils sont assez agressifs, dit la sorcière sans se retourner, avant d'entrer dans la maison.
Les compagnons la suivirent, et entrèrent dans la maison pour trouver une table entièrement dressée pour le thé, avec une place pour chacun d'eux. Ils engagèrent la conversation d'un ton respectueux, et la sorcière se montra assez amicale, répondant aux politesses de Glanix et aux questions sur le thé de Cyrielle assez cordialement. Elle eut même tendance à être très proche d'un Tordek de plus en plus mal à l'aise, tandis que la dame étudiait sa blessure avec moult caresses. Cependant, après un silence de quelques secondes dans la conversation, le ton de sa voix se durcit, et elle reprit la parole:
- J'aimerais maintenant que vous me disiez ce que vous venez faire dans la région. Les visiteurs sont rares et je m'en accommode bien, et je n'aimerais pas que n'importe qui passe par chez moi pour faire n'importe quoi.
- Nous sommes à la recherche d'un mage, ancien ami de mon maître, commença Marcus avant que quiconque n'ait pu l'arrêter.
- Vous êtes mages? demanda la sorcière d'un ton soudain glacial.
- Heu ce jeune homme est juste apprenti, et comme vous pouvez le voir, nous autres ne sommes pas mages, nous n'avons même pas de chapeau! s'empressa de répondre Ferin, peu rassuré.
- Je n'aime pas trop les mages. Et encore moins Maellström, puisque j'imagine que c'est de lui que vous parlez.
- Ah vous le connaissez?, s'enquit Glanix.
- Je l'ai connu. Autrefois, il me rendait souvent visite, quand il venait chercher des cadavres Kobold dans le cimetière, et nous vivions une relation passionnée.
Elle continua quelques minutes dans un récit passionné des divers détails de ses relations sexuelles d'antan avec Maellström, description qui fit rougir Glanix et Marcus jusqu'aux oreilles.
- Mais depuis une dizaine d'années, plus rien. Trop vieille, j'imagine. Plus intéressante. Si vous allez le voir, dites lui bien que je l'emmerde profondément, ce vieux con!
Elle s'enferma alors dans un semi-mutisme, et ne répondit aux questions que par syllabes, et la Compagnie ne tarda pas à prendre congé, en multipliant les politesses et les compliments avant de se retrouver sur le chemin du retour. Tordek confirma ses talents d'agilité en retombant dans le marais, mais réussit à éviter cette fois la morsure de serpent. Toute la troupe établit ensuite un campement pour la nuit non loin du cimetière, comme conseillé par la sorcière pour passer la nuit. Le soulagement était cependant palpable : ils avaient réussi à ne pas énerver la femme colérique, et pouvait prévoir la fin de leur voyage d'un œil plus tranquille.
Chapter VIII - Witch in the Wood
ou "Promenons nous dans les bois"
Les aventuriers étaient fort fatigués de leur affrontement contre les Gobelins, et le soir commençait à tomber, mais ils décidèrent pour plus de sécurité de s'aventurer un peu plus avant dans les bois. Dès qu'ils trouvèrent une clairière non loin du chemin, pratique à défendre en cas d'attaque et propice à l'installation d'un campement, ils s'arrêtèrent. Elphyr, très à son aise dans les bois, partit rapidement, et revint peu après avec deux lapins.
- Cela nous permettra de faire un peu plus bonne chair qu'avec nos rations de survie. Quelqu'un se sent-il prêt à les accommoder?
- Oui, je peux me targuer d'être assez bon cuisinier à mes heures, laissez-moi faire!, dit Glanix.
Après une attente de quelques dizaines de minutes, et que le prêtre ait rejeté toutes les offres d'aide qui lui étaient faites, ce dernier s'avança vers ses camarades.
- Heu, j'ai fini. Bon, j'espère que vous les aimez bien cuits, car je les ai peut-être laissés un tout petit peu trop longtemps sur le feu.
Il s'avéra en effet que les deux lapins étaient maintenant réduits à l'état d'amas de carbone, et étaient simplement immangeables, même pour Tordek, pourtant pourvu du peu de discernement gustatif caractéristique à sa race. C'est donc d'assez mauvaise humeur, après avoir mangé du bout des lèvres des fades rations de survie que la compagnie sombra dans le sommeil, après avoir instauré des tours de garde.
Assez rapidement, des mouvements se firent deviner non loin du feu de camp, et des yeux rouges contemplaient la troupe avidement : les loups avaient été attirés par les odeurs, mais se tenait à distance respective du feu. C'est pendant le tour de garde de Tordek qu'un loup, plus audacieux que les autres, essaya d'aller mordiller Glanix. Celui-ci, dans un demi-sommeil, saisit sa masse d'armes lourde, éclata la gueule de l'animal, avant de se rendormir en maugréant. Les autres loups en furent effrayés, et le reste de la nuit fut tranquille.
Le lendemain, les aventuriers se remirent en route après une nuit peu réparatrice, et d'humeur quelque peu maussade. Ils continuèrent sur le chemin qui menait tout droit vers l'est. Arrivés non loin de midi, Elphyr repartit à la chasse vers le sud du sentier, afin de trouver du gibier capable d'agrémenter le menu. Après quelques heures d'attente, les compagnons virent revenir le demi-elfe par le nord. Il maugréa des excuses inintelligibles pour expliquer son retard (il voulait apparemment cacher le fait qu'il s'était égaré, faisant mentir la réputation des rôdeurs en matière d'orientation), mais avait trouvé un étrange sanctuaire. Entendant cela, toute la troupe décida de s'y rendre, afin de statuer sur l'étrangeté et le danger possible d'un tel site.
Après que le demi-elfe se fut perdu encore une fois en menant la troupe, ils finirent par retrouver les pierres disposées dans des positions étranges, avec divers signes cabalistiques gravés ça et là.
- C'est ça, votre sanctuaire étrange? se questionna Marcus. C'est un simple cimetière Kobold! Pas de quoi s'étonner plus que ça.
Effectivement, rien de particulier n'attirait l'attention, et il était inutile de s'attarder plus longtemps dans les lieux. De plus, le brouillard et la proximité du marais qui recouvrait visiblement certaines parties de l'ancien cimetière rendaient l'atmosphère oppressante. Les tombes semblaient dater de plusieurs dizaines d'années au moins, et tout ce qu'il y avait à prendre avait sans doute déjà été subtilisé par des maraudeurs de passage. Les compagnons repartirent vers le chemin pour trouver une terre plus accueillante pour manger la perdrix et le lapin qu'avait tué Elphyr au gré de ses promenades.
Après un bon repas (préparé par Cyrielle qui avait la main plus heureuse que Glanix en matière de cuisine), la troupe arriva bientôt à une intersection : deux chemins partaient, un vers le sud, qui repartait vers Erose, et l'autre vers le Nord, où l'on pouvait voir une pancarte "DANGER : passez votre chemin". Les aventuriers se concertèrent: la nuit allait tomber d'ici une heure ou deux, et il paraissait dangereux d'arriver à la tombée de la nuit dans le domaine inconnu de la sorcière. Sur la carte que possédait Marcus, un campement de bûcherons était indiqué, un peu plus loin vers le sud, et la compagnie décida de s'y rendre pour prendre quelques renseignements et un peu de repos avant un parcours sûrement compliqué.
Ils arrivèrent à ce campement à la tombée de la nuit, et y trouvèrent bon accueil : les travailleurs locaux, quoique rustres, étaient hospitaliers, et offrirent gîte et nourriture aux voyageurs pour une somme réduite. Ils purent même obtenir des renseignements sur la sorcière de la forêt.
- Ah ça pour sûr, elle est pas commode quand on lui manque de respect. Elles nous embauchent une fois l'an pour lui refaire son potager, voyez. Et vaut mieux y aller, c'est comme ça qu'ça s'passe. On lui fait son potager, elle nous paie un peu, et le reste du temps, elle nous laisse tranquilles. Moi ça m'dérange pas de l'avoir loin de moi, hein. C'est le Roger, un an, il était pas bien content du salaire, et l'est allé le dire à la vieille. Pas la meilleure idée qu'il est eue, mais faut dire, il taquinait un peu de la bouteille un peu trop tôt le matin, ça aide pas à réfléchir. Et ben, à la place de Roger, y avait un lapin après. Sacrément goutu, d'ailleurs. Y a pas grand monde qui l'a regretté, hein, surtout pas sa femme qui a pas tardé à le remplacer, mais bon, tout ça pour dire que la vieille, faut s'en méfier et être poli mais sinon ça va.
Après une soirée à manger et à boire avec des bûcherons contents d'apprendre les nouvelles de la région, les aventuriers partirent assez tôt se coucher dans les différentes couchettes qui leur avaient été prêtées. La nuit fut reposante (même si les gémissements bruyants provenant de la chambre des propriétaires des lieux gêna les aventuriers, surtout Marcus qui fut fort troublé) à s'endormir.
Le lendemain à l'aube, la troupe repartit de bon pied vers le Nord, et après quelques heures de marche, s'engagea profondément dans les marais, sur un chemin parsemé d'écriteaux menaçants. Arrivés dans un secteur où des planches de bois vermoulues servaient de ponts entre les divers îlots du marais, un singulier décor leur apparut. A une quinzaine de mètres, il y avait une intersection, et sur le chemin qui s'écartait ostensiblement du sentier principal, des planches disposées au petit bonheur la chance sur les marais amenait à une petite maison assez vétuste. Devant le carrefour, au milieu du chemin, se tenait immobile une vieille dame habillée en noir, qui les fixait du regard.
Elle semblait assez vieille, et avait du être très belle à son époque, et surtout emplie d'un certain pouvoir. D'une voix autoritaire, alors que l'équipe s'était arrêtée en silence, elle demanda
- Vous prendrez bien le thé chez moi?
Et sans attendre une quelconque réponse, elle se dirigea d'un pas leste et précis vers la maison. Après un instant d'hésitation, les aventuriers la suivirent, soucieux de ne pas vexer leur hôte. Mais si le passage sur les planches ne posa pas de problème au roublard ou au mage, Tordek glissa de la planche, et tomba dans les marais poisseux, entraînant Elphyr dans sa chute. Alors que les deux aventuriers remontaient péniblement sur les planches, aidée par Cyrielle qui leur tendait un bâton, Tordek se fit mordre à la cuisse par un énorme serpent, qui devait faire en longueur deux fois la hauteur du nain.
- Je serais vous, j'éviterai de jouer avec les serpents, ils sont assez agressifs, dit la sorcière sans se retourner, avant d'entrer dans la maison.
Les compagnons la suivirent, et entrèrent dans la maison pour trouver une table entièrement dressée pour le thé, avec une place pour chacun d'eux. Ils engagèrent la conversation d'un ton respectueux, et la sorcière se montra assez amicale, répondant aux politesses de Glanix et aux questions sur le thé de Cyrielle assez cordialement. Elle eut même tendance à être très proche d'un Tordek de plus en plus mal à l'aise, tandis que la dame étudiait sa blessure avec moult caresses. Cependant, après un silence de quelques secondes dans la conversation, le ton de sa voix se durcit, et elle reprit la parole:
- J'aimerais maintenant que vous me disiez ce que vous venez faire dans la région. Les visiteurs sont rares et je m'en accommode bien, et je n'aimerais pas que n'importe qui passe par chez moi pour faire n'importe quoi.
- Nous sommes à la recherche d'un mage, ancien ami de mon maître, commença Marcus avant que quiconque n'ait pu l'arrêter.
- Vous êtes mages? demanda la sorcière d'un ton soudain glacial.
- Heu ce jeune homme est juste apprenti, et comme vous pouvez le voir, nous autres ne sommes pas mages, nous n'avons même pas de chapeau! s'empressa de répondre Ferin, peu rassuré.
- Je n'aime pas trop les mages. Et encore moins Maellström, puisque j'imagine que c'est de lui que vous parlez.
- Ah vous le connaissez?, s'enquit Glanix.
- Je l'ai connu. Autrefois, il me rendait souvent visite, quand il venait chercher des cadavres Kobold dans le cimetière, et nous vivions une relation passionnée.
Elle continua quelques minutes dans un récit passionné des divers détails de ses relations sexuelles d'antan avec Maellström, description qui fit rougir Glanix et Marcus jusqu'aux oreilles.
- Mais depuis une dizaine d'années, plus rien. Trop vieille, j'imagine. Plus intéressante. Si vous allez le voir, dites lui bien que je l'emmerde profondément, ce vieux con!
Elle s'enferma alors dans un semi-mutisme, et ne répondit aux questions que par syllabes, et la Compagnie ne tarda pas à prendre congé, en multipliant les politesses et les compliments avant de se retrouver sur le chemin du retour. Tordek confirma ses talents d'agilité en retombant dans le marais, mais réussit à éviter cette fois la morsure de serpent. Toute la troupe établit ensuite un campement pour la nuit non loin du cimetière, comme conseillé par la sorcière pour passer la nuit. Le soulagement était cependant palpable : ils avaient réussi à ne pas énerver la femme colérique, et pouvait prévoir la fin de leur voyage d'un œil plus tranquille.
Un vrai saltimbanque ce Tordek !
RépondreSupprimerIl pourrait meme s'en sortir avec une jambe de moins chuis sûr.